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Mardi 7 septembre 2010

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REVE ou FANTASME Vol 16

REVE ou FANTASME Vol 16
les anges de l’enfer


REVE ou FANTASME Vol 16
les anges de l’enfer
Nouvelle histoire commencé le 3 mars 2009

ATTENTION !
L’HISTOIRE QUE VOUS ALLER LIRE COMPORTE DES SCÈNES D’EXTRÊME VIOLENCE PHYSIQUE ET PHYCHOLOGIQUE.
IL NE DOIT EN AUCUN ÊTRE MIS ENTRE LES MAINS DE PERSONNES MINEURS.
Les lecteurs adultes mâles doivent également savoir qu’ils ne sortiront pas indemnes de cette lecture et qu’ils risquent d’adopter la philosophie soumissions. Ils devront en ce cas prendre rendez vous avec une Maîtresse le plus tôt auteur milou





CHAPITRE 01

Fiançailles
Nathalie Dunan


Le centre hospitalier spécialisé le Centre De SADE, est un parc de quatre hectares en plein centre ville, parsemé de petits pavillons modernes affichant chacun une spécialité psychiatrique différente.
Chaque pavillon, et donc chaque spécialité, sont occupés par une dizaine de malades, deux ou trois infirmières spécialisés et un psychiatre faisant fonction de chef de service.

Le pavillon Sadoc où les patients avaient tous une forme de maladie différente, comme son nom le laisse supposer, traite particulièrement des malades ayant la manie de persécution, ou présentant des symptômes de masochiste évidant. Ce pavillon, situé à l’extrême du parc de l’hôpital Centre De SADE, est dirigé par le docteur Lysias Karana psychiatre, quadragénaire de belle apparence et spécialisée dans les maladies mentales sadomasochistes.

Ce centre est dirigé par le docteur Lysias Karana, portant magnifiquement, ces trente cinq ans. Elle parait plus jeune que sont surveillant Georges Dupont pourtant de quinze ans sont cadet, Le Docteur Lysias Karana avait la responsabilité d’une douzaine de pensionnaire et de plusieurs consultants. Pour dirigé, tenir en main et surtout guérir tout ce monde, le Docteur Lysias Karana a seulement l’assistance de Georges Dupont et de la ravissante Nathalie Dunan. Cette dernière a vingt huit ans blonde, souriante, avenant, et particulièrement adroite et avenante avec les malades.

Bien que Georges Dupont soit son supérieur, Nathalie Dunan est en fait le bras droit du Docteur Lysias. Sans le considéré comme (1) une quantité non négligeable, Lysias chef de service et l’infirmière Nathalie par un accord tacite et non formulé, n’utilise les services de Georges, qu’en absolue nécessité. Lequel Georges Dupont d’ailleurs ne s’offusque absolument pas de cet état de choses, étant, par nature, un subordonné et un fonctionnaire.
(1) (Auteur) c’est quelque chose d’ont on peut se passer mais qui peut être important.

Médicalement Le pavillon Sadoc tout entier, se trouve soumis à la prescription du Docteur Lysias Karana, obéit aux directives de l’infirmière Nathalie et subsiste grâce aux soins du surveillant Georges Dupont.
Ce lundi Le pavillon Sadoc, voit sa porte grillagée s’ouvrir pour la troisième fois sous la poussé de Monsieur Claude Milton, jeune patient du Docteur Lysias Karana souffrant depuis quelque mois, de trouble de personnalité associées a des tendances masochiste. Pendant que Georges fait entrer le patient dans le bureau du Docteur Lysias Nathalie Dunan fait le tour des malades pensionnaires.
L’infirmière ouvre la porte de la chambre No10. La un homme, dépasser la soixantaine maigre et chauve, se précipites a ses pieds, s’agenouille devant elle et la salue frappant trois fois son front, contre le carrelage du sol.

-je vous salue, Ambassadrice. Quel ordre de notre souveraine, allez-vous me remettre ?
Nathalie sourit. Un frisson parcouru son corps. Elle aime jouir du pouvoir que lui donne sa fonction et apprécie voluptueusement les marques de soumission que lui manifestent certains de ses malades. Elle joue le jeu commencé par le No10. En lui répondant avec arrogance.
- Avale ces deux cachets, petit vieillard, et reste dans cette position jusqu’au diné. C’est ce qu’exige ta souveraine Lysias.
- Oui Ô ambassadrice, répondit l’homme en avalant ses deux tranquillisants. Dite à notre Souveraine que sa volonté sera faite.
Nathalie Dunan referme la porte a double tour ensuite se dirige vers la porte No 11. Elle apprécie nettement moins le pensionnaire suivant. En effet, belle et attirante, Nathalie avec ses vingt huit printemps, est toujours vierge. Elle a toujours eu un dégoût et une peur irraisonné pour le sexe masculin. Les origines de cette de cette aversion remonte peut-être a sa prime jeunesse. Elle ne sait pas d’où viens sa peur. Mais elle n’aime pas les hommes. Et en particulier ceux qui se glorifient de leur virilité comme le No 11. Aussi, en entrant chez lui se lance-t-elle de façon très autoritaire:
- tien No 11. Avale ça !
- Merci mademoiselle Dunan, répond le mâle avec un sourire charmeur. Mais quand pourrais-je sucer votre joli sexe !
- Faudra sucer mes semelles d’abord, idiot.
- Mais tout de suite, mademoiselle Dunan !
Et le faux séducteur se jette à plat-ventre devant Nathalie et sur ses souliers blanc règlementaires, allonge une langue de quatre pouces. La blonde infirmière, complaisamment, soulève sa jambe et appuie sa semelle sur la bouche du patient.
Quand elle estime que celui-ci a suffisamment salivé sous ses plantes de pieds, elle lui tend ses cachets et un verre d’eau et rajoute :
- Demain je t’autoriserais peut-être a léché plus haut !
- Oh oui ! Merci mademoiselle Dunan.
Tous les jours sauf ses jours de congé, l’infirmière lui joue la même scène et lui tient les mêmes promesses. Ce qui ne l’empêche pas de détester ce pensionnaire à cause de son obsession sexuelle. Enfin se dit-elle, tant qu’il se contentera de léché mes soulier, il n’y aura que un demi-mal !

Mais le préféré de Nathalie Dunan, au pavillon Sadoc, reste le numéro 12. Il est jeune, beau, bien élevé et, surtout, contrairement à la majorité des malades, il la considère elle, Nathalie comme la Maîtresse des lieux. D’ailleurs, lui-même l’appelle ainsi :
- Oh bonjours Maîtresse ! Lance- t’il à son entré.
- Bonjour, William. Qu’as-tu fais pour moi aujourd’hui ?
- J’ai fais votre portrait, Maîtresse. Tenez c’est pour vous.

William Dubisson avant de sombrer dans paranoïa était un illustrateur remarquable, connu peut-être des seuls professionnelles de l’édition mais cependant de grand talent. Depuis près de deux ans, William réalise quotidiennement un portrait, pour celle qu’il prend pour sa " Maîtresse ". Nathalie possède ainsi plus d’une centaine de portrait d’elle-même. La chambre du Numéro 12. Est tapissée de différentes représentations graphiques de la belle infirmière. Elle n’a gardé que pour elle que les plus réussis et vendu les autres à ses relations qui apprécient le talent monomane de William.
- Merci William. Mais pourquoi ai-je les cheveux noirs, aujourd’hui.
- Parce que votre âme était noire hier, Maîtresse
- Mon âme était noire ? Hier ?
- Vous m’avez giflé, Maîtresse.
- Ah, oui ! Mais c’était parce que tu m’avais dessiné nu ! Et ça, tu n’en as pas le droit. Que penserait le Docteur Karana en voyant un dessin comme ca? Que je pose toute nue devant toi? Tu imagines?
- Je vous demande pardon, Maîtresse. Je n’y avais pas pensé.
- Tu aurais l’air malin si j’étais renvoyée! Que ferais-tu? Des portrais William ?
- Oh non! Par pitié! Je ne recommencerais plus jamais, Maîtresse. D’ailleurs, sais-tu ce que j’en ai fait de ton dessein ?
- Non Maîtresse. Quoi donc ?
- Je m’en suis torché le cul ? Aller, à demain, William.
En fait, Nathalie avait mis le portrait sous verre et l’avait suspendu dans sa chambre à coucher. Elle riait encore de son mensonge en refermant la cellule du jeune dessinateur.
- Coucher, Médor ! Ordonne-telle au numéro 13.
- Wouaf, répond celui-ci en allongeant sur le sol, le nez entre les avant-bras.
- fait le beau, Médor !
Le numéro 13. Un certain Gabriel De Malaurie, âgé d’une trentaine d’années, n’accepte d’avaler ses neuroleptiques qu’en se mettant a genoux, repliant les bras comme un chien et tirant la langue avec des yeux ravis et soumis. L’infirmière lui pose les pilules sur la langue. Le malade les avale et aboie de reconnaissance. Nathalie ne lui donne a boire et à manger que dans une gamelle posé sur le sol qu’il lappe à ses pieds et à quatre pattes. Une fois la cérémonie terminer, elle l’abandonne avec un :
- A la niche Médor
Et le Numéro 13. Chaque jour, retourne se pelotonner sous le lit aux draps toujours intacts.
Sa tourné terminer, Nathalie Dunan retourne au bureau des infirmières ainsi nommer malgré le sexe de l’infirmier-chef et y retrouve celui-ci plongé dans les rapports quotidien et les comptes du stock de médicaments.
- Quoi de neuf, aujourd’hui ? demande-t-elle.
- Le nouveau client de la patronne, ce Claude Milton, vient de partir. Il me parait tout drôle !
-Tu sais, ici, ils sont tous un peu " drôle " !
- C’est vrai, reconnu l’infirmier. Mais quand même… D’ailleurs la patronne veut t’en parler. Vas-y. Elle t’attend.
Particulièrement docile quand le docteur Lysias Karana lui donne un ordre, Nathalie frappe à la porte du sacro-saint bureau de la patronne




CHAPITRE II
La Découverte



- Entrez !
- bonjour, Lysias.
Nathalie est la seule personne de tout le centre hospitalier. Spécialisé à être autorisé à appeler le docteur Karana par son prénom. Une certaine complicité féminine et une intimité quotidiennement améliorée sont les principales raison de cette familiarité.
- Bonjour, Nathalie, lui répond la doctoresse. Comment vont nos petits masos, aujourd’hui ?
- Comme d’habitude Lysias. J’ai les semelles toutes propres et William m’a fait ce magnifique portrait.
- Oh, qu’il est beau ! Enfin…Je veux dire : Que tu es belle, ma petite Nathalie.
- Vous le voulez, Lysias? Je ne sais plus où les mettre!
- Avec plaisir. Merci, ma petite. Médor n’aboi plus ?
- Non. Il a avalé ses calmants. Et le numéro 10 attend à genoux la visite de sa "Souveraine ".
- Tout va donc pour le mieux ! Rien d’inhabituel ?
- Rien, Lysias.
- Bon. Quand à mois, je voudrais ton avis sur ce Claude Milton.
- Votre dernier "cas " ?
- Oui. Il sort d’ici. Tu veux bien écouter la dernière séance de son analyse ?
Avec plaisir. Vous l’avez enregistrée, Lysias?
- Bien sûr! D’autant plus que je sentais qu’aujourd’hui serait une séance importante pour lui.
- Qui est-ce, au juste, ce Claude Milton ?
- Nathalie ! Tu ne connais pas les magasins Milton ?
- les magasins Milton ! S’exclame l’infirmière. C’est lui ? Le patron ?
- Son fils, seulement. Le père, Jean-Pierre Milton est le P.D.G. De toute la chaine des magasins. C’est d’ailleurs lui le responsable de l’état de son fils !
- Il doit avoir une sacrée fortune !
Oh, oui ! Et plus que tu ne pense ! Je te passe le DVD ?
-Allons-y ! Je suis toute oui !
Nathalie s’installe confortablement sur le fauteuil en cuir faisant face au bureau. Lysias Karana met en position le DVD et enclenche la touche ` `lecture`` du lecteur DVD cacher dans un meuble en arrière de son bureau au mur. Commence alors l’enregistrement de la dernière séance de psychanalyse de la patronne :
- Bonjour, monsieur Milton.
- Bonjour, docteur. Lysias. Je peux vous appeler Lysias?
- Bien sûr, Claude. Allongez-vous sur le divan.
Un silence
-Vous êtes bien, Claude ?
- Très bien, Lysias. Merci.
- Vous souvenez-vous de ce que vous m’avez dit la semaine dernière?
- Euh…Oui
- Répété, s’il vous plait.
- J’ai dit que j’avais… Que j’ai envie d’être esclave.
- C’est ça. Esclave. De qui voulez-vous être l’esclave?
- L’esclave… D’une femme.
- De quelle femme, Claude ?
- N’importe laquelle, docteur. Euh… Lysias. Pourvu qu’elle soit jolie et féminine. Vous pourquoi pas?
- Vous seriez mon esclave? Ne préféreriez-vous pas une jeune femme plus jeune ?
- Oh, non, Lysias! Enfin… Si. Peut-être.
- En fait, vous êtes prêts. À devenir l’esclave de n’importe quelle jolie femme. C’est ça ?
- Oui, docteur.
- Qu’entendez-vous par le mot ``esclave``, monsieur Milton ?
- appelez-moi Claude, s’il vous plait, Lysias.
- D’accord, Claude. Répondez.
Un nouveau silence.
- Pourriez-vous me tutoyer, Lysias, s’il vous plait?
-Pourquoi?
- Il me semble que je vous obéirais plus facilement, comme ça.
- Tu t’attends à ce que je sois ta "Maîtresse " ? C’est ça? Réponds!
- Un peut… Oui.
- d’accord, Claude. Je joue le jeu. Mais n’oublie pas que c’est " TON " jeu, pas le mien. D’accord, Claude ?
- D’accord, Lysias.
- Appelle-moi " DOCTEUR! " Pas de familiarité!
- Ah, bon… Je croyais…
-Tu n’as rien à croire! Réponds-moi : Qu’entends-tu par le mot " esclave " ?
- Appartenir…être soumis…A une femme.
- Que ferais-tu pour elle, Claude ? Pour cette femme ?
- Je la servirais…Je lui appartiendrais…
- Comme un domestique ? Comme un objet ? Comme un chien ?
- Un peut de tout en même temps, docteur.
- Un véritable esclave, quoi ?
- Oui, docteur.
Une heure par jour ? Deux heures ?
- Vingt quatre sur vingt quatre.
- Vingt quatre sur vingt quatre ? C’est beaucoup ça Jean-Claude ! Et un jour par semaine ? Un jour par mois ? Par an ?
- Trois cent soixante cinq jours par an, docteur.
- Et combien d’année durant ?
- Toute ma vie, Lysias! Euh… Docteur.
- Tu as envie d’être esclave ta vie durant? Sans repos?
- Oui, docteur.
- Et tu n’as pas trouvé la femme qui aimerait ça ?
- Si, docteur. Mais moyennant finances?
- Ah! Et tu n’as as pas? De finances?
- Pas pour la vie durant. Une spécialiste se fait payer aussi cher que vous, docteur !
- Mais je suis une spécialiste, Claude !
- Alors, prenez-mois comme esclave, docteur !
- J’en ai déjà une dizaine ! Rien que dans ce pavillon ! Que ferais-je d’un de plus ?
- N’importe quoi. Balayeur ?
- Il ya assez de personnel dans cette Hôpital, tu sais Jean-Claude.
- Et… Chez vous ?
- Non. J’aime la solitude. Claude, te souviens-tu de la première fois où tu as éprouvé cette envie d’être esclave ?
Un silence.
- Répond.
Un silence très long. Et la voix de Claude, chuchotée :
- Oui…C’étais il y a longtemps…
- Raconte.
-Ma mère avait eu la visite d’une amie… Sarah une brune très grande…Je jouais dans ma chambres…
-A quoi ?
- Euh en fait, je me masturbais.
- Tu avais quel âge ?
- Je ne sais pas, docteur. Peut-être dix ans…Oui, dix ans. C’étais quelques mois avant que maman meure dans son accident.
- Bon. Tu te masturbais. Et alors ?
- Maman et Sarah étaient dans le salon. Je les apercevais de ma chambre.
Un autre silence. La voix de Lysias :
- Que faisaient-elles?
- Elles s’embrassaient… caressaient… elles se sont d’habillées mutuellement, toujours en se caressant et s’embrassant sur tout le corps. Elles se sont mise nues…
-Et toi, pendant ce temps là, tu te masturbais?
- Oui, Docteur. Je crois qu’elles m’avaient oublié.
- C’était la première fois que tu te masturbais, Claude ?
- Je ne sais pas. Peut-être. Si je l’avais fais avant, je ne m’en souviens pas.
- combien de temps ont-elles fait l’amour ?
- L’amour ? Maman et Sarah ? Euh…Oui. Deux heures. Trois Heures. Je ne sais plus. Maman criait. Enfin…Je crois que c’était de plaisir. Sarah la léchait partout.
- Et alors ? Toi, avais-tu éjaculé ?
- Euh… Non. Pas encore. C’est à ce moment que papa est rentré.
- Ah ! Continu, Claude. Raconte.
- Il s’est en colère. Il a frappé maman.
- Il a frappé fort ? Longtemps ?
- Non. Mais à ce moment, je l’ai détesté !
- Il troublait ton plaisir ? Et celui de ta mère ?
- Oui…Et puis celui de Sarah.
- Ah, oui… Sarah ! que faisait-elle pendant ce temps là ?
- Elle avait. Une robe. Une robe rouge. Avec une ceinture. Elle s’est rhabillée. Elle a remis sa robe. Et…
Un silence encore et Claude reprend :
- Elle a pris sa ceinture à la main… Comme un fouet.
- Et alors ?
- Elle a frappé papa… Fort. Très fort. Papa s’est arrêté de taper maman et de lui crier après. Je crois qu’il était surpris. Et puis c’est Sarah qui s’est mise à l’insulté, à le traiter de tous les noms…
- Quels noms? Tu t’en souviens, Claude ?
- Oui, docteur. Elle disait : ``Chien ! Bâtard ! Impuissant!`` Et elle le fouettait. De toutes ses forces.
- Alors ? Et ta mère ? Que faisait-elle ?
- Maman ? Elle n’a pas défendu papa. Elle s’est à aider Sarah. Maman a giflé papa. Elle s’est agrippée aux cheveux de papa et elle le giflait sans arrêt. Elle s’est mise à l’insulter à son tour. Et Sarah cravachait toujours avec sa ceinture. Alors, il est tombé…
La voix de Claude s’arrête une longue minute puis, tout d’un coup calme et posée, continue :
- Une fois mon père à terre, maman toute nue, s’est mise à cheval sur lui, sur ses jambes. Et Sarah continuait à le fouetter de toutes ses forces sur la poitrine et ses bras. La chemise de mon père était déchirée par les coups de ceinture. Et je me souviens…
Un temps.
- Tu te souviens de quoi, Claude ?
- De la robe de Sarah virevoltait au-dessus de la figure de mon père. Il commençait à les supplier Sarah lui donnait des coups de pieds au visage. Tout en continuant de le cravacher. Et sa jupe rouge virevoltait, virevoltait… Elle avait de si belles jambes !
- Tu te masturbais toujours ?
- Je m’étais arrêté. Docteur. Mais c’est là que j’ai recommencé. Quand j’ai mon père qui perdait toute dignité et qui les suppliait de le laisser. Il pleurait. Mais maman et Sarah étaient déchainées. Elles s’acharnaient sur lui. Il était en sang. Et c’est là qu’elles m’ont vu…
Pendant quelques instants on n’entend que le léger bruit du DVD qui tourne, puis la voix du docteur Karana :
- Que s’est-il passé quand ils ton aperçu?
- Maman a rougis et s’est vite rhabiller. Puis Sarah a parlé. A moi d’abord…
- Qu’a-t-elle dit ?
- Elle ma dit : " regarde ton père, Claude ! Regarde ce que ça vaut, un homme, par rapport à deux femmes ! Un déchet ! Une ordure ! " Alors comme mon père essayait de se redresser, Sarah a posé son pied. Sur sa figure et l’a repoussé au sol. J’ai entendu mon père gémir `` par pitié, Sarah… Chérie… Pas devant Claude !
- Il appelait Sarah "Chérie " ?
- Non, docteur. Il suppliait maman. Et je crois que c’est ça qui a fait que maman à soudain éclaté de rire. Puis, pendant que mon père sanglotait, toujours maintenu au sol par le poids de la jambe de Sarah, maman lui a dit : " Pauvre cloche ! Impuissant ! Tu n’as d’ordre à me donner ici ! Tu es chez moi ! Et tu es à moi ! Tu m’appartiens ! Entends-tu, ordure ? Tu m’appartiens ! Tu es mon esclave ! "
- Esclave ? Ta mère a dit à ton père : Tu " es mon esclave " ?
- Oui, docteur. Et Sarah a même rajouté " Notre esclave ! Jean-Pierre ! Allez, rampe devant nous, esclave ! Rampe ! "
- Et il a rampé, Claude ? Devant ces deux femmes ? Devant toi ?
- Oui. Il a rampé devant elles. Mon père s’est trainé à leurs pieds. Et, quand ont vu ça, quand elles ont vu ce qu’elles avaient fait de lui, quand elles se sont rendues compte de leur puissance, elles se sont rassises toutes deux sur le divan et recommencer à s’embrasser et se caresser.
- devant vous deux ? Devant toi Claude ?
- Oui, docteur. Sans se soucier ni de mon père ni de moi. Mon père a voulu se relever pour aller vers la salle de bain mais la voix de maman la cloué au sol : "-A PLAT-VENTRE, esclave ! " Et mon père s’est rallongé, face contre le sol. Alors Sarah, qui riait tout en caressant les seins de maman, a ordonné a mon père : "-VIENS LÉCHER NOS PIEDS, Jean-Pierre ! En rampant ! Comme un chien que tu es ! "Alors cette homme a obéi. Il…
- "Cet homme ", dis-tu Claude ? Ton père ?
-Oui, docteur, mon père. Mon père, cet homme à plat ventre qui a rampé jusque devant leurs pieds.
- " LÈCHE ! " A ordonné maman. L’homme a avancé la langue, comme un chien, et, juste avant de leur lécher les pieds comme elles l’exigeaient, il a supplié : " -CHÉRIE… pas devant Claude ! " Alors Sarah m’a ordonné de retourné dans ma chambre et de m’y enfermer.
- Et après ?
Un court silence et Claude répond au docteur :
- Après, j’ai obéis. Et sans doute cet homme a obéi aussi après mon départ. Il a léché les pieds de ces deux femmes qui s’embrassaient devant lui. Il a tramé sur le sol pendant qu’elles jouissaient et se moquaient de lui. Il…
- L’as-tu vu ?
- Quoi ? Qui ?
- Ton père Claude ! L’as-tu vu lécher leurs pieds ?
- Non. Non, docteur. J’ai imaginé et…
- Et tu imagine encore, n’est-ce pas ?
- Oui.
- A se moments-là, Claude, as-tu éjaculé ?
- Oui, que j’ai été seul dans ma chambre.
- Et c’était la première fois ?
- Je ne sais pas docteur, peut-être, je ne me souviens pas.
- Que s’est-il passé, après ?
- Pendant quelques temps, Sarah a habité avec nous. Elle dormait avec maman. Mon père, je crois restait dans la cuisine à faire la vaisselle, les repas, les compte des magasins. Puis maman a eu ce terrible accident. Elle est morte. J’ai beaucoup pleuré.
- et Sarah ?
- Elle était à coté de mon père à l’enterrement. Après je ne l’ai jamais revue.
- Tu aimerais la revoir, Claude ?
- oui, docteur. Mais mon père n’a jamais voulu me donner, ni son nom, ni son adresse. Je ne sais même pas si cet homme les connaît…
- Claude, quand tu t’imagines l’esclave d’une femme, c’est cette Sarah que tu vois ?
- Oui, Sarah. Et puis maman, aussi.
- Claude, si tu es ici, aujourd’hui, si tu as décidé de consulter une psychiatre, c’est bien parce que tu considères que c’est mal de vouloir être l’esclave d’une femme, d’une maman ou d’une Sarah ? C’est bien parce que tu crois que tu es malade ?
- Je ne sais, pas docteur… Peut-être. Peut-être que c’est mal mais peut-être aussi que c’est formidable de vivre comme cet homme, esclave d’une-ou deux femmes.
- te rends-tu compte que c’est a cause de cette scène entre ta mère, ton père et Sarah que tu a cette idée-là dans la tête ?
- Oui, docteur, je sais. Mais je n’aurai de cesse que j’obtienne ce que je désire. Je veux devenir esclave !
-Quel âge as-tu, Claude ?
- Dix-huit ans docteur.
- Révolus ?
- Non. Vous le savez bien. Vous avez pris ma date de naissance. J’aurais dix-huit ans le vingt sept avril.
- Tu n’es même pas majeur. Tu ne peux pas décider ainsi de ton avenir !
- Non, docteur. Mais bientôt. Et peut-être, d’ici là, aurais-je trouvé la femme idéal…
- Sarah ?
- Sarah ou une autre. Une vraie femme, en tout cas !
-Qu’est-ce que ces pour toi, Claude, une vraie femme ? Une femme qui Domine les hommes ou une femme qui aime les femmes ?
Encore un temps d’hésitation, puis cette réponse :
- Je ne sais pas peut-être les deux…
- bien, Claude. Arrêtons-là pour aujourd’hui. Réfléchis bien à ce que tu vas me dire la semaine prochaine.
- Si je revins, docteur…
- Tu es libre, Claude. Mais pourquoi ne reviendrais tu pas ?
- Je peux trouver se que je cherche, docteur. Demain, peut-être…
- Je suis certaine que ta solution se trouve ici, dans ce bureau, en tous cas dans ces murs.
- Peut-être, docteur. Je le souhaite, en fait. Mais qu’elle solution ?
- Je ne sais pas. A la semaine prochaine, Claude.
- Au-revoir, docteur " ,
Lysias Karana appuie sur la touche "arrêt " du DVD enregistrable. Et regarde sont infirmière dans le fond des yeux :
Émoustillée, Nathalie ?
- C’est vrais, Lysias. On ne peut rien vous cacher.
- N’oublie pas que c’est mon métier ! Et qu’est-ce qui t’émoustille le plus, le personnage de Claude ou celui de sa maman?
- Je sens que m’avez percée à jour, docteur !
- depuis longtemps, chérie ! dit Lysias en souriant. Vois-tu pourquoi je t’ai fait écouter ce DVD?
- Ce n’est pas pour me demander mon avis?
- Non, Nathalie. Et tu le sais bien.
- Alors, je crains de comprendre.
-Je crains que tu aies compris…
- Claude Milton. C’est bien ça Lysias.
- oui, ma chérie. Claude Milton. Il habite le 3810 Du mouton à Montréal.
- Tiens. Voici une adresse qui lui convient bien !
- précisément. A demain, Nathalie ?
- A demain. Au-revoir, Lysias.
- Bonne soirée.















Chapitre III
Nathalie et Mylène


Nathalie surveille le diné de ses malades, puis coupe les lumières dans les cellules. Elle salue Georges et quitte le Pavillon. A l’extérieur, sur le stationnement, l’attend sa Bentley 2009. Elle démarre et quitte le centre, avec un léger salut de la main au garde de la barrière qui se montre toujours gentil avec elle.
Elle prend la direction du centre-ville et se dirige vers l’immeuble qui abrite son nouveau condo. La porte automatique du Parc de voitures souterrain se referme derrière elle. Nathalie ferme sa voiture à clé puis emprunte l’ascenseur silencieux qi la mène jusqu'au huitième étages.
Devant la porte du condo elle na pas le temps de trouver dans son sac-à-main la clef de sa porte que celle-ci s’ouvre automatiquement laissant apparaitre une ravissante créature.
Mylène D'armousse est une ravissante brune élancée début de ses dix neuf ans. Ses magnifiques cheveux noir lui tombe jusqu'au bas des reins. Elle porte un jean moulant et une chemise déboutonnée seulement noué par ses pans au-dessous de ses seins arrogants.
-Chérie ! Je t’attends depuis une heure!
- Pardonne-moi- Mylène. Lysias m’a retenu.
Embrasse-moi.
- tu sais, je vais finir par être jalouse de ta jolie Docteur !
Il ya deux ans que Nathalie Dunan a rencontré Mylène D'armousse. A l’époque cette dernière était étudiante en médecine et a sympathisée toute de suite avec la ravissante infirmière. Malgré leur différente d’âge, leur amitié est devenue rapidement très forte.
Quand Mylène D'armousse a décidé d’abandonner ses études pour se consacré uniquement à la musique et au piano, Nathalie lui a proposé de partager son condo. Cet arrangement convenait parfaitement à toutes deux. Nathalie rompait avec une solitude pesante et Mylène faisait d’appréciables économies lui permettant d’investir dans un Steinway.
L’aversion profonde de Nathalie pour le sexe mâle a trouvé alors sont palliatif dans cette amitié pleine de fidélité et de complicité. Mylène encore candide malgré le déniaisement obligatoire accompagnant les études médecine. Se satisfis pleinement de cette connivence féminine doublée d’une coexistence pleine de charme et de douceur.
Leur amitié s’est faite plus tendre plus intime au fils des jours. Aucune d’elle n’était réellement lesbienne ni attirée particulièrement par les autres femmes. Ce sont cette tendresse et cette intimité qui on fait que peu à peu, leur amitié s’est transformé en amour. Leurs pensées et leur âme étaient toujours ensemble, toujours pleine de l’autre.
Progressivement, comme pour continuer leur amour naissant, de douces paroles et de tendre allusion sont venues remplacer les amicales conversations d’autrefois. Puis il ya eu quelque gestes, des embrassades et des baisers qui se sont prolongés, des caresse discrète.
Au début, ni Nathalie et Mylène ne voulurent s’avouer consciemment qu’elles étaient entrain de glisser vers un amour saphiques. Leur première étreinte réellement motivée par l’attirance sexuelle les a laissées toutes les deux pleines de confusion et de gêne. Elles ne se sont cependant rien dit. Mais elles ont recommencé. Et de plus en plus souvent. Toujours en gardant un silence embarrassé.
Puis est venu le jour où ce désir de s’étreindre les a surprises alors qu’elles affichaient toutes deux une nudité. Elles se caressèrent tendrement, puis de plus en plus passionnément. Dans un accord mutuel et silencieux elles ont glissé vers le lit de Nathalie et se sont allongées dans les bras de l’un et l’autre. Alors, enfin, elles ont fait vraiment l’amour, en femmes accomplies et expertes bien que toutes deux aient été encore absolument vierges.
Très vite elles ont abandonné la chambre de Mylène pour se partager celle de Nathalie. Et bientôt, elles ont formé un vraie couple, solide et réussie. Un soir, chuchoté sur l’oreiller, elles se sont entendues prononcer leur premier `` Je t’aime``. Depuis elles ne peuvent plus vivre l’une sans l’autre et leur entente, aussi bien que morale que sexuelle, est devenu parfaite.
- Tu n’as pas de quoi à être jalouse, Mylène je te le jure bien!
- Je sais chérie. Je te taquinais. Viens ! Je t’ai préparé de fabuleux sushi maison. On va se régaler !
Nathalie pose sa veste et ôte ses chaussures avant de se mettre à table devant son couvert déjà mis.
Elle doit s’avouer qu’elle aime bien être servie et n’avoir rien à faire en rentrant à la maison. Mylène sert le plat de sushi mijoté et, même s’il n’est pas culinairement tout-à-fait parfait, son amie la comble de compliments. Puis elles font toutes deux la vaisselle en plaisantant et en se rencontrant leur journée. La belle infirmière, fatiguée, décide de se mettre au lit de bonne heure. Proposition immédiatement approuvée par Mylène qui, elle, sent qu’elle a besoin de caresse et d’amour.
Elles connaissaient si parfaitement leurs corps que, très vite, en même temps, elles parviennent à un long et délicieux orgasme. Immédiatement suivi d’un autre, puis, quelques minutes voluptueuses plus tard, d’un troisième. Et, pendant qu’elles se caressent toujours tendrement, Nathalie se décide à avouer à son amie ce qu’elle meurt d’envie de lui raconter depuis son entrevu avec le docteur Karana :
- Je crois que Lysias m’a fait une proposition déguisée, cette après-midi-dans son bureau…
- Ah ! J’en étais sûre ! s’exclame Mylène.
- Mais non, chérie. Pas la proposition que tu crois ! Écoute : Elle m’a passé l’enregistrement de la dernière séance d’analyse d’un de ses malades.
- Un autre Fetish maso !
- Oui, mais qui présente plusieurs particularités curieuses.
- Laquelle?
- D’abord, c’est le fils Milton, des Grands magasins Milton. Une fortune !
- C’est souvent ceux-là qui aiment se faire taper dessus, ceux qui ont un maximum d’argent et de pouvoir.
- C’est vrais, dit Nathalie. Celui-ci, en plus il veut devenir esclave à plein temps.
- ça lui passera !
- Peut-être que oui, peut-être que non. Il a été traumatisé dans son enfance par une scène que j’ai trouvée, quant à moi assez excitante.
- Raconte, Nathalie. Raconte ! Tu sais bien que ce qui t’excite m’excite aussi.
- Il a surpris sa mère faisant l’amour avec une certaine Sarah. Le père est arrivé en pleine action et, contrairement à ce qui se passe d’habitude dans ces cas-là, c’est lui qui s’est fait tabasser.
- Le père ?
- Oui. Les deux femmes l’ont battu et fouetté. Elles l’ont transformé en véritable tapis licheur de pieds.
- Et le fils a vu tout ça ?
- Oui. Il s’appelle Claude. Il a été profondément choqué. Il semble que maintenant il associe son image à celle de son père devenu esclave de ses deux femmes.
- Quel âge a-t-il ?
- Bientôt dix-huit ans. A ce qu’il a dit, après que sa mère et la nommée Sarah aient eu roué de coups le cocu, elles se sont mises en ménage et l’ont transformé en domestique, en esclave.
- D’où ses tendances masochiste d’aujourd’hui ?
- Exactement Mylène ! Par la suite sa mère est morte. Sarah a disparu et il cherche désespérément une " Maîtresse ".
- Et alors, Nathalie ? Où veux-tu en venir ?
- Où voulait en venir Lysias, plutôt ! Il semble qu’elle ait une idée derrière la tête.
- Elle sait que nous vivons ensemble. Elle me connaît.
- Oui justement. Je crois qu’elle a pensé que nous pourrions asservir ce garçon, nous l’approprier. Je crois même qu’elle pensait à toi qui a presque son âge. Tu ne devrais pas avoir beaucoup de mal a le séduire.
- Non. Surtout en connaissant quasiment tout de ses goûts et de son psychisme ! Mais –ma petite Nathalie, qu’en retirerions-nous ? Tu as envie d’avoir un
" esclave " ? Tous ceux de ton service ne te suffisent donc plus ?
- L’argent, Mylène les Grand Magasins Milton
- Oui…Évidement… C’est tentant…
- Si sa mère était bien tell que je le pense, si elle a pu réduire son mari en esclave, il est probable qu’elle devait avoir financièrement pas mal de chose à son nom. Au moins la moitié de la fortune Milton. Et auquel cas, dès que le jeune Claude va être majeur, il va hériter de la part de sa mère qui ne doit pas être négligeable!
- Oui… Vu sous cet angle, ce serait amusant de le rencontrer ce garçon !
- Imagine, Mylène, si tu arrivais à faire ton esclave de se gars et, peut-être, à l’épouser !
- Effectivement… Belle perspective d’avenir ! Mais comment faire?
- Lysias m’a complaisamment donné son adresse. Entre deux cours de piano, tu pourrais peut-être arranger une rencontre accidentelle ?
- Pourquoi pas ? J’avoue que tu me tentes, Nathalie. Et si j’y arrive, à nous la belle vie.
- A nous la belle vie !
En éclatant de rire et excitées par les projets qui se concrétisent dans leurs têtes, les deux jeunes femmes s’enlacent et s’embrassent à nouveau fougueusement. Et un dernier orgasme vient clore leur discussion et leur journée. Nathalie et Mylène s’endorme en rêvant chacune de son côté à ce que pourrait être une vie de femmes millionnaires avec un jeunes esclave à leur service.


CHAPITRE IV
La rencontre de Claude
LES DEUX ANGES
Tinssent LEUR TOILENT


Devant un édifice Claude arrête son vélo coince son vélo contre le trottoir grâce a la pédale. Malheureusement, à ce moment précis, une Bentley noir tente un virage et ceci exactement à cet emplacement. Le vélo, bien entendu, chute et le grincement de la ferraille contre la carrosserie fait grincer les dents de tous les spectateurs de l’incident.
Une jeune femme brune se précipite hors de la voiture et se met à apostropher le pauvre possesseur du vélo.
- Imbécile ! Vous ne pouviez pas vous garer ailleurs ! Vous savez bien que le bord du trottoir est réservé aux automobilistes !
- Mais pas du tout, Madame. Vous n’aviez qu’à regarder avant de vous garer. C’est un comble!
- Qui va me réparer ma portière, maintenant ? Certainement pas vous idiot !
- Je pourrais certainement vous la rembourser si j’étais en tort. Mais tout est de votre faute !
- en attendant, votre vélo n’est pas abimé, lui, proteste la jeune femme, les larmes aux yeux. Et cette voiture n’est pas à moi. Qu’est-que va dire la propriétaire !
- Le propriétaire est sans doute assuré, tente le jeune homme pour calmer la jolie brune.
- Sans doute, mais son assurance va augmenter. Ah, que vais-je faire?
- Je suis désoler, mais après tout c’est votre problème.
- Nathalie va m’arracher les yeux !
-Je n’y peux vraiment rien.
- Peut-être… Monsieur… pourriez-vous expliquer à Nathalie…
- Mais pourquoi le ferais-je ? Et qui êtes-vous ?
- Je m’appelle Mylène D'armousse, je suis musicienne. Et mon amie Nathalie, avec qui je vis, ne vas pas être contente du tout. Il suffirait que vous lui expliquiez que vous étiez mal garé. Et sa me rendrait un service vraiment appréciable ! Mais sans-doute ne connaissez rien de la galanterie. Probablement n’êtes-vous pas capable de sacrifier quelques instants de votre journée pour aider une femme ?
- Bien sûr que si. Madame, mais…
- Ou alors, n’aimez-vous pas reconnaitre vos tords devant deux femmes ? Vous trouvez ça humiliant ? Vous êtes un macho !
- Pas du tout, plaida Claude. Au contraire, je…
- Ah ! Vraiment ? Vous acceptez ?
- Bon. C’est d’accord ! Mais auparavant, puis-je vous inviter à prendre un verre?
- Pas du tout ! C’est moi qui vous invite. C’est la moindre des choses. Mais… Vous alliez sans doute en cours, et…
- Aucune importance ! Je rattraperai tout ça plus tard. Ou va-t-on ?
- Montez ! Je vous amène chez a notre " QG ", Au fait comment vous appelez-vous ?
- Claude. Claude Milton. Pour vous servir.
- Pour me servir ? Magnifique ! Allez, montez !
Si Claude, dans les premières secondes de l’altercation, s’est senti ulcéré, la beauté de cette Mylène D'armousse, puis ses allusions à sa galanterie et sa demande de venir s’Humilier devant elle et son amie, ont raison de sa première impression. De plus le manteau et les botte de cuir noir, son air hautain et son regard méprisant, le font immédiatement fantasmer.

Aussi, dès qu’il est assis près d’elle dans la voiture, quand sa jupe glisse pour dévoiler des genoux ronds et des cuisses, excitantes, envisage-t-il que cette jeune et jolie femme puisse être Dominatrice et, peut-être, sa futur Maîtresse.
Mylène s’est habiller ainsi pour la circonstance, et persuadée que l’homosexualité féminine devait fasciner le jeune garçon elle fait sciemment une allusion à Nathalie et décide de l’emmener dans un bar uniquement fréquenté par des lesbienne. Là, elle est connue et il ne manque pas de noter le fait.
Il l’aide à se débarrasser de son manteau noir et a le plaisir de découvrir une affriolante robe rouge moulante serrée à la taille par un ceinturon de cuir. Mylène a emprunté cette robe à Nathalie et, le matin même, est allé acheter le ceinturon. L’objectif du choix de ces habits est immédiatement atteint. Claude lui dit.
- Oh ! Vous ressemblez à…
- A qui, Claude ?
- A une femme que j’ai connue… Il y a longtemps.
- Que tu as aimée ?
- Oh, non ! Enfin, peut-être…
- Comment s’appelait-elle ?
- Sarah.
- Au fait, ça ne te gène pas que je te tutoie, Claude ? Tu a l’air tellement plus jeune que moi ?
- J’ai dix huit ans ! Mais ça ne me gêne pas. Pas du tout. Quel âge avez-vous Mylène?
- Eh, Claude ! Je ne t’ai pas autorisée à m’appeler par mon prénom, toi !
- Ah… Excusez-moi,…Mademoiselle.
- Je préfère, oui. Si Nathalie t’entendait m’appeler Mylène, elle me ferait une scène de jalousie !
- êtes-vous…, euh… enfin…
- Lesbienne ? Tu as peur du mot ? En quelque sorte, oui. Pourquoi me poses-tu cette question ?
- Parce que… Je ne connais aucune vraie lesbienne… Et j’aimerais tellement en rencontrer, en connaître…
- Pourquoi ça Claude ? Serais-tu voyeur ?
- Oh, non pas du tout. C’est parce que…
Claude se tait pendant quelque instants, n’osant formuler sa pensée ni, encore moins, avouer ses fantasmes, Mylène D'armousse décide de le laisser patauger dans ses contradictions et ses désirs masochistes. Comme il se tait toujours, baissant la tête devant elle, elle doit se résoudre à l’aider dans sa confession:
- Fais-tu partie des hommes qui ont deviné la supériorité des femmes et qui sont fascinés par celle qui vivent pleinement cette supériorité, les lesbiennes ?
- C’est ça, Mademoiselle. Exactement ça… Depuis toujours, il me semble, j’éprouve le besoin d’être soumis à une femme, de lui obéir.
- C’est magnifique, ça, Claude ! s’exclame Mylène en riant. Tu vas pouvoir commencer en reconnaissant tes torts devant Nathalie. Et tu peux même me prouver ta sincérité en lui remboursant les dégâts que tu as occasionnés sur sa voiture. D’accord ?
- D’accord. Pourtant…
- Pas de pourtant ! Si je dis que tu as tort, ça veut dire que tu as tort ! D’accord, Claude?
- D’accord, Mademoiselle.
Au moment de payer, Claude veut mettre la mais à son portefeuille :
- Non ! Lui intime Mylène. Ce sont les hommes ordinaires qui paient les consommations des femmes. Toi, tu n’es pas un homme ordinaire. Tu sais que les femmes te sont supérieures et se doive de diriger ta vie. Autrement dit, je paye et toi, tu termine ton sprite comme un bon petit garçon ou, tout au moins comme un garçon docile entièrement dépendant de moi. Ici, je suis connue et je ne veux pas qu’on croit que j’ai besoin d’un homme pour me payer à boire.
- Vous acceptez pourtant bien que je vous rembourse votre porte de voiture !
- Insolent ! Cela, tu me le dois. Et d’ailleurs, si tu étais vraiment aussi soumis que tu as bien voulu me le dire, c’est ton portefeuille entier que tu devrais me remettre.
- C’est peut-être ce que je ferais si je vous appartenais… Mais j’ai l’impression que, pour l’instant, c’est surtout votre auto et les réactions de votre amie qui vous importent.
- Si tu m’appartenais ? S’exclame-t-elle. Mais mon pauvre garçon pour m’appartenir, il faudrait d’abord que je veuille te posséder, que je t’achète ! Et j’ai l’habitude de choisir ce que j’ai envie de m’offrir !
- Et mon offre ne vous tente pas?
- Tu ne m’as pas encore fait d’offre, Claude. Tu m’as avoué ton désir d’être soumis et de servir une femme. Mais tu n’as encore rien fait pour prouver ta sincérité. Et, surtout, moi, je ne t’ai jamais dit que j’acceptais!
- Quelle preuve voudriez-vous que je vous donne ?
- On verra. Commence donc par ton portefeuille, puisqu’on en parlait.
Claude rougissant, sort son luxueux portefeuille et le pose dans la main tendu de la jeune femme qui le subjugue littéralement. Celle-ci s’en empare négligemment et se met à inventorier le contenu. Elle transfert l’argent liquide, milles Dollars, dans son propre porte-monnaie et, trouvant une carte de crédit American Express, demande :
- quel est ton code confidentiel ?
- 7756 répond-il immédiatement.
- Quand à ses papiers d’identité, je les garde provisoirement.
- Mais… Pourquoi ?
Si tu dois m’appartenir, il est bien naturel que tous tes papiers m’appartiennent ! O.K. ?
– Mais, si j’en ai besoin… Si on me les demandes ?
- Eh, bien, arrange-toi pour qu’on ne te les demandes pas! Et, si c’est réellement très important, tu viendras me les demander. O.K. ?
- O.K., mais où ?
- Chez moi, bien sûr ! D’ailleurs, allons-y tout de suite. Nathalie ne va pas tarder à rentrer de son travail.
- Que fait-elle ? Et vous, que faite-vous ?
- Tu es indiscret, Claude ! Si tu dois devenir notre serviteur, il te faudra apprendre à ne pas poser de question. Si j’ai, moi, le droit de tout savoir de toi et de tout te demandé, toi, par contre, tu n’as aucun droit ! Allez’ viens !
En se levant, Mylène jette négligemment un billet de cent dollars sur la table du bar féminin. Allez, viens !
- Vous n’attendez pas la monnaie ?
- Pourquoi ? C’est ton argent après tout ! Allez, passe devant !
- Je vous en prie. Après vous.
- Avance ! Tu n’es pas un gentleman, que je sache, pour t’amuser à faire le galant homme ! Tu es un homme à tout faire à la recherche d’un emploi. Allez !
Poussé par derrière d’une main dédaigneuse, Claude exécute l’ordre humiliant, mais secrètement heureux de la tournure que prennent ses relations avec Mylène D'armousse. Elle le fait entrer dans l’auto coté passager et Elle prend le coté conducteur. Elle démarre en souplesse pour regagner son domicile.
- Mademoiselle, dit-il, il faudrait que je récupère mon vélo.
- Tu rentreras à pied. Ce ne sont pas quelques kilomètres qui vont te faire peur ! Et ça te permettras de bien réfléchir à ton idée de devenir mon serviteur, mon esclave. Car c’est bien ça que tu veux ? N’est-ce pas ?
- Oui, chuchote-t-il.
- Plus fort, Claude !
- Oui.
- Oui, qui
- Oui Mademoiselle.
- Bien, esclave. Alors. Je vais réfléchir à la question.
Ainsi, en moins de deux heures, Mylène est arrivée à amener au bout du nez, à lui faire dire ce qu’elle voulait qu’il dise et à instaurer dès le départ, entre elle et lui, un rapport de force à son net avantage. Certes, elle en sait suffisamment sur lui pour en arriver à le Dominer sans difficulté mais cela, Claude, lui, l’ignore et il lui semble que la chance lui a enfin souri.
Toujours poussé devant elle, le jeune garçon arrive jusqu'à son appartement. Mylène lui ouvre, pose son manteau de cuir, jette son sac-à-main sur une chaise et se laisse tomber dans un fauteuil profond avec un soupir de contentement. Comme Claude cherche un siège du regard, elle l’arrête :
- Non ! Reste debout ! Est-ce qu’un esclave d’emplois a le droit de s’asseoir, devant sa Maîtresse ?
- Non, Bien sûr, Mademoiselle. Pardonnez-moi.
- C’est bon pour cette fois ! Allez, on commence par ton Curriculum Vitae.
A ce moment, la porte s’ouvre et la jolie Nathalie fait son entrée. Au premier coup d’œil, bien sûr, elle comprend la situation et devine que son amie est arrivée à un résultat rapide et appréciable. Cependant elle fait comme si elle n’était au courant de rien et joue le jeu avec tout son talent d’actrice :
- Bonjours, Mylène. Mais… qui est-ce ?
- Présente-toi, Claude ! Ordonna Mylène.
- Claude Milton, Madame.
- Mademoiselle, corrige Nathalie en s’asseyant à son tour sur un autre fauteuil.
- Excusez-moi, Mademoiselle. Je suis la car je crois que j’ai abîmé votre auto, et…
- Comment ! s’exclame Nathalie en prenant le visage de la colère.
- Je suis désolé, Mademoiselle. Mais soyer certaine que je paierai tout les dégâts ! J’ai d’ailleurs déjà donné à votre amie…
- Il m’a donné son portefeuille, Nathalie, le coupe la jeune jolie brune. Explique pourquoi, Claude.
Se dandinant d’un pied à l’autre, ne sachant pas quoi faire de ses mains et rougissant comme une tomate, le jeune masochiste avoue en balbutiant :
- J’ai proposé à Mademoiselle D'armousse de devenir son serviteur. Enfin… Votre serviteur, puisque vous vivez ensemble.
- Ce n’est pas le mot " serviteur " que tu m’as dit à l’instant, ajoute Mylène sèchement.
-Non… Pardon…j’ai dit votre esclave.
- Mais que voulez-vous que je fasse d’un esclave ! Mylène, voyons, à quoi nous servirait-il.
- Je ne sais pas, chérie. Je n y ai pas encore bien pensé. Mais de toute façon, je ne lui ai rien promis ! Il allait me raconter son Curriculum Vitae quand tu es arrivée.
- Ah? Et bien, continuez, jeune-homme. Je vous écoute.
- Je m’appelle Claude Milton. J’ai dix huit ans et je suis étudiant à L’U.Q.U.A.M. en technique de commercialisation. Ma maman est morte il y a huit ans,
- Tout ça, coupe Mylène, ça ne nous intéresse pas ! Dis nous plutôt ce que sais faire, en quoi tu pourrais nous être utiles.
- Ma foi, je sais faire la vaisselle, la cuisine…
- Ah ! Un bon point, dit Nathalie en souriant avec un clin d’œil à son amie.
- Je sais faire le ménage, reprend Claude, la lessive. Je sais taper à l’ordi et tenir une comptabilité.
- Sais-tu à quoi je pense ? Interrompt à nouveau Mylène en s’adressant à son amie.
- Non. Dis-moi.
- Mes parents n’ont jamais bien apprécié que je vive avec une autre femme. Tu le sais bien, Nathalie. Alors je pourrais leur présenter comme mon amant ou mon mari. Je suis sûre que ça les rassurait sur mon compte.
- Pas bête ! reconnut l’infirmière. Mais tu ne l’épouserais quand même pas ?
- Pourquoi pas ? Si c’est un bon esclave et s’il ne me touche jamais ?
- Oui, c’est un argument. Montre-moi ses papiers, Mylène, s’il te plaît.
- Ils sont dans mon sac, chéri. Donne-lui mon sac, Claude !
Celui-ci exécute l’ordre, heureux de pouvoir être enfin utile à quelque chose. Nathalie fouille à son tour le portefeuille et le jette négligemment par terre après s’être emparé de la carte d’identité. Aussitôt elle s’exclame :
- Mais il est mineur ! C’est impossible !
- Mais je serai majeur dans un mois ! proteste Claude. Seulement dans un mois !
- Et tu accepterais d’épouser Mylène ? Tout en sachant que tu ne coucheras jamais avec elle, que tu ne la toucheras même probablement jamais ?
- Oh, oui, Mademoiselle.
- Tu sais que c’est mon amie. Il y a beaucoup de chose entre Mylène et moi et je ne supporterai pas que tu viennes les abîmer ou seulement les compromettre. Si cela devait arriver, je crois que je pourrais te tuer ! Tu le comprends ?
- Oui, Mademoiselle.
- Et tu es quand même prêt à devenir notre esclave ?
- Oui. Oh, oui, Mademoiselle.
- qu’en penses-tu, toi, Mylène ?
- j’avoue que je suis assez tentée. Mais il faut y réfléchir. Et que ferons-nous s’il ne tient pas ses promesses.
- Je les tiendrai, proteste à nouveau le garçon. Je les tiendrai, je vous le jure !
De toute façon, ajoute Nathalie, je tiens à réfléchir. D’ailleurs, il n’y a qu’à attendre sa majorité… En attendant, nous pouvons le prendre à l’essai de temps en temps quelques heures par jour… Comme ça nous verrons bien s’il est aussi docile qu’il le prétend…
- Et surtout, ajoute son amie, s’il sait effectivement bien faire la cuisine et tous les travaux domestiques !
- Vous ne serez pas déçues, plaide le jeune homme. Cela aussi je peux vous le promettre !
- On verra. Comment envisages-tu d’organiser tout ça Mylène ?
- On va lui faire un emploie du temps précis. On décidera de ses heures de travaille en fonction de tes horaires à toi et des invitations que nos avons à faire. A chaque fois, nous lui donnerons un travail bien défini à faire. Et, s’il manque une journée, s’il arrive simplement en retard. Ou s’il bâcle son boulot, nous nous passerons immédiatement de ses services.
- D’accord, esclave ? demande Nathalie.
- Je suis d’accord, mesdemoiselles. Quand dois-je commencer ?
- Demain matin sept heures, répond Mylène. Tu nous apporteras des croissant pour le déjeunée et nous te donnerons. Ton emploi du temps pour un mois à ce moment-là.
- Mais… demain matin, j’ai cours et…
- Il va falloir choisir, Claude, dit doucement l’infirmière. Ou tes études ou nous servir. Il n’y aura pas de demi-mesure…
- Alors ? demande la fille brune. Que choisis-tu ?
- Vous, servir Mesdemoiselles.
- Bien, alors à demain ! conclut Nathalie.
- Va-t-en, maintenant, ordonne l’autre.
Et Claude quitte l’appartement et se retrouve dans la rue, sans papier et sans argent, avec un long chemin à faire pour retrouver son vélo et sa maison.
Pendant ce temps-là les deux jeunes femmes rient de leur comédie si bien menée tout en se préparant à une longue nuit d’amour.



CHAPITRE V
DOCTEUR



Arrive le lundi, jour de la consultation hebdomadaire de Claude. Au Centre SADE. Naturellement et parce qu’elle lui a demandé verbalement la veille, Nathalie est au courant de l’heure de son rendez-vous avec le docteur Lysias Karana. Aussi, quelques instants avant son arrivée, elle demande une entrevue à sa patronne.
- Lysias, s’il vous plait, j’aurais voulu vous demander quelque chose.
- Je t’en prie, Nathalie. Vas-y.
- C’est au sujet, vous savez, de ce jeune homme dont vous m’avez parlé la semaine dernière.
- Ah, oui ! Claude Milton.
- C’est ça, Lysias.
- Je vois que tu as pensé au problème, constate le docteur avec un sourire entendu et ambigu. J’en suis ravie. Quelles sont tes conclusions ?
- Oh, fait Nathalie évasivement c’est un cas intéressant. Mais je crois que, pour mieux juger, il faudrait connaître plus de chose sur ce garçon.
- Par exemple ?
- Est-il vraiment aussi riche que ça ? C’est étonnant qu’avec tout cet argent il ne soit pas arrivé à rencontrer son idéal !
- Ah, dit Lysias en élargissant encore son sourire, tu te penches très sérieusement sur son cas ! Pour répondre à ta question, je pense qu’il ne pourra jouir de sa fortune qu’au moment de sa majorité.
- Mais en êtes-vous certaine ? La fortune n’appartient-elle pas à son père ? Il faudrait le savoir...
- Je comprends ce que tu veux dire. Eh bien, j’essaierai de savoir ça. Est-ce tout ce que tu veux savoir,
Nathalie ?
- Combien de temps, à votre avis, peut-il garder ses désirs de soumission et d’esclavage ? Se pourrait-il que ses goûts change subitement ? Changent subitement ? Qu’il guérisse un beau jour ?
- Je pense que s’il vivait dans l’esclavage comme il en a le désir et si la femme qui le Domine sait y faire, du moins si elle est assez égoïste pour le laisser dans cet état, il y a de fortes chances pour qu’il n’envisage même pas un autre style de vie. Je crois qu’il pourrait aller jusqu'à oublier qu’il peut vivre librement.
- Vraiment ? Et vous pensez que ça ne présenterait aucun danger pour ces femmes ? Euh… Je veux dire : pour cette femme.
- Non, aucun danger ! dit Lysias en éclatant de rire, cette fois-ci. Tu pense qu’une vraie femme n’est pas capable d’occuper, suffisamment l’esprit d’un maso comme celui-ci, pour qu’il n’ait pas d’autre chose à penser qu’à ses devoirs envers elle, au travaille qu’elle exige et à l’adoration qu’elle mérite ?
- Non, effectivement, cela n’est bien difficile. Mais s’il lui reste des heures de liberté, où il peut penser librement ?
- Il vaudrait mieux, pour la femme que se l’appropriera, qu’il n’ait pas d’heures de liberté. Mais, si cela s’avérait nécessaire, il faudrait lui faire miroiter un esclavage plus idéal pour lui, correspondant encore plus à ses fantasmes.
- Justement, Lysias, quel sont ses fantasme ? Aime-t-il être battu, fouetté ? Aime-t-il le cuir ou autre chose ?
- Il sont bien tous un peut pareil, tu le sais. Mais je te promets d’essayer d’en savoir plus à son sujet.
- Merci, Lysias. Euh… Je crois qu’il est dans la salle d’attente. Je ne tiens pas tellement à ce qu’il me voit. Puis-je passer par la porte extérieure ?
- Bien sûr ! Au fait, Nathalie comment sais-tu qu’il est arrivé ?
- Eh bien… Euh…
Et, irrésistiblement et à l’unisson, les deux femmes éclatent de rire, s’étant parfaitement comprise.
Pendant que Claude commence sa séance d’analyse, la belle infirmière fait le tour du bâtiment et décide d’aller taquiner un peut le No. 12, William son esclave dessinateur :
- Alors, William ? Quoi de neuf, aujourd’hui ?
- Bonjour, Maîtresse. J’ai fait votre portrait.
- Fais-voir.
- Tenez. Maîtresse.
- C’est Dé gueux ! Lance l’infirmière sans même regarder ce que le malade a fait. Tu me déçois, William, Tiens, regarde !
Et, disant ces mots, elle chiffonne le dessin et le jette dans les W.C, à l’autre bout de la chambre. Désolé, le dessinateur se met à pleurer
-je ne sais pas si tu es digne d’être mon portraitiste ! Je crois que je vais demander à un autre esclave de me dessiner.
- Oh, non ! Gémit-il. Par pitié Maîtresse. Je ferai attention. Je serai plus soigneux. Je vous le promets.
- Bon. Je te laisse une chance. William. Je veux un dessin de moi en vrais Maîtresse. L’air méchant et un fouet à la main. Un homme à mes pieds. Es-tu capable de me faire ça ?
- Oh, oui, Maîtresse ! Tout de suite, si vous le désirez !
- D’accord, vas-y. Non dessine par terre. Je prends la chaise.
A genoux et tirant la langue d’application, le masochiste se met au travail. En quelques minutes il a ébauché la silhouette de son infirmière et celle, à ses pieds, d’un homme agenouillé. En un quart d’heure Nathalie reconnaît son visage dans celui de la femme qui brandit un fouet avec un rire sadique. Quelques instants plus tard c’est celui de William qu’elle reconnaît sous les traits de l’homme pleurant et sanglant qui se vautre à ses pieds. Bientôt le dessin est terminé et William le tend à genoux à la belle infirmière.
- Bon, tu es pardonné. Maintenant, avale tes pilules et couche-toi.
- Bien, Maîtresse. Merci, Maîtresse.
Nathalie, ravie, emporte son dessin et décide de l’afficher à l’intérieur de la porte du placard où Mylène et elles font coucher Claude quand elles ne trouvent rien à lui faire, faire. Le dessin devrait l’aider à mieux se persuader de son état d’esclave, même quand il est inactif.
Vers seize heures et demie, elle suppose que le dit Claude Milton en a terminé avec le docteur Karana et va demander confirmation à Georges. Lequel lui confirme le départ du malade et lui dit que la patronne l’attend
- Sais-tu, Nathalie, lui dit Lysias avec toujours son sourire entendu, que notre malade à trouver son idéal féminin, et plus regarde se papier je suis confirmer comme étant le nouveau directeur du centre SADE.
- Nathalie lui saute dans ses bras heureux pour Lysias. Et pour Claude tu le savais pour son idéal féminin.
Non ? Lui répond l’infirmière sur le même ton.
- Mais si ! Tiens, écoute l’enregistrement. Je crois qu’il te sera profitable.
La psychiatre enclenche le DVS enregistreur, et la voie de Claude, retentit dans le bureau.
Claude Milton : Docteur, je crois que je vais ne plus avoir besoin de vos services !
Lysias Karana : Ah, bon. Pourquoi. Claude ?
Claude Milton : J’ai rencontré les femmes que je cherchais.
Lysias Karana : LES FEMMES ?
Claude Milton : Oui, docteur. Elles sont deux. Elles son lesbienne. Elles on envie de posséder un esclave et, en plus, je peux leur rendre service en me présentant comme leur mari. Cela leur évitera de faire comprendre à tout le monde qu’elles sont lesbiennes, justement.
Lysias Karana : Comment les as-tu rencontrées ?
Claude Milton : Par accident, docteur. J’ai abîmé la voiture de l’une d’elle et elle ma amené elles chez pour que je puisse réparer. Alors, je leur ai parlé de mes désirs et elles ont été enthousiasmées.
Lysias Karana : Tu vis avec elles ?
Claude Milton : Hélas, non. Elles ne m’ont pris qu’à l’essai. Si elles sont satisfaites, alors peut-être, je pourrais en épouser une et passer ma vie à leurs services.
Lysias Karana : Que fais-tu pour elles, actuellement ?
Claude Milton : Un peut de tout docteur, le ménage, la cuisine, la vaisselle, la lessive. Hier, elles recevaient des amis et elles m’ont donné le droit de servir a table. Quelques aussi, quand elles n’ont pas besoin de moi, elles m’enferment dans un placard jusqu’à que mon temps soit terminé.
Lysias Karana : Ton temps ?
Claude Milton : Oui. Elles m’ont établi un emploi du temps avec les travaux à faire pour elles et un horaire strict. Alors, quand j’ai terminé mon travail plus tôt, elles m’enferment pour le restant du temps d’esclavage que je leur dois.
Lysias Karana : Et à quoi penses-tu, enfermé dans ton placard ? Tu ne préfèrerais pas être dehors, chez toi ou au cinéma ?
Claude Milton : Oh, non ! Je pense à elles !
Lysias Karana : Tu te masturbes ?
Claude Milton : Un peu.
Lysias Karana : A quoi pense-tu, Claude quand tu te masturbes ?
Claude Milton : Eh bien… À elles, docteur.
Lysias Karana : Oui, mais comment ? Dans quelles situations ?
Claude Milton : Je les imagine en train de se faire l’amour, pendant que je suis enchaîné à leurs pieds. Je les imagine en train de me torturer, et de me fouetter.
Lysias Karana : Comment son-t-elle habillées ?
Claude Milton : Dans mes rêves ?
Lysias Karana : Oui.
Claude Milton : Parfois en cuir. Souvent richement vêtues, comme des femmes très riches. Parfois en sous-vêtement sexy.
Lysias Karana : Elles ne sont pas riches ?
Claude Milton : Je ne sais pas, docteur. Je ne crois pas. L’une d’elle n’a pas de travail, et passe son temps à écouter de la musique, ou à jouer du piano. L’autre travaille mais je ne sais pas où. Peut-être dans une clinique parce qu’elle a des horaires variables et que je lui ai lavé plusieurs fois une blouse blanche.
Lysias Karana : Si elles ne sont pas riches, pourquoi ne les aides-tu pas, toi qui a plein d’argent ?
Claude Milton : Je n’ai que l’argent de poche que me donne mon père. L’argent de ma mère, je ne l’aurai qu’à ma majorité. Mais mon père veut que la laisse dans la société.
Lysias Karana : Ah, bon. Pourquoi ?
Claude Milton : Je crois que si j’exigeais ma part, il serait ruiné. Il a perdu beaucoup d’argent et les magasins Milton ne représentent en fait que le montant de la fortune de ma mère.
Lysias Karana : Tu seras bientôt le patron, alors ?
Claude Milton : Oui. Mais je ne veux pas de ça. Je laisserai mon père se débrouiller. Tout ce que je veux moi, c’est être un bon serviteur, l’esclave fidèles de mes Maîtresses.
Lysias Karana : Mais si elles ont besoin d’argent, elles ?
Claude Milton : Je ne sais pas. On n’en a pas parlé. Elles ne savent pas que je risque d’être bientôt riche. Et puis je ne crois pas qu’elles manquent de quoi que ce soit. Elle me l’aurait dit.
Lysias Karana : Elles ne t’ont jamais demandé d’argent, Claude ?
Claude Milton : Jamais ! Sauf la première fois, bien sûr, pour réparer la voiture.
Lysias Karana : Tu es honnête, Claude. C’est bien. Au fait, comment s’appelle tes Maîtresses ?
Claude Milton : Mylène et Nathalie.
Lysias Karana : Et laquelle comptes-tu épouser ?
Claude Milton : Oh, je ne sais pas ! Ce sont elles qui décideront. De toute façon, pour moi, ça reviendra au même ! Je serai leur esclave, voilà tout.
Lysias Karana : Et tu es satisfait ?
Claude Milton : Oui, docteur.
Lysias Karana : Et tu ne comptes pas revenir me voir ?
Claude Milton : Non, docteur. Sauf peut-être, si j’ai des problèmes…
Lysias Karana : Quels problèmes ?
Claude Milton : Eh bien… Si elles ne m’acceptent pas, par exemple.
Lysias Karana : Très bien, Claude. J’espère pour toi que tu trouveras le bonheur. De toute façon, ma porte sera toujours ouverte pour toi.
Claude Milton : Merci, docteur.
Lysias Karana : Au-revoir, Claude.
Lysias Karana éteint le DVD Enregistrable, sourit en regardant Nathalie dans les yeux et lui demande.
- Est-ce que cette dernière séance a répondu à tes questions ?
- Je crois que oui, Lysias.
- Es-tu contente d’avoir pu étudier ce cas avec moi ?
- Oh, oui ! J’en ai fait mon profit !
- Et, si je ne suis pas idiote, Nathalie, tu risques en faire encore plus de profit d’ici quelques jours ?
- j’espère bien que oui. Et croyez bien que je vous en serai reconnaissante toute ma vie !
- Merci beaucoup. Mais je ne l’ai pas fait pour ça.
- pourquoi, si je ne suis pas indiscrète.
- pour parler franchement, je crois que j’en ai un peut marre de guérir des masochiste, ou de les garder ici comme une sorte de troupeau d’esclave. J’ai envie de jouer un peu l’autre jeu, maintenant : Les aider à vivre leur fantasme.
- Je comprends, Lysias. Mais pourquoi moi ? Pourquoi pas vous ?
- Moi ? Ce n’est pas exclu, un jour, peut-être. Mais j’ai pensé que, dans l’immédiat, toi et ton amie, vous étiez plus à même de satisfaire les besoins de ce garçon dans l’intérêt de tout le monde.
- merci, Lysias.
- Même dans son intérêt à lui ! Tu as entendu comme il est heureux ?
- Oui, c’est vrais. Au fond, pourquoi essayer de les changer ?
- Surtout celui-ci qui est riche comme Crésus !
Et un double éclat de rire féminin met fin à cette conversation de spécialistes.




CHAPITRE VI
LA SUPRISE de CLAUDE


Le lundi vingt-deux mars, il s’en souvient encore. Claude Milton, au cours de sa séance d’analyse avec le docteur Karana, s’est plaint de n’avoir jamais pu rencontrer la Maîtresse idéal. Le sûr lendemain, miracle, un bien heureux accident l’a mis en contact avec Mylène D'Armousse au service de laquelle il est entré quasiment immédiatement. Une semaine plus tard, il a pris la décision d’abandonner son analyse, car il lui a alors semblé qu’un nouvel avenir s’était ouvert devant lui.
Dès la fin du mois de mars, ses rêves masochistes les plus fous on commencé à se réaliser : Ses Maîtresses se sont mises à avoir besoin de sa présence pendant qu’elles font l’amour. Certes, elles l’attachent solidement au pied du lit, dans des positions en général très inconfortables. Mais que lui importe ? Il a enfin le droit d’assister à leurs ébats.
Claude s’est aperçu que, s’il travaille bien et si ses Maîtresses s’avèrent satisfaites de son travail, elles le remercient en s’habillant de façon particulièrement érotique : Mylène revêtant des tenues de cuir particulièrement excitantes et Nathalie, quant à elle, enfilant des robes luxueuses qui la transforme littéralement. De plus, cette dernière a affiché à la porte de sa " niche " (en fait le placard à vêtements de ses Maîtresses où il doit se caser sous les robes et entre leurs paires de chaussures) un magnifique portrait d’elle-même où, brandissant un fouet, elle fouette jusqu’au sang un homme rampant devant elle.
Ce dessin l’excite particulièrement, car il lui semble annonciateur de futurs, sévices que ses Maîtresses envisagent sûrement de lui administrer. D’ailleurs, il a reçu quelques gifles de Mylène, un soir, en robe rouge, l’a même légèrement flagellé avec son ceinturon comme autrefois Sarah avec son père…
Ce merveilleux esclavage, qui dure maintenant depuis plus de quatre semaines, l’a amené ainsi jusqu'à aujourd’hui, dimanche vingt six avril, veille de son, anniversaire. Normalement, si ses Maîtresses respectent leur parole, c’est aujourd’hui qu’elles vont décider de le garder à leurs services ou lui ordonner de ne plus remettre les pieds dans leur appartement.
C’est avec beaucoup d’anxiété que Claude, à l’heure prescrite depuis déjà plus d’un mois sur son emploi du temps, appuie sur la sonnette de la demeure des deux jeunes femmes.
Son cœur bat plus vite que d’ordinaire. Derrière cette porte, son avenir va se décider. Pendant un mois, il a fait tout ce qu’il à pu pour satisfaire Nathalie et Mylène. Il a positivement abandonné ses études, provoquant ainsi la fureur de son père et de ses professeurs. Mais peu lui importe car il sait, lui, que son destin est ailleurs et qu’il a plus à gagner en faisant correctement cuisine, vaisselle et lessive qu’en potassant le marketing ou les techniques de gestion.
-Entre, lui intime Mylène en s’effaçant pour le laisser passer.
- Bonjour, Maîtresse, dit le jeune homme en s’exécutant et en courbant légèrement la tête devant elle.
- Je crois que nous avons de grandes décisions à prendre, aujourd’hui, dit Nathalie qui est installée confortablement dans un fauteuil au salon.
- Oui, confirme. Mylène. Mais auparavant il a le ménage et la vaisselle à faire. Nous discuterons plus tard.

Claude se précipite vers la cuisine et commence la vaisselle du matin et de la veille que les deux femmes lui ont laissée en désordre sur la table. Plus que jamais il s’applique à bien dégraisser casseroles, plats et assiettes sales pour leur redonner, comme dit la publicité, l’éclat du neuf. Il à du plaisir à plonger ses mains dans l’eau sale et à récupéré les reste peu ragoûtants qu’il jette dans la poubelle. Il replace avec délicatesse la vaisselle propre dans les armoires murales. Enfin, il nettoie l’évier, la table et passe la serpillière sur le sol.
Il quitte la cuisine pour se diriger vers la chambre où l’attendent le lit et ses draps chiffonnés par une nuit d’amour saphique. En traversant le salon et baissant les yeux devant ses Maîtresses, comme elles lui ont ordonné de le faire de façon permanente, il constate qu’elles sont habillées de façon particulièrement excitantes. Nathalie a pris une robe blanche longue décolletée et s’est coiffée comme dans un vieux film. Mylène, elle, si ses cheveux noirs restent libres, et tombant sur ses épaules, Elles ressemblent a de superbe Maîtresses. Mini jupe, justaucorps et cuissardes de cuir noir, il ne leurs manquent que chacun fouets a la main, et Claude vibre d’excitation contenue.

En tous cas cette tenue ne ressemble guère à une robe de mariée et il se demande avec angoisse ce qu’elles ont décidé à sont sujet. Conservant cependant le silence et les laissant l’une à sa lecture, une revu féminine, et l’autre au vernissage de ses ongles, Le jeune-homme gagne la chambre à coucher.
Il ouvre la fenêtre pour aérer et refait complètement le lit. Il commence par ramasser avec dévotion le linge que les deux, femmes on abandonné un peut partout. Il replie avec précaution le pyjama de satin noir de Mylène et la chemise de nuit soyeuse de Nathalie. Il récupère un soutien-gorge, des bas et deux slips sales abandonnés sur le plancher de la chambre pour aller les déposer dans le panier a linge sale, qu’il devra laver plus tard.
Il continu en tendant le drap du dessus, le lissant soigneusement avec le plat de la main. Il en retire un grand plaisir, car il touche le tissu sur lequel se sont frottés leurs corps, où s’est imbibée leur sueur, et qui respire encore leur parfum et leur plaisir. Puis il tire le drap du dessus et la couverture. Enfin, il remet le dessus-de-lit et referme la fenêtre.
Quand il réapparaît au salon les deux lesbiennes n’ont pas bougé de leurs fauteuils. Il se replace devant Elles, les yeux baissés, comme la première fois qu’il les a rencontrés ici-même. Et leur demande humblement :
-Dois-je passer l’aspirateur, Maîtresses.
- Non lui répond Mylène en rebouchant son flacon de vernis à ongles. Nous avons à parler.
" Enfin ! " se dit-il sans pouvoir réprimer un frisson d’anxiété. Nathalie replie sa revue et la jette sur la table. Toutes deux le regardent maintenant au fond des yeux. C’est la belle blonde en robe blanche qui s’adresse à lui en premier lieu :
-Alors, Claude, qu’as-tu décidé.
- Je suis à vos ordres Maîtresses, reprend-il. Vous savez bien que votre décision sera la mienne.
- Vraiment ? demande Mylène. Quelle qu’elle soit ?
- Oui, Maîtresses.
- Même si nous décidons de nous passer de tes
services ?
-Oui, Maîtresse. Mais j’en serais désespéré.
Les deux jeunes femmes échangent un sourire complice. Claude se demande si ce sourire traduit leur plaisir à lui faire de la peine, en le congédiant ou à le combler de bonheur en lui annonçant leur décision de le garder définitivement en esclavage. C’est Nathalie qui reprend la parole :
Nous sommes prêtes à te prendre à demeure, Claude.
-Mais à certaines conditions ! ajoute la jolie Brune.
- La première est d’épouser Mylène dès que possible, reprend la jolie blonde. Et sous le Mariage Civil,
bien sûr !
-Oh, oui, Maîtresse ! Ce sera un honneur pour moi.
- Ensuite, ajoute-la " fiancé", il faudra te soumettre à un examen médical complet. Je ne veux pas épouser un malade ou quelqu'un qui souffre de Handicap Mental !
- Et comme nous te l’avons déjà dit, précise Nathalie, il ne faudra jamais espérer plus que l’esclavage. Nous acceptons de te prendre en charge, de diriger ta vie, Mais il faudra nous être totalement soumis, nous obéir aveuglément en tout.
- Entre autre repris Mylène, tu iras dès demain t’inscrire sur la liste électoral, et me donner une procuration pour ton vote. Il est bien naturel que je vote à ta place selon mes idées. De même, j’aurais une procuration sur ton ou tes futurs comptes bancaires. O.K ?
- D’accord Maîtresse.
- Au Palais de justice, nous déciderons que je garderais mon nom de jeune fille. Quand a toi, ton nom deviendra Milton-D'armousse et, dans la vie de tout les jours tu t’appelleras et signeras " D'armousse ". C’est toi qui deviens mon mari et nom moi ta femme. Compris ?
- Oui, Maîtresse. Je suis d’accord.
- Dès demain, nous irons tout les deux au palais de justice arranger tout ça.
- Oh, oui ! Merci, Maîtresse.
- Maintenant, conclut Nathalie en reprenant sa revue, va passer l’aspirateur et laver le linge au trot !



CHAPITRE VII
La surprise pour le papa Jean-Pierre Milton.
Et
La trahison de Georges Dupont.


Le vendredi dix avril fin de semaine pâques était jour de congé pour Georges Dupont, seul en ville, il décida de rendre visite à sa collègue Nathalie Dunan.
Bien sur il avait déjà tenté sa chance avec elle et s’était vu opposer un refus catégorique et méprisant. Il en avait immédiatement conçu des doutes quand aux mœurs de sa jolie consœur, il s’était cependant résolut à faire une nouvelle tentative mais, cette fois-ci, en dehors du contexte professionnelle.
Ses Doutes se muèrent en certitude quand, sur la boite aux lettres de Nathalie, il lut ces noms : " Nathalie Dunan Mylène D'armousse ". Ce dernier nom lui rappela une jeune étudiante en médecine qui était déjà, il ya deux ans environs, l’amie intime de Nathalie.
" Des lesbiennes, c’est bien ça ! " se dit-il tout en se décidant malgré tout à sonner a leur porte, ne serait-ce que pour rabattre un peut le caquet de cette pimbêche prétentieuse. Nathalie, en effet, non seulement considérait Georges Dupont comme quantité négligeable, mais en plus avait les faveurs de la patronne. Et c’était elle qui, en fait, faisait maintenant fonction d’infirmière en chef a ca place.
Quelle ne fut pas donc sa surprise, compte tenu de toutes ses mauvaises pensées, de voir la porte de sa collègue s’ouvrir sur un jeune-home dont le visage lui rappela immédiatement quelque-chose il s’enquit.
-Pardon. Je suis bien. Chez Mademoiselle Dunan ?
- Oui, monsieur. Mais Mademoiselle Dunan est absente.
- Doit-elle revenir bientôt ?
- Elle est au cinéma avec Mademoiselle D'armousse. Elles rentreront sans doute tard. Dois-je lui faire une commission?
- Euh, non. Donnez-lui seulement le bonjour.
- De la part de qui, Monsieur?
- Georges. Georges Dupont. Son College.
- Bien Monsieur. Je lui transmettrai le message. Au-revoir.
Celui qui avait toute les apparences et l’attitude d’un parfait domestique referma la porte sur un Georges décontenancé et fort perplexe.
Il remettait. Parfaitement l’individu qui lui avait ouvert la porte. Claude Milton, un patient de sa patronne, le docteur Karana. Que diable faisait-il chez Nathalie à jouer les valets? Nathalie Dunan mettait-elle à profit le masochisme de certains malades ? Passe encore qu’elle agisse comme ça avec les pensionnaires, ceux-ci étant incurables et c’était plutôt un service à leur rendre, mais avec les consultants externes, c’était une véritable traîtrise professionnelle et un flagrant abus de pouvoir !
Le lendemain, toujours tracassé par les questions qu’il se posait la veille, Georges Dupont lisait son journal derrière son bureau quand Nathalie fit son entrée.
-Tu es passé me voir, hier, Georges ?
- Euh, oui. Tu n’étais pas là.
- J’étais au cinéma. Claude a dû te le dire. Que voulais-tu ? C’est la première fois que tu me rendais visite !
- Oh, je voulais simplement bavarder. C’est tout. Au fait, ce Claude… Il me semble…
- Tu le connais bien ! Le coupa Nathalie. Il venait ici en consultation avec la patronne.
- Oui, je me souviens. Mais comment se fait-il…
- C’est un cousin à moi. C’est moi qui lui ai conseillé de suivre une analyse avec Lysias.
- Ah, tout s’explique !
- Qu’est-ce que tu as cru ? Que c’était mon amant ?
- Euh, oui…
- Jaloux !
Et l’infirmière partit faire la tournée de ses malades en laissant son collègue un peut rassurer et moins inquiet. Après tout, pensa-t-il, si elle a un cousin maso dont elle se sert de temps en temps, où est le mal ? Mais quelle dommage, tout de même que cette fille magnifique préfère se maso a moi !
Mais Georges, quelques minutes plus tard eut la surprise de sa vie en parcourant les faire-part de mariage : " Mylène D'armousse née le cinq novembre dix neuf cent quatre vingt quatre. Avec Claude Milton née le 27 avril dix neuf cent quatre vingt onze " Lut-il avec étonnement. Et la date prévu pour le mariage : Le samedi vingt trois mai deux mille neuf. Dans deux semaines !
Ainsi Nathalie va voir son cousin masochiste se marier avec sa petite amie ? Elle doit en faire une tête ! Pourtant, non, hier encore elle était au cinéma ensemble. M’aurait elle compter des menteries ? Est-ce que ce mariage étonnant n’aurait pas été provoqué par Nathalie avec la complicité de son amie ? Et dans quel but ?
A ce stade de ses réflexions, Georges fut déranger par la sonnerie du téléphone. Il répondit aussitôt :
- Ici, le pavillon Sadoc.
- pourrais-je parler au docteur Karana, s’il vous plait ?
- de la part de qui, monsieur ?
- Monsieur Milton, Monsieur Jean-Pierre Milton.
- Ne quittez pas.
Incroyable ! Ce n’était pas la voix du jeune garçon qu’il a encore vu hier. Peut être est-ce son père ? Qu’a-t-il à vois avec la patronne ? se demanda-t-il.
- Docteur ? Monsieur Jean-Pierre Milton
- Passez-le-moi.
Sur la deuxième ligne Docteur, précisa l’infirmier en appuyant sur deux boutons du combiné téléphonique qui lui permettent de suivre discrètement les conversations.
- Bonjour, Monsieur Milton, fit la voix de la patronne. Que puis-je faire pour vous ?
- Docteur, c’est une honte ! Rugit la voix de l’homme. Je vous ai envoyé mon fils pour que vous le soigner et le remettre bien dans sa peau et, au lieu de ça, depuis un mois il ne va plus à ses cours et j’apprends ce matin par les journaux qu’il va se marier !
-Calmer-vous Monsieur Milton. Je ne suis au courent de rien. Votre fils ne vient plus me voir depuis plus d’un mois, précisément.
- Vous auriez dû me prévenir ! C’est un scandale !
- C’est lui mon patient. Pas vous. Monsieur. Et Claude est parfaitement libre de suivre ou d’interrompre son analyse comme il l’entend. Une analyse ne présente d’ailleurs aucun intérêt si elle n’est librement souhaitée.
- Tout cela ce sont des mots, poursuivit le père de plus en plus en colère. Vous a-t-il parlé de cette dénommer Mylène D'armousse ? Qui est-ce ?
- Je ne sais pas, monsieur. Il m’a parlé de beaucoup de monde, vous savez : de sa mère, d’une certaine Sarah… Mais de toutes, façon je n’ai pas à vous le dire. Je suis tenu au secret professionnel.
- Pfff des histoires ca le secret professionnel il vous a parlé de… Sarah, dites-vous. Que vous a-t-il dit à son sujet
- Cela ne vous regarde pas, monsieur je suis désoler.
- J’ai le droit de savoir ! Je sens que mon fils va au devant de graves ennuis. Vous devez absolument m’aider, docteur !
- Il se peut que je puisse vous aider, Monsieur Milton. J’en suis même persuadée après certaine conversations que j’ai eue avec Claude.
- Quelle conversation ? Que vous a-t-il dit ?
-Tout cela, nous l’aborderons à mon bureau si vous le voulez bien, monsieur Milton.
- Il n’en est pas question ! Je veux connaître l’adresse de cette Mylène D'armousse. Donnez-la-moi !
- Je ne l’ai pas, monsieur. Et même si je pouvais la trouver, je ne vous la donnerais pas.
- Vous n’avez pas le droit de vous taire, docteur Karana! Mon fils est mineur et j’exige…
- Sa fiche indique qu’il n’est plus mineur depuis quelques jours, coupa la psychiatre, et vous n’avez rien à exiger.
- C’est une honte ! Une machination ! Vous êtes une incompétente !
- Je vous en prie, monsieur Milton. Rester correct !
- Excusez mon énervement, docteur. Mais je ne sais plus que faire !
- Puis-je vous donner un conseil ?
- Bien sur, docteur. En fait, je crois que j’en ai bien besoin !
- Venez parler avec moi à mon bureau, monsieur Milton. Nous trouverons une solution pour vous deux. Dison vingt cinq a quatorze Heures ?
- Mais Claude se marie le vingt trois !
- Bon. Vendredi vingt deux a seize heures si vous le voulez. Et je vous fais une faveur car je ne consulte pas le vendredi normalement.
- Mais se sera trop tard !
- Je suis certaine que non. Ne vous inquiété vous pas. Alors à vendredi ?
- D’accord, docteur. A vendredi.
- Au-revoir monsieur Milton

Georges Dupont coupa en même temps que sa patronne et se mit à réfléchir à ce qu’il venait t’entendre. La sonnerie intérieure du téléphone le tira de ses rêveries.
Georges, ordonna la voix du docteur Karana, notez-moi un rendez-vous avec monsieur Milton vendredi prochain vingt deux a seize heures.
- Bien, docteur
Et allez me chercher mademoiselle Dunan. J’ai besoin de la voir.

La Patronne coupa sur ses mots et George, tout en se mettant à la recherche de l’infirmière, se dit qu’il y avait bien aiguille sous roche et que toute cette histoire cachait peut-être bien quelque chose de grave.
George trouva Nathalie en train de se faire léché la semelle de ses souliers par le numéro 11. En lui adressant un sourire hypocrite, il lui fit la commission demandée
-J’arrive ! dit-elle en repoussant du pied son patient.
La mine inquiète de Nathalie quand elle sortit de son entrevue avec le médecin confirma George dans sa décision d’en savoir plus sur cette affaire. Pour cela, il n’y avait qu’une solution : Faire des heures supplémentaire.

Lysias Karana fut la dernière à quitté le pavillon, comme à son habitude, Elle fit remarquer :
Toujours là, Georges ? Vous faite du zèle ?
- Non, docteur. J’ai seulement les fiches de stock à terminer.
- C’est bien. Ne vous couchez quand même pas trop tard. Bonne nuit.
- Bonne nuit, docteur.
Dès qu’il eut entendu l’automobile de sa Patronne quitter le stationnement, l’infirmier se précipita dans le bureau de celle-ci. Il savait depuis longtemps que la psychiatre conservait les enregistrements de ses séances d’analyse dans un placard fermé à clé. La clé se trouvait dans un tiroir du bureau et Georges se mit à chercher. En une minute, il trouva ce qu’il cherchait, les DVD étant rangés soigneusement par ordre alphabétique. Il mit le Système en marche, décidant de tout écouter, depuis le début jusqu'à la fin.

L’enregistrement de la première séance lui apprit qui était effectivement Claude Milton et, surtout, qui était son père. La seconde séance et la troisième lui apprit quels étaient, les fantasme masochistes du jeune homme. À partir du quatrième, Georges tendit l’oreille : " … appartenir, être soumis à une femme… vingt quatre heures sur vingt quatre trois cent soixante jours par an, toute sa vie… "

Voila donc qu’il allait épouser Mylène D'armousse ! Puis il y eut l’enregistrement de la description de la scène entre sa mère, son père et la fameuse Sarah à laquelle le docteur Karana avait fait allusion quelques heures auparavant au téléphone : " Elle à frappé papa… Elle le fouettait de toutes ses forces… Elles s’acharnaient sur lui. Il était en sang… Il a rampé devant elles. Ensuite elles on recommencé à s’embrasser et à se caresser…"

Une lesbienne : sa mère était. Une lesbienne et tabassait son père. Pas étonnant : " Sarah a habité avec nous. Elle dormait avec maman. Mon père restait dans la cuisine… " La mère de Claude et son amie avaient autrefois réduit son père en esclave.

Georges devinait la fascination que pouvaient exercer sur ce garçon fragile deux lesbiennes décidées et sans scrupule. Le quatrième enregistrement lui donna amplement confirmation de ses doutes mais le cinquième enregistrement était à lui seul une preuve du complot ourdit par les deux jeunes femmes : " Elles sont deux. Elles sont lesbiennes. Elles sont envie de possédé un esclave… Elles ne m’ont pris qu’à l’essai. Si elles sont satisfaites je pourrai en épouser une et passer ma vie a leur service… " Et enfin, la question du docteur Karana : " Au fait, comment s’appellent-elles, tes Maîtresse? " À laquelle Claude Milton répond : " Mylène et Nathalie. "
C’est donc bien cela! Se dit Georges, extrêmement satisfait d’avoir deviné juste. Ce pauvre garçon était bien le jouet de sa collègue et de sont amie. Et bien sûr avec, à la clé, la perspective de se rendre Maîtresse, non seulement de Claude, mais encore de la totalité de la fortune de la famille. Non, se dit l’infirmier, cela ne pouvait pas, et ne devait pas se taire ! Il commença par ranger les DVD ou il les avait prises, refermer le placard et replacer la clé. Puis il s’empara du tel :

-Monsieur Milton? Je crois que vous désirez connaitre une certaine adresse?





CHAPITRE VIII
A cause de la gaffe de Georges Jean-Pierre Milton arrive chez Mylène et Nathalie en colère.



-Sa frappe a la porte. Nathalie ouvre la porte surprise le papa de Claude. Je veux parler à mon fils ! s’écrie Jean-Pierre Milton avec violence.
- Mais bien sûr, monsieur, répond poliment Nathalie. Il est sorti avec sa fiancée pour faire quelque démarche. Il ne reviendra pas avant une heure ou deux.
- Tant pis ! Je l’attendrai !
- Mais avec plaisir. Voulez-vous prendre un siège.
- Merci. Vous êtes cette Nathalie dont m’a parlé votre collègue.
- Mon collègue ?
- Oui… ce Georges Dupont ! Il m’a dit, qui vous étiez en réalité…
- Ah, Georges ! fait Nathalie en souriant. Il est très déçu que je, n’ai pas donné suite à ses avances. Il a dû vouloir se venger. Que vous-a-t-il rencontré, au juste.
- Tout, vous dis-je ! Je sais vous êtes lesbiennes, vous et cette Mylène, et que vous voulez réduire mon fils en esclavage. Sans doute pour récupérer mon argent.
- Lesbienne ? demande l’infirmière après un éclat de rire, tout a fait convainquant. En ai-je l’air ?
- L’air importe peu. Je sais de quoi je parle.
- Et Mylène ? On voit bien que vous ne la connaissez pas ! Elle est douce et fragile, tout à fait naturelle et normale. Elle sait amourachée de votre fils et je crois vraiment qu’elle en est folle. Elle le dorlote, ne parle que de lui. Elle souhaite l’aider à réussir dans la vie.
- En l’empêchant de suivre ses études ! Drôle de résonnement !
- Pas du tout. Mylène lui apprend la gestion et la comptabilité. Et elle se donne beaucoup de mal pour lui.
- Vous me rencontré des Histoire.
- Mais pas du tout, je vous assure, proteste la charmante Nathalie. D’ailleurs, vous verrez vous-même. Quelle idée a eu se pauvre Georges, de vous mettre ces idées dans la tête. Croyez que je m’expliquerai avec lui, et qu’il vous fera des excuses, ainsi Claude et Mylène !
- Je ne vus crois pas, mademoiselle.
- Vous avez tort. Mylène me peut que faire du bien à Claude.
- Et vous là-dedans, quel rôle jouez-vous ?
- Moi monsieur Milton ? Je m’apprête à déménager. Je suis la meilleur de Mylène, au mois je l’étais, car depuis l’arriver de Claude je compte beaucoup moins. Je suis cependant très heureuse pour eux deux.
- Comment expliquez-vous cette coïncidence ? Claude va suivre un traitement au pavillon Sadoc et, je le retrouve chez une des infirmières du dite pavillon ?
- Je peux vous jurer sur la tête de mes parents que je n’avais jamais vus Claude avant que Mylène me le présente !
Jean-Pierre Milton est ébranlé par la sincérité évidente de la jeune femme. Celle-ci s’en aperçoit et profite de son avantage.
- De plus, c’est ma, voiture qu’a abimé votre fils ! Ce n’est pas moi qui conduisais ! D’ailleurs, il vous le dire lui-même. Les voilà qui rentrent.
-Père, que fais-tu là ? S’exclame Claude, presque terrorisé.
- Mylène, intervient Nathalie. Je te présente le père de Claude. Il est me voir parce que Georges mon collègue à la langue fourchue, lui a dit que nous étions lesbiennes ! Lesbiennes ? Tu imagines ? Et en plus, il a convaincu monsieur Milton que nous voulions faire de Claude notre esclave !
- Lesbiennes ? Esclave ? Vous êtes fou !
- Claude, je t’ordonne de t’expliquer ! Lance son père.
- J’aime Mylène, balbutie Claude qui a toutefois deviné la marche à suivre, et Elle m’aime. Quelles sont ces histoires d’esclave et de lesbiennes ? Je veux l’épouser, ces touts.
- Et pourquoi ne m’en as-tu pas parlé ?
- Regarde comment réagis et tu comprendras ! J’étais sûr que tu serais contre.
- Et tes études ? Pourquoi avoir tout abandonné ?
- Je lui ai dit la vérité, coupe à nouveau l’infirmière. Je lui ai dit que Mylène t’enseignait la comptabilité et la gestion.
- Et qu’il obtient d’excellents résultats ! Surenchérie la Brune Mylène. N’est-ce pas, Claude ?
- Absolument, père. Je serai bientôt prêt à postuler pour un poste important dans la chaîne des magasins Milton.
- Les magasins Milton ? demande Mylène, l’air réellement abasourdi. C’est-vous ?
- Vous l’ignoriez, peut-être !
- Je te jure bien, s’exclame Claude spontanément, qu’elles n’en savaient rien ! Et que j’ai gardé le secret absolu là-dessus. Au début, j’avais trop peur qu’elle n’en veule qu’à mon argent. Maintenant cela na plus d’importance.
- Claude, dit sa fiancée doucement, tu t’es méfié de moi.
- Au début, un peut. Je te demande pardon.
- Ce n’es pas bien, Claude. Je comprends mieux ton père maintenant.
- Je vous demande pardon à tous les deux, ajoute le jeune homme.
Jean-Pierre Milton est à nouveau troublé par l’incontestable accent de vérité des deux fiancés. Déjà il ne sait plus que dire. Nathalie le sent et consolide leur avantage.
-Enfin, cette histoire va sans doute mieux se terminer, que ne laissait présager l’altitude agressive de Monsieur Milton.
- Je vous prie d’excuser ma violence, mesdemoiselles, dit-il. Mais le silence de Claude… Et le coup de téléphone de ce monsieur Dupont.
- Celui-ci, je m’en occupe… N’ayez crainte monsieur Milton.
- De toute façon j’ai rendez-vous vendredi avec le docteur Karana. Je lui dirais ma façon de penser !
- Avec ma patronne ? Demande l’infirmière. Mais pourquoi ?
- Je veux être sur que Claude est bien capable de se marier !
- Rassure-toi, père. Mylène elle-même a demandé que nous. Passions tout les deux un examen médical complet. D’ailleurs nous venons d’aller chercher les résultats au laboratoire.
- Nous venons d’apprendre, ajoute la brune en prenant tendrement la main du garçon, que nous pouvons sans crainte fabriquer un tas de petit Milton…
- Mylène, avec cet argument, a touché le point sensible de la cuirasse du père. Tout le monde le ressent d’ailleurs et se met à respirer plus librement. A commencer par Jean-Pierre Milton lui-même qui avoue sa défaite.
- Bien, je vous prie tous de m’excuser. Toi aussi Claude, pardonne-moi. Je saurai réparer le tord que je vous ai fait, mesdemoiselles soyez en assurées. En attendant, j’espère être au mariage !
- Cela fait des semaines que je supplie Claude de vous prévenir ! Dit Mylène. Il n’osait pas. Enfin maintenant que tout. Est arrangé, vous allez bien accepter de boire une coupe de champagne avec nous, monsieur Milton ?
- Mais avec joie mes enfants ! Quand a vous, mademoiselle, je vous prie de m’appeler beau-père dorénavant !
- Avec joie, beau père ! Et vous appelez-moi Mylène en échange !
- Alors, buvons à votre bonheur !
Nathalie va chercher une bouteille de Dom Pérignon, payée avec l’argent de Claude et réservée normalement à Mylène et elle, la débouche maladroitement. Claude se lève pour aller chercher les verres mais la blonde infirmière arrête son élan.
-Voyons, Claude, reste assis ! Déjà que ton père supposait qu’on voulait faire de toi, notre esclave laisse-moi donc faire le service !
- Faites donc, chère amis ! lance Claude grand seigneur en s’asseyant dans un des fauteuils, tout en sachant qu’il paierait sans doute cette attitude avant peu. Il doit y avoir quelques biscuits dans le placard !
Nathalie sort les biscuits et les présente à la ronde avec le sourire. Mylène sert le champagne. Tout le monde est aux anges. Plus tard dans la nuit, Claude Milton va jusqu’à promettre à Mylène de lui payer les leçons de piano d’un grand professeur et s’engage à faire, le vendredi suivant, les louanges de Nathalie à sa patronne. Quand à Claude son père lui jure le mettre sans tarder au courant des affaires de la société Milton. Enfin il se décide de laisser son fils et les deux jeunes femmes se mettre au lit et les quittes en les embrassant chaleureusement.
Dès la porte se referme enfin sur le père Milton, son fils se précipite pour tout ranger et faire la vaisselle avant de rejoindre son placard, et de s’allongé sous les robes de ses Maîtresses. Et ces dernières, satisfaites de leur performance, vont vite se coucher en riant aux éclats.



CHAPITRE IX
GEORGES GOUTE A SA PROPRE MÉDECINE IL VA DEVENIR PATIENT DE LA CLINIQUE ?


Après deux jours de congé et de repos tranquille, Georges Dupont reprend son travaille, vers neuf heures du matin avec un peut d’anxiété. Il met le calendrier à jour car, pendant son absence, personne le fait jamais et découvre dans le journal qu’un homme se promenait dans la rue se fessant appeler Saint Achille. Ce prénom lui fait immédiatement penser à son propre talon d’Achille qui, en ce jour, est le mauvais coup qu’il a fait à sa collègue de travaille et peut-être bien aussi à sa patronne.
Mais peut lui importe, Il sait qu’il a le bon droit pour lui et qu’il a rendu, par un simple coup de téléphone, un estimable service à un jeune patient et à son père. De plus, celui-ci risque de lui être particulièrement reconnaissant de son acte et compte tenu de sa fortune, la récompense risque d’être intéressante. Quand il commence à regarder les feuilles de service et de soins de la journée, Georges s’entend interpeller du couloir par une voix familière et particulièrement sèche.
-Georges suis-moi ! lui ordonne Nathalie. Le docteur veut nous voir tous les deux dans son bureau. TOUT DE SUITE.
N’ayant rien à objecter, l’infirmier qui a plusieurs année d’expérience que Nathalie et pense devenir le directeur un jour du centre. Se lève, suis sa jolie collègue et pénètre derrière elle dans le bureau du docteur Karana.
-Asseyez-vous dit cette dernière. Non pas vous, Georges. J’ai de sérieux reproche a vous faire !
- Docteur…
- Taisez-vous ! Vous avez écouté certaines de mes communications téléphoniques.
- Mais non, Docteur ! Proteste-t-il, Je…
- Silence ! Monsieur Milton m’a rapporté les propos que vous lui avez tenus. D’autre part, et plus grave encore, Il est évident que vous avez fouillé dans mes dossiers et écouté mes séances d’analyse. Ceci vous le savez, peut vous, coûter votre emplois et peut même sans doute vous envoyer en prison. Vous vous en rendez compte ?
- Docteur… Il m’a semblé…
- Je ne veux, pas savoir ce qui vous à semblé, Georges. De toute façon je dois statuer sur votre sort. D’autre part, vous avez porté des accusations diffamatoires sur votre collègue Nathalie Dunan qui est elle-même décidée à porter plainte.
- Mais, docteur… Mademoiselle Dunan a…
- Taisez-vous ! Ordonne encore violament la psychiatre. Vous l’avez accusé d’homosexualité et, de plus, de tentative d’abus de pouvoir !
- Mais, c’est vrai ! Elle a…
- Peu importe ! Nous sommes toutes les deux décidées à porter cette affaire devant la justice. Mon ami le Procureur Boisvert m’a certifié hier, devant ce même bureau, qu’il peut vous arrêter à l’instant même où nous lui téléphonerons.
- Mais il m’écoutera, avant. Je lui dirais ce que sais. Monsieur Milton lui-même…
- Monsieur Milton ? Raconte-lui Nathalie.
- Monsieur Milton, explique Nathalie d’une voie suave s’est réconcilié avec son fils, il se réjouit du mariage de son fils. Il s’est personnellement excusé auprès de moi et auprès du docteur.
- Après m’avoir présenté ses excuses hier, ajoute Lysias Karana, il m’a demandé d’user envers vous de la plus extrême sévérité.
- Mais, il y a des preuves ! Les DVD
- Quelles DVD ?
- Celle de Claude…

Aux sourires du docteur et de Nathalie, Georges comprend qu’il n’y a déjà plus de DVD, qu’il a été joué et qu’il va devoir payer la note. Il referme la bouche, foudroyé.
-Avez-voue quelque chose à nous dire avant que j’appelle le Procureur Boisvert, monsieur Dupont ?
- Docteur…euh…Nathalie… Je suis désolé. Je ne savais pas…
- Tu ne savais pas que tu te ferais coincer, termine l’infirmière, ni se que tu risquais, voila tout.
- Je vous présente mes excuses. Je…
- Je comprends très bien, explique la psychiatre, vous êtes un peu surmené, énervé et, par conséquent, prêt à agir un peu inconsidérément. Au moins, j’espère que c’est bien cela et non pas une simple jalousie professionnelle devant les capacités nettement plus supérieures de votre collègue !
- Ses qualités professionnelles ? Elle, moi Georges lui suis supérieur sa fait beaucoup plus d’année, que je suis ici que Nathalie. Et je suis un homme, alors je devrais être votre bras droit, depuis longtemps que cette petit blonde d’infirmière. Soudain Georges voit qu’il a trop parlé vite avale.

Georges se mord la langue, se calme et reprend, un ton plus bas :
-Oui, docteur, je suis un peu fatigué, ces temps-ci. Je ne sais plus très bien… ce que je fais… Je vous prie d’excusée mon comportement, soudain, Georges, on voit des larmes couler de ses yeux.
- D’accord, Georges, announce Lysias Karana. Mais, nous ne voulons pas être par trop intolérantes. En accord avec mademoiselle Dunan, je veux bien passer l’éponge mais a une condition.
- Laquelle, docteur ? C’est promis, je ne recommencerai plus jamais.
- Cela va de soi. Il va de soi également que je vous annonce que Nathalie depuis aujourd’hui devins mon bras droit et devins la Directrice adjointe du centre C.D.S a ma demande. Et je n’irais pas plus loin dans cette affaire, seulement si vous acceptez de suivre un traitement.
- Un traitement ! Quel Traitement ?
- Un traitement neuroleptique, bien entendu, Je veux dans mon service des employés parfaitement sains psychiquement, totalement libérées de toute tendance agressive. Etes-vous d’accord, Georges ?
- C'est-à-dire, docteur, que…
- C’est ça ou vous coucherez ce soir en prison !
- Bon, j’accepte, docteur. Mais, que dois-je faire dans l’immédiat ?
- Commencez par prendre deux de ces pilules chaque matin.
- Qu’est-ce que…
- Ce sont des psychotropes légers, des calmants. Par la suite, je vous ordonnerai une thérapie plus légère ou plus dure selon votre comportement. Allez. Et prenez en deux tout de suite !
- Bien… Euh… merci, docteur.
- Bien. Maintenant, Nathalie va vous faire signer votre prise en charge et votre demande d’internement.
- Ma demande d’internement ? Mais je ne veux pas…
- Georges ! Coupe violemment le médecin. Vous venez d’accepter de suivre un traitement et j’entends vous le faire suivre comme je le souhaite ! Vous restez libre d’allez et venir comme vous l’entendez mais considérez vous comme sous ma seule et entière responsabilité ! Vous n’avez rien à objecter, je pense ?
- Euh… non, docteur.
- Bien. Ce sera tout. Nathalie ?
- Oui, Lysias ?
- Occupe-toi de monsieur Dupont s’il te plait.
La tête un peu lourde, légèrement titubant et rouge de honte, Georges suis la blonde infirmière jusqu’au bureau du secrétariat. Elle lui présente plusieurs formulaires déjà remplis. Il les parcours vaguement sans trop lire ce qu’il a sous les yeux. Pourtant, quelques mots le font sourciller :
- "… demandant son internement définitif, volontaire et sans contrainte… " Lit-il abasourdi. Mais, le docteur a dit…
- C’est ce qui est convenu, Georges ! Signe !
Les images se troublant devant lui, ne voyant que l’index de l’infirmière pointé sur un emplacement du formulaire et n’entendant que l’ordre qui lui est donné, Georges Dupont signe. Il signe plusieurs fois, partout où on lui dit.
Il se sent tout à coup très faible et veut s’appuyer sur le bureau. Mais Nathalie l’en empêche.
Non, Georges, pas ici ! Viens, le numéro 10 est libre.
-Le numéro 10, balbutie-t-il.
- Oui, viens.
Soutenu par un bras et dirigé par sa blonde collègue, Georges se laisse emmener à la cellule numéros 10. Nathalie l’aide à se déshabiller, à revêtir un pyjama blanc puis à se coucher sur le lit d’hôpital. Docilement, il se laisse manipuler. Dans une sorte d’états seconds il voit sa collègue préparer une seringue et lui faire une injection dans le bras. Il l’entend partir et refermer la porte à clé derrière elle. Puis, bientôt, Georges Dupont sombre dans une douce inconscience.

Quand il revient à lui il constate qu’on lui à poser une perfusion et que des sangles solides retiennent à l’armature du lit ses bras, sa poitrine et ses jambes. Il veut appeler, crier, mais il s’en sent totalement incapable. Au bout d’un long moment, enfin, il entend la porte s’ouvrir. En redressant la tête, il reconnait Nathalie qui lui sourit gaiement.
-Alors, le redresseur de tords, on reprend conscience ?
- Dé… Détache-moi, arrive-t-il à balbutier.
- Certainement pas avant ta piqure, répond l’infirmière. Tu pourrais avoir envie de t’en aller !
- Je veux rentrer chez moi… Ce soir… ma mère m’attend…
- Mais non, George. Elle ne t’attend pas. Elle a été prévenue de ta crise. Elle est même venue te voir déjà trois fois. Tous les jours !
- Tout les Jours ! Mais comment ?
- Mais oui, mon petit Georges, cela fait quatre jours que tu es parmi nous. Nous somme vendredi.
- Nathalie… tu…
- Ne t’inquiète pas, répond la blonde en enfonçant l’aiguille dans le bras de son patient. Je suis aux petits soins pour toi ! Hélas, demain, ce n’est pas moi qui m’occuperai de toi. Tu te souviens ? Je suis de mariage ! Allez, dodo, maintenant !



CHAPITRE X
Jean-Pierre Milton dévoile son coté masochiste au Docteur Lysias Karana


Pendant ce temps-là, Jean-Pierre Milton est introduit par la nouvelle secrétaire du pavillon dans le bureau du Docteur Karana. Celle-ci l’accueille avec un charmant sourire et l’invite à s’asseoir confortablement. Elle lui demande :
-Alors, chère monsieur Milton, où en êtes-vous avec votre fils ?
- Je crois que je me suis trompé à son sujet. Cette Mylène est tout à fait charmante!
- Ah, oui ! La fameuse Mylène que vous avez accusée de coucher avec mon infirmière!
- Je vous renouvelle mes excuses, docteur.
- Je vous en prie, restons-en là !
- Et cette langue de vipère ? Ce Georges Dupont ! Qu’est-il devenu ?
- Il est en arrêt maladie. J’ai la un certificat d’arrêt de travaille pour durée indéterminée, dit la psychiatre en agitant un imprimer mais omettant de signaler que c’est elle-même qui la signer. Cela vaut mieux pour tout le monde, je crois.
- Vous avez raison, docteur.
- Et si nous parlions un peu de vous, monsieur Milton ?
- Quoi dire ? J’ai cru comprendre que Claude vous avait parlé de…
- De vous ? De votre épouse et de cette… Sarah ? C’est exact, bien que ce que votre fils m’a dit reste confidentiel.
- Que sait-il, exactement ?
- Et si vous commenciez vous-même par me renconter la vérité ? Et n’oubliez pas que vous êtes en face d’un médecin assermenter et d’un psychiatre.
- C’est difficile docteur…
- Mais non. Et imaginez-vous que je sais déjà beaucoup de choses, que c’est mon métier. Considérez-moi plutôt comme un confesseur.
- Je n’ai pas à me confesser. Je n’ai rien commis de répréhensible, vous savez !
- Je sais, monsieur Milton. Vous êtes cependant tracassé, je dirais même torturé, par certaine pensées. Lesquelles ?
- Et bien, ma foi, il y a quelques années, j’ai vécu une triste expérience dont, je crois, Claude fut témoin, du moins en partie. Et je me suis toujours demandé s’il n’en avait pas été traumatisé…
- Continuez, je vous prie. Voulez-vous vous allonger ?
- Non, non. C’est inutile, docteur. Bon. A l’époque, je ne m’entendais pas très bien avec ma défunte épouse. Pour tout vous dire, elle se refusait à moi. Et, comme j’en étais cependant très amoureux, j’en concevais beaucoup d’amertume. Jusqu’au jour…
- Ne vous arrêtez pas, monsieur Milton. Continuez en toute franchise. Je préférerais cependant que vous, vous étendiez sur le divan. Cela facilite les confidences, vous savez.
- Bon, si vous y tenez.
- Jean-Pierre va s’allonger pendant que Lysias Karana vient s’asseoir près de lui, un carnet de notes a la main. Bien en vue de l’homme étendu devant elle, Lysias croise haut ses jambes, laissant la jupe de son tailleur bleu glisser et dévoiler ses cuisses ferme et excitantes. Sa jambe gainée de nylon se balance négligemment devant les yeux de son patient. Et celui-ci reprend sa narration :
- Jusqu’au jour où je l’ai surprise dans les bras de son amie.
- La fameuse Sarah ?
- Oui, docteur. Une très belle femme dont j’ignorais absolument les penchants homosexuels.
- Qu’avez-vous ressenti ?
- D’abord, une véritable rage. J’ai frappé ma femme. C’est alors que…
- Allons, parlez, ordonne doucement le docteur en caressant tendrement la main de Jean-Pierre Milton. N’ayez aucune crainte.
- Sarah s’est mise à me frapper, avoue l’homme en regardant la psychiatre avec reconnaissance puis laissant glisser son regard vers les jambes et les cuisses provocantes de celle-ci. Elle m’a fouetté avec sa ceinture. Elle était très vigoureuse, puis ma femme s’en est mêlée. A elles deux, elles étaient plus fortes que moi, Elles m’ont jeté à terre et se sont acharnées sur moi. Elles m’ont brutalisé sans pitié. Je me suis souvent battu, quand j’étais jeune, mais jamais je n’avais été martyrisé de cette façon.
- Qu’avez-vous éprouvé à ce moment-là ?
- De la honte, Claude regardait. J’avais honte et aussi…
- Là, l’homme s’interrompt et grosse larmes perlent à ses paupières puis coulent sur ses joues. Lysias Karana le laisse pleurer quelques instants puis termine la phrase commencée :
- Et aussi, vous avez éprouvez une sorte de plaisir.
- Oui, docteur, avoue-t-il.
- Cocu, battu et content ? C’est de cela, surtout, dont vous aviez honte ?
- Oui, docteur, et surtout parce qu’il s’agissait de deux femmes !
- Votre orgueil masculin souffrait, vous souffriez physiquement mais, au fond, vous étiez bien ? C’est cela ?
- Oui, docteur.
- Vous saviez, monsieur Milton, tout être humain possède en lui, dans son inconscient, des tendances sadiques et masochistes plus ou moins. Refoulées et plus ou moins également répartis. Et il suffit d’une expérience quelconque pour que l’une ou l’autre de cos tendances remontent à la surface. C’est ce. Qui s’est passé dans votre cas.
- Sans doute, mais après elles se sont remise à s’embrasser et à se caresser devant moi, sans pudeur. Elles m’ont donné des ordres humiliants. Et j’ai… j’ai…
- Vous avez obéie ? Suggère Lysias servilement ?
- Oui, j’ai rampé devant ces deux lesbiennes. J’ai léché leurs pieds.
Pendant que les larmes de l’homme humilié se remettent à couler silencieusement, la psychiatre lui caresse le visage avec compassion et lui explique :
-De même que des tendances sadomasochistes, il y a dans l’inconscient de l’homme, des tendances homosexuelles refoulées. C’est pourquoi l’homme, le mâle, est souvent fasciné par l’autre saphique, par les lesbiennes, et, dans votre cas l’une des partenaires de ce couple homosexuelle était une femme que aimiez, votre inconscient ne vous à pas laisser libre d’éprouver autre chose. Vous étiez psychiquement condamné à réagir comme vous l’avez fait.
- Vous croyez, docteur ? Je ne suis pas…
- Masochiste ? Pas plus que chacun et chacune d’entre nous. Je vous le certifie. Seules les circonstances ont fait…
- Mais, par la suite, docteur, je suis resté leur esclave, j’ai cédé ma place au lit à Sarah.
- Disons qu’elle vous l’a prise.
- Oui, mais j’étais satisfait. Elles me faisaient coucher dans la cuisine. Je devais faire tous les travaux domestiques et les servir. Je leur apportais même leur déjeuner au lit.
- Ce qui vous inquiète le plus, monsieur Milton, avouez-le, c’est que vous preniez plaisir à cet état de chose.
- Oui, et c’est pour ça que je vous ai envoyé Claude. J’avais peur qu’il n’éprouve les mêmes goûts que moi. Georges Dupont m’a raconté toute cette histoire qui concordait tellement bien avec ce que je que je craignais le plus, mon sang n’a fait qu’un tour et…
- Je sais, monsieur Milton. Calmez-vous. Tout cela est du passé.
- Vous êtes très compréhensive, docteur.
- C’est mon métier. Mais, dites-moi, qu’avez-vous éprouvé au moment de la mort de votre épouse ?
- Un grand manque. Une sorte de vide…
- Qu’elle est votre vie sexuelle, aujourd’hui ?
- Autant dire inexistante !
- Ce n’est pas bien, cela, Jean-Pierre ! Vous permettez que je vous appelle Jean-Pierre ?
- Bien sûr docteur !
- Alors, appelez-moi Lysias.
- C’est entendu, Lysias. Vous êtes vraiment charmante ! Je reste confus de la façon dont je vous ai traitée. Me pardonnerez-vous jamais ?
- Vous êtes déjà pardonné.
- Accepteriez-vous de souper un soir avec moi ? Mais, mieux encore, Lysias, voulez-vous venir au repas que je donne pour le mariage de mon fils ? Demain soir ?
- Mais avec grand plaisir, Jean-Pierre ! Je vous trouve aussi très gentil !
- Alors, c’est entendu ? A demain ?
- A demain, Jean-Pierre !



CHAPITRE XI
LE MARIAGE
ET LE PAPA JEAN PIERRE DOUTE ?


Samedi vingt trois mai deux milles neuf. Claude Milton et Mylène D'armousse se marie. Le père a exigée que ses enfants soient unis devant dieu. Tous prennent la route de l’église. Un ami du père amène le témoin une mie de Claude, et la Psychiatre dans sa voiture. Pendant que Nathalie emporte les futurs mariés dans sa voiture. Au premier virage elle stop la voiture et ordonne à Claude de prendre sa place derrière le volant, pendant que celui-ci obéit et redémarre, elle se serre contre Mylène et l’embrasse amoureusement.
-C’est nous deux, n’est-ce pas dit-elle à son amie, qui allons se marier ?
- Mais, oui, ma chérie, répond la jeune-femme en robe blanche. Il ne faut considérer Claude que comme un intermédiaire. Nous allons nous marier toutes les deux par son truchement. Ce n’est qu’un prête-nom. Et encore, il est convenu qu’il l’a également perdu. N’est-ce pas esclave ?
- Oui, Maîtresse. Mais nous arrivons à l’église. Vous devriez vous comporter plus discrètement à cause des trois autres…
- A partir d’aujourd’hui, jette sèchement Mylène. Je me comporterai comme je l’entends ! Ton père ne peut plus revenir sur notre mariage ni sur notre contrat signer devant notaire. Peu importe maintenant qu’il apprenne que tu n’es qu’un esclave !
- Il a raison, intervient Nathalie. Nous devrions au moins attendre la fin de la journée pour nous laisser aller à nos vrais sentiments ! Bon. Si tu es avec lui.
- Tu sais bien que non, ma chérie ! Allez, allons voir le curé !
- Oui. Quel supplice !

La bénédiction se déroule rapidement. Le prêtre dit quelque mot, ensuite leur fait prononcer leur consentement puis leur donne le sacrement du mariage. Mylène embrasse froidement Claude puis décroche un tendre sourire à Nathalie, en sortant, au lieu de tendre le bras a Claude, elle prend celui de son amie et passe devant tout le monde un sourire ironique aux lèvres.
-Que signifie cette comédie ? demande le père?
- Ce n’est rien, elle est émue, s’excuse Claude.
- Mais oui, ajoute Lysias en prenant le bras de Jean-Pierre, elle est nerveuse et ne sait pas trop ce qu’el fait !
- Bon nous allons manger !
Pendant ce temps le jeune marié conduit à nouveau les deux jeunes femmes qui, à ses cotés, se caressent tout en faisant des promesses d’amour éternel. Devant le restaurant, il reçoit l’ordre de faire le tour de la voiture et de leur tenir la porte, il obéit servilement sous le regard courroucé du père.
-J’ai préféré conduire, explique-t-il brièvement.
- Allons arroser l’heureux évènement ! propose le Docteur.
Une table leur est réservée près de l’orchestre du luxueux restaurent cinq étoiles, le champagne coulent à flots. Mylène, assise entre Claude et Nathalie, trinque à maintes reprises avec sa voisine de droite, mais bien rarement avec son mari. En face de celui-ci, Lysias tente de distraire son voisin de gauche, qui lance des regards enflammés de colère à sa belle-fille. Celle-ci, un peu éméchée, jette de l’huile en laissant filtrer quelques sous-entendus :
-A votre santé, beau-père ! Et à ma prospérité !
- Nathalie, intervient le docteur, allez donc danser avec votre cavalier ! Il en meurt d’envie !
Le jeune ami de Claude qui ne sait pas trop ce qu’il fait là, et ressentant la tension régnante, jette effectivement des regards admiratifs à sa charmante vis-à-vis, il se lève aussitôt et fait une révérence à l’infirmière qui accepte son bras d’assez mauvaise grâce. Lysias propose alors :
-Venez, Jean-Pierre, laissons donc nos amoureux en tête à tête ! Faites-moi dansé !
Les " amoureux", restant seul, ne se regardent même pas. Claude demande alors à son épouse :
-Pourquoi agissez-vous comme cela avec mon père ?
- Parce que j’en ai envie, esclave ! Et ton père m’énerve avec suffisance. Je veux qu’il comprenne que tu m’appartiens, maintenant corps et âme ! Et qu’il m’appartient, lui aussi, puisque bientôt je serai sa patronne !
- Oui, Mylène. Vous en avez le droit. Mais pourquoi faire scandale ce soir ? Laissons-lui au moins cette nuit !
- Pourquoi ? Il faudra bien qu’il le sache un jour ou l’autre !
- Oui. Mais, même-vous, vous avez intérêt à ce que les formalités d’héritage se passent au mieux.
- Nous verrons… De toute façon mon chère mari, je vous jure bien que vous allez payer le supplice que je subie aujourd’hui ! Dès ce soir !
- Maîtresse, vous savez bien que j’accepterai tout ce que vous me ferez subir !
- Tu y es bien obligé, maintenant ! Tu es à moi ! D’ailleurs, je t’ai préparé une petite surprise pout tout a l’heure. Tu apprécieras, j’en suis sûr !
- Voulez-vous danser, Maîtresse ? Ce sera mieux…
- Danser ? D’accord. Mais prépare-toi à chanter incessamment !
De voir Claude et Mylène danser ensemble remonte le moral de Jean-Pierre Milton, il s’abandonne plus librement à la conversation de sa partenaire et la serre doucement contre lui.
-Que pensez-vous de ma belle-fille ?
- C’est une exaltée, certainement. Mais elle est charmante et je suis sûr qu’elle fera le bonheur de Claude.
- Je le souhaite… Car je vais me retrouver bien seul. Maintenant.
- Bien seul ? Vraiment, Jean-Pierre ? demande le médecin tendrement. Même ce soir ?
- Non. Pas ce soir. Vous le savez bien, Lysias !
- Alors, qui sait ? Peut-être ne le serez-vous plus jamais ?
- Vous me donnez beaucoup d’espoir…
- Le morceau est terminé. Nous revenons a la table ?
- Hélas, oui, et c’est et c’est bien dommage.
Au dessert, pendant qu’un serveur ouvre la sixième bouteille de champagne, tout le monde participe à sa façon à l’euphorie de l’instant. Nathalie laisse son cavalier lui faire du pied, remettant à plus tard le moment de le remettre à sa place. Jean-Pierre et Lysias chuchote tendrement, leur tête penchées l’une vers l’autre. Claude rencontre des histoires drôles que personne n’écoute. Hélas, Mylène, elle, n’apprécie pas l’ambiance et, complètement ivre, recommence ses provocation :
-Dites-moi, beau-père, puisque que je vais bientôt devenir patronne, aurai-je le droit de vous licencier ?
- Sans aucun doute, Mylène. Mais vous savez, je suis prêt de la retraite. Cela ne vous gênera guère !
- Ou vous faire muter à l’entretien ! Ce serait rigolo : Le père faisant le ménage au magasin et le fils à la maison !
- Mylène plaisante, Jean-Pierre ! Intervient le docteur Karana. Elle est saoule ! Mylène, tenez vous correctement, voyons !
- Pourquoi ? Ce soir, j’ai tous les droits ! Je suis millionnaire et je viens de m’approprier définitivement un homme !
- Pas définitivement ! Hurle Jean-Pierre Milton. Le divorce existe, vous savez !
- Le divorce ? Et que m’importe ! Il me restera toujours au moins la moitié ! Et Claude n’acceptera jamais de me perdre ! N’est-ce pas, cher " mari " ?
- Bien sûr que non, Mylène, mais calmez-vous, s’il vous plait, dit le garçon doucement. Voulez-vous que nous rentrions ?
- C’est ça ! J’ai justement un cadeau à te faire !
- Laissez-les, Jean-Pierre insiste Lysias en lui prenant le bras. C’est leur nuit de noces après tout !
- j’espère que cette fille ne pense pas ce qu’elle dit !
- Mais non ! Jette Mylène en éclatant de rire. Vous verrez bien ! Allez, arrive, Claude ! Nathalie, tu veux bien conduire ? Je sens que je un peut saoule…
- Pour ça dit Nathalie en souriant, on s’en était aperçu ! Venez tous les deux ! Au-revoir, monsieur Milton. A lundi, Lysias. Adieu jeune séducteur !
- Au-revoir, ajoute Claude en faisant un signe d’adieu.
- Salut la compagnie ! Lance Mylène en partant. Et recomptez bien la note, beau-père. N’oublier pas, après tout, qu’il s’agit de mon argent !
- Sale petite…
- Chut, Jean-Pierre le coupa Lysias. Bonne nuit, les jeunes !
- Je crois que je vais m’en aller aussi, dit le témoin improvisé. Au revoir, messieurs-dames. Et merci pour tout.
Une fois seuls, la psychiatre et le directeur des magasins Milton gardent un instant le silence, puis Jean-Pierre, après-avoir avalé d’une seule gorgée une coupe de champagne, se met à parler les yeux dans le vide :
-Je crois bien que vous m’avez trompé, docteur, et que vous êtes la complice de ces deux lesbiennes.
- Mais non, proteste Lysias. Voyons Jean-Pierre ! Venez maintenant. Vous m’avez promis de me raccompagner chez moi !
- D’accord docteur, mais je n’ai pas dit mon dernier mot ! Je vous jure bien que je détruirai ce mariage !
- Pourquoi ? Si Mylène et Claude sont heureux ? N’étiez-vous pas vous-même heureux entre votre épouse et Sarah ?
-Ah ! Vous avouez !
- Je n’avoue rien, Jean-Pierre. Je vous pose une question.
- Dont vous connaissez la réponse, docteur. Mais jamais, vous m’entendez : Jamais ! Je ne laisserai mon fils mener cette vie-là.
- Vous oui, mais pas lui ?
- Elle ne touchera pas un seul sous de l’héritage, cette pute ! Dussé-je me ruiner en procès, en expertise en contre expertise, je vous le garantis !
- Vous avez tellement honte d’avoir vous-même des tendances masochistes que vous voulez interdire à Claude d’éprouver les même ?
- Oui, parfaitement ! Je ne veux pas qu’il subisse ce que j’ai subit !
- Pourtant, si toutefois vos suppositions sont exactes, il a choisi, lui. Alors que vous n’avez fait que subir les événements.
- Peut-être, mais…
- Je suis certaine que si Sarah, ou une nouvelle Sarah, venait vous chercher, vous la suivriez comme un bon toutou !
- C’était pour ça, Lysias ? C’était donc pour ça que vous m’avez fait du charme ? Vous vouliez me domestiquer, me réduire à nouveau en esclave ? Vos patients masochistes vus ont donné des idées.
- Mais non, je vous assure que non ! Pourtant, si cela était, vous ne seriez pas vraiment déçu n’est-ce pas ?
- Si ! J’ai pensé…
- Menteur ! Soyez donc un peut honnête envers vous-même, Jean-Pierre !
- J’ai peut-être un peut fantasmer, mais…
- Ah ! Vous voyez ? Allez, Jean-Pierre. Ramenez-moi chez moi. Et cette fois-ci c’est un ordre que je vous donne !
- Je vous obéis, Lysias. Mais vous ne me ferez pas changer d’avis au sujet de mon fils !





REVE ou FANTASME VOL : 16
Les Anges de L’enfer


Deuxième partie
CHAPITRE I



Le retour a la maison pour Mylène et Nathalie les Maîtresses et l’esclave Claude reçoit son cadeau douloureux.

Nathalie et Mylène Vienne de regagner leur appartement poussant devant elles leur esclave traumatisé par cette journée du vingt trois mai deux mille neuf. Qu’il ne pourrait sans doute jamais oublier.
-Enlève ton beau costume, lui ordonne Mylène. Tu n’as plus à être habiller comme un homme désormais ! Tu resteras nu, comme un esclave, ou déguisé comme nous le désirons selon les jours. Nathalie, va chercher son cadeau de mariage, s’il te plaît.

La blonde infirmière revient avec un paquet entouré d’un large ruban rouge avec un gros nœud. Elle le tend à Claude avec un sourire ironique et lui dit :
-Tiens ! L’idée est de Mylène. Tu peux la remercier.
- Merci, Maîtresse, exécute le jeune homme en défaisant son paquet.
- Déshabille-toi complètement ! Lui intime son " épouse ".Quand nous te donnons des ordres, exécute-les dans l’ordre ! Nathalie, aides-moi à enlever cette robe stupide.
Complètement nu, debout devant les deux jeunes-femmes dont l’une la sienne, n’est plus vêtue que d’un soutien-gorge affriolant et d’un slip de dentelle noire, et l’autre le regarde avec un sourire moqueur du fond de son fauteuil. Claude sort de son carton un objet de cuir noir dont il devine instantanément la destination. Mylène, pourtant, lui explique :
-C’est une ceinture de chasteté, esclave, spécial pour homme-esclave. Tu vas glisser ta queue dans cette petite gaine. Tu vois, elle est percée pour pouvoir uriner. Allez, obéis !
En exécutant l’ordre, le jeune marié ne peut réprimer une grimace et un léger cri de douleur. Et sa femme lui précise :
-Comme tu peux le constater cette petite gaine est hérissée de petite pointes d’acier acérées. Ainsi, dès que tu auras des velléités d’érection, la douleur te rappellera à l’ordre et ton bel organe masculin se ratatinera.
- Comme ça, ajoute Nathalie, nous somme sûr que ton sexe ne sera pas un obstacle à notre vie à nous et à nos amours. En fait, grâce à ce merveilleux accessoire, tu n’as plus vraiment de sexe, exactement comme si tu étais castré !
- Maintenant, reprend Mylène, passe la bande cuir entre tes fesses. Serre les fesses, pour qu’elle ne retombe pas, imbécile ! Bien, Maintenant, prends les deux boucles de la ceinture et passe-les derrière ton dos.
La jolies brune en tenu légère se lève, vient se campé devant son mari et agite devant son nez un petit cadenas de sûreté de marque "Robillard ". Ironique, elle lui dit :
-Celui d’origine ne me semblait pas assez solide, celui-ci sera complètement rouillé avant d’être ouvert à nouveau.
Se plaçant derrière Claude, elle réunit le string passant entre les fesses et les deux bouts de la ceinture, les règles à la bonne taille en serrant légèrement, puis bloque-le tout définitivement à l’aide du petit cadenas. Enfin elle va s’asseoir sur les genoux de Nathalie, l’embrasse tendrement et, tirant d’entre ses seins la petite médaille attachée à une chaine d’or qu’elle porte toujours autour du cou, annonce gaiement :
-La seul clé du cadenas, je la mets là. A coté de sainte Fath et bien au chaud entre mes seins. Tu vois, esclave, ta virilité est bien gardée !
- Pourquoi garder la clé ? demande Nathalie en caressant les seins de son amie, puisque, de toute façon nous ne rouvrirons jamais ce cadenas !
- On ne sait jamais, répond Mylène. S’il était malade… Ou si nous décidions de le castrer réellement !
- Tu as toujours raison, ma chérie ! Embrasse-moi !
Devant leur esclave planté comme un piquet et plongé dans une contemplation fascinée de son unique et nouveau vêtement, les deux lesbiennes s’embrassent amoureusement et se caressent voluptueusement. Ainsi pendant une longue demi-heure, jusqu’à ce que, folle de désir, Nathalie murmure à son amie.
-Et si nous allions au lit, ma chérie ?
- Oui, mon amour…
- Et lui ? Demande Nathalie en désignant Claude du menton. On l’enferme dans son placard ?
- Certainement pas ! répond la brune. Tu oublies que c’est sa nuit de noces ! Et je lui ai promis qu’il ne l’oublierait pas, sa nuit de noces ! J’en ai assez bavé, aujourd’hui ! Tu te souviens, esclave ? Tu m’as fait danser et je t’ai promis en revanche de te faire chanter ? Et crois-moi, ce soir, tu vas chanter. Va dans la chambre !
- Claude exécute l’ordre, suivi par ses Maîtresse. Pendant que Nathalie fini de se déshabiller, Mylène sort du tiroir de la table de nuit une véritable paire de menottes.
- Donnes tes poignets, ordonne-telle. Na t’inquiète pas se sont de vraies menottes, arrivant en ligne direct du commissariat ou le chef de police est un bon ami. Maintenant, plaque-toi contre ce mur. Monte sur cette chaise !
- Le claquement des menottes a fait frémir le jeune-homme. Sur la chaise, il commence vraiment à avoir peur. Nathalie, maintenant complètement nue, s’est allongée sur le lit, face à lui, et suit le spectacle avec intérêt. La brune continue sa mise en scène :
- lève tes bras au-dessus de la tête ! Plus haut ! Bon.
Mylène grimpe à son tour sur la chaise, plaquant son corps parfumé contre celui de Claude. Avec une autre petite clef elle rouvre un des bracelets des menottes, fait passer celui-ci autour des crochets bien fixé à l’angle du plafond, et referme chacun des bracelets dans les crochets, et referme ceux des poignets tendu. Elle saute vivement de la chaise et, contemplant son œuvre d’un air satisfait, les poings sur les hanches, annonce :
-Les crochets son solide. Ne t’inquiète pas. Je les ai testées. Et que crois-tu que je vais faire maintenant ?
- Je crois que je m’en doute, Ricane Nathalie.
D’un coup de pieds, la lesbienne fait basculer la chaise. Les bras de Claude se tendent brusquement. Un cri de douleur jaillit de sa bouche. En même temps, Mylène éclate de rire. La souffrance se fait de plus en plus violente. Il gémit de façon continue.
-Je t’avais bien-dit que tu chanterais, ce soir ! Je te souhaite une merveilleuse nuit de noces, mon cher mari !
- Et la jeune-femme va s’allonger auprès de son amie pour se mettre à la caresser et à l’embrasser sur tout le corps sans plus se soucier du reste. Peu à peu, sa bouche descend et vient baiser le sexe de Nathalie. Celle-ci écarte les cuisses et avec ses jambes repliées caresse celles de son amante. Ses mains s’agrippent aux cheveux noirs de Mylène pendant que, d’entre ses lèvres entrouvertes, s’exhale un soupir voluptueux qui se mélange aux gémissements de Claude.
Enfin l’orgasme la saisit et son corps est secoué de spasme de plaisir. Mylène, alors se dégage doucement, glisse le long du corps de son amie et retire rapidement ses derniers sous-vêtements. Sa main se dirige vers la table de nuit et sort du même tiroir qui contenait les menottes un petit godemiché de couleur chair.
-Tiens, chérie dit-elle en tendant l’objet à son amie. A moi, maintenant !
- C’est rigolo, pouffe Nathalie. Se servir de ça pendant que son sexe à lui est emprisonné dans son étui !
- Savoir s’il bande ? Non, il doit avoir autre chose a penser !
- Quand tu l’auras détaché, reprend l’infirmière, on l’excitera pour le voir souffrir en bandant, jusqu’à ce que son sexe saigne !
- C’est demain dimanche, ma chérie. On aura tout le temps !
- Embrasse-moi.
Pendant que Nathalie fait pénétrer doucement le phallus artificiel dans le vagin humide de son amie qui lui caresse les seins tout en replongeant son baiser, celle-ci fait onduler son corps en sueur, prenant plaisir au frottement langoureux de leurs deux peaux frémissantes. Le va-et-vient dure longtemps, voluptueux, jusqu’à ce qu’un nouvel orgasme, mais mutuel cette fois, vienne faire crier de plaisir les deux lesbiennes.
Leur commun désir momentanément apaisé, elles portent leurs regards vers l’homme suspendu au plafond qui continu a gémir lamentablement il a les yeux ouverts, braqués sur elles, et expriment de façon pathétique la souffrance et la supplication. Mais ses deux Maîtresse n’éprouvent aucunement la moindre pitié. Elles le contemplent, curieuse et sadiquement intéresser par ses réactions.
-Crois-tu qu’il est heureux ? demande Nathalie.
- Bien sûr, chérie ! N’est-ce pas sa nuit de noces, après tout ?
- Mylène ! C’est aussi la nôtre, n’est-ce pas ?
- Oui, ma chérie ! Nous sommes mariées, aujourd’hui, vraiment !
- Cela fait que nous somme trois, dans cette pièce, à goûter pour la première fois les joies du mariage !
Un rire joyeux les secoue de nouveau puis :
-Je t’aime, dit Nathalie.
- Je t’aime.
Elles se caressent encore, s’embrasse et leur corps se retende l’un vers l’autre. Les gémissements de Claude diminuent d’intensité pendant que les soupirs voluptueux des deux femmes se multiplient.
-Éteins la lumière, murmure Nathalie. J’ai assez vu notre pendu !
- Oui, chérie. Ses plaintes suffiront à nous bercer…
Et dans le noir et la souffrance Claude attend la fin de son inoubliable nuit de noces…




Deuxième partie
Chapitre II

Mylène et Claude rencontre le notaire et apprennes une mauvaises nouvelle
Aussi des nouvelles de George



En se premier mardi 2 juin une semaine après le mariage mémorable de Mylène et Claude, l’assistante les introduit auprès du notaire Marcel Trudel.
-Alors cher Maitre, demanda Mylène, quoi de neuf ?
- Bonjour, Madame D'armousse, Monsieur, veuillez vois asseoir. Bien. Si vous voulez, dans un premier temps, nous allons résumons la situation : Il ya huit ans, quand Madame Milton, votre mère, monsieur, est décédé accidentellement, elle était marié sous le régime de la communauté des biens et vous-même étiez encore mineur. A cette époque, la fortune Milton fut évaluée à cinq millions de dollars actuels dont la moitié vous revenait. Hors les droits de successions que votre père a préféré payer à ce moment-là cela donne une somme de deux millions de dollars, confier a votre père jusqu’à votre majorité, et dont il vous est aujourd’hui redevable à tout deux puisque, vous aussi, vous avez opté pour la communauté des biens contrat passer à mon étude.
-Tout cela, interrompt Mylène, nous la savons déjà ! Qu’en est-il aujourd’hui maitre ?
- De ces deux millions monsieur Milton, puisque vous avez opté pour porter le nom de votre conjoint, il faut retrancher la moitié de la valeur de la résidence de votre père puisque il le souhaite, comme il en a droit. En garder l’usufruit(1). Il faut également enlever les frais de votre éducation à motiver et qui on été chiffrés contradictoire avec le notaire de votre père.
- bon, alors, reprend la jeune épouse, il reste combien !
- Compte tenu des frais d’enregistrement et notariaux. Madame Milton nous arrivons à un montant légèrement supérieur à un millions de dollars.
- C’est tout ?
- Oui, madame. Mais il nous faut considérer autre chose. Votre beau-père n’ayant pas de fortune personnelle, il ne peut s’acquitter de sa dette, que vendre son affaire, les magasins Milton, qui sont au nombre de trois, vous le savez. Or, comme il en a parfaitement le droit, s’il est contraint à liquider sa succession, il a choisie de vendre séparément chacun des trois magasins. Hélas s’ils valent ensemble plus de un millions de dollars, séparément chacun ne vaut plus guère que la moitié du tiers et encore ! Ils n’auront plus que comme valeur que celle de chacun des fonds de commerce, déduite de la raison social Milton qui, par le fait, n’existera plus.
- Mais c’est malhonnête ! s’écrie l’héritière. Il n’a pas le droit !
- Hélas, si, madame Milton, reprend le notaire. Et il semble être fermement encré dans cette décision. Vous ne pouvez guère espérer, vu cette état de choses, recevoir, d’ici la vente des magasins si vous persistez dans vos exigences, qu’une somme avoisinant deux cent milles dollars.
- deux cent milles dollars. ? C’est tout ?
- Oui, madame. Certes monsieur Milton vous sera toujours redevable de plus de huit cent milles dollars mais, comme il ne les possède pas et comme il le droit à l’usufruit (1) de sa demeure, vous devrez probablement attendre son décès pour les toucher.
-C’est incroyable il ne reste presque rien ?
- Hélas madame Milton ! J’ai envoyé plusieurs courriers proposant a votre beau-père une vente plus judicieuse de ses magasins, voire la vente de sa résidence en échange d’une autre habitation que vous lui fourniriez, mais il ne veut pas démordre et refuse tout marchandage. Ton père est un voleur, esc…Euh, Claude ! Alors, que faire, maitre ?
- Vous ne pouvez qu’accepter ses conditions ou tenter de vous entendre à l’amiable avec monsieur Jean-Pierre Milton.
- Maître, demande timidement Claude le jeune héritier, comment m’entendre à l’aimable avec mon père ?
- Il dit qu’il révisera ses position; Monsieur Milton si vous accepter d’introduire une demande en divorce et de reprendre votre nom patronymique naturel.
- C’est hors de question ! Tranche Mylène. C’est du chantage !
- Je ne vois pas d’autre solution. Madame. Vous pouvez toutefois tenter une démarche personnelle auprès de lui.
- Qu’il vienne me voir, alors ! S’écrie la jeune femme. Après tout, c’est lui notre débiteur ! Téléphoné lui, maitre.
- Comme il vous plaira, madame, Je vais l’appeler immédiatement.
Après avoir conversé et transigé longuement au téléphone, le notaire raccroche enfin et annonce enfin :
-Il passera vous voir se soir à votre domicile. Il dit qu’il est prêt à tout si vous vous montrez raisonnable.
- nous verrons bien. Nous vous tiendrons au courant. Maitre. Merci de votre amabilité.

Deux heures plus-tard, Mylène ayant enfermé son esclave dans le placard habituel, elle se décide à aller demander conseil à Nathalie en se rendant directement à l’hôpital spécialisé, vue l’urgence de la situation.
-Je crois avoue la blonde infirmière en uniforme blanc, que nous devrions prendre conseil auprès de Lysias. Je sais qu’elle voie souvent monsieur Milton, ces temps-ci. Je vais voir si elle est libre.

Au bout de quelque instants elles s’assoient toutes deux devant le docteur Karana, l’air un peut gêner, et lui exposent leur délicat problème.
-Je déjà au courent de tout, annonce la psychiatre. Cela peut sans doute vous surprendre mais Jean-Pierre ne me cache rien en fait, il ne me refuse rien sauf, malheureusement, de modifier son attitude vis-à vis de vous.
- Que faire, Lysias ? Demande Nathalie.
- Je crois qu’il n’y a que trois solution. La première de vous contenter de se qu’il vous offre.
- C’est ridicule ! Jette la brune. Cela nous permettra juste de devenir propriétaire de notre maison.
- Ce n’est déjà pas si mal ! De plus ! Vous conserveriez, vous l’usufruit de Claude, à défaut de l’usufruit de la maison ! Et, un jour ou l’autre, Jean-Pierre nous quitteras pour un autre monde. Il n’est plus tout jeune. La deuxième possibilité serait d’accepter ses conditions de divorcer, quitte, par la suite, à remettre la main sur votre prétendu mari.
- Vous pensez bien que le beau-père prendra ses précautions ! Si mon mari, come vous le dite nous échappe, il y a peu de chance pour que nous le récupérions un jour !
- Qui sait ? Dit l’infirmière. Nous l’avons bien en main, maintenant ! Mais vous avez dit qu’il y avait une troisième solution, Lysias ?
- Oui, mais elle est a double tranchant. Elle peu réussir comme elle peu ne pas réussir encore plus Jean-Pierre dans son attitude.
- Laquelle, docteur ?
- L’attaquer de front ! Lui jeter au visage votre homosexualité et l’esclavage de Claude ! Il est possible que, suite à une scène bien agencée, ses tendances masochiste à lui prenne le dessus et qu’il se soumettre.
- Ses tendances masochistes, Lysias ?
- Je peux vous garantir qu’elles existent. Souviens-toi, Nathalie, de la scène qui a réellement eu lieu entre Jean-Pierre, sa défunte épouse et la fameuse Sarah qui a fait fantasmer le père et le fils pendant des années !
- Vous croyez qu’il se laisserait dominer pas nous ?
- Peut-être, reprend la psychiatre, en tout cas il vaudrait mieux que je sois présente. Discrètement présente, disons. J’ai pas mal d’ascendant sur lui, voyer-vous ?
- C’est la solution que vous nous conseillez ?
- C’est à vous de choisir, mesdemoiselles ?
- Mesdames, docteur ! La reprend Mylène en guise de plaisanterie. N’oubliez pas que nous sommes mariés, désormais.
- Pardonnez-moi, mesdames.
- Qu’en penses-tu, Nathalie ?
- Je ferais comme tu voudras, Mylène.
- Dégonflée ! Bon j’ai envie de tenter cette troisième solution. Au fond, nous ne risquons rien, il se doute déjà de tout !
- d’accord, Mylène.
- Il a dit qu’il viendrait vers vingt heures. Vous pourriez venir à cette heure-ci docteur ?
- Bien sûr ! Conclut Lysias. A se soir, donc !
- A se soir !
Dans le couloir aseptisé du pavillon, désert à cette heure, Nathalie embrasse passionnément son amie, puis lui vient une idée :
-Chérie, c’est l’heure de mes visites ! Veut-tu que je te présente à mes patient préférés ?
- Pourquoi pas ? Tu m’en parle tellement souvent que je suis vraiment curieuse de voir leur têtes !
- Viens ! Commençons par le dessinateur !
Comme d’habitude, le numéro 12 offre un portrait à sa jolie Maîtresse. S’il est surprit par présence d’une charmante brune à ses cotés, il n’en laisse rien paraitre.
- Mylène, je te présente William Dubisson.
- Je connais déjà bon nombre de ses dessins !
- William, je te présente mon amie Mylène. Regarde la bien, je veux que tu me fasse son portrait pour demain.
- Bonjour, madame, répond le patient. Oh, je ne risque pas d’oublier votre visage! Vous êtes tellement belle !
- Bien, William. Maintenant avale tes cachets !
- Merci, Maîtresse. Je vais me mettre tout de suite à votre portrait, madame soyer en sûr.
- Et qu’il soit réussi, William ! C’est un ordre !
- Bien, Maîtresse. Au-revoir. Maîtresse.
Devant la porte de la cellule numéro dix, Nathalie prévient à nouveau son amie :
-Celui-ci aussi, tu en as entendu parler. C’est l’ancien infirmier, Georges à la langue fourchue, à cause de qui nous tous ces ennuis ! Je pense qu’il doit être en train de reprendre conscience à cette heure. Il n’a droit qu’à quelques minutes de lucidité par jour et je m’arrange pour que ça se passe toujours aux moments où les visites sont interdites et où je suis de service. Bonjour, ex infirmier ! Je vous amène de la visite, aujourd’hui !

Cela fais presque que un mois maintenant que Georges Dupont est enfermé dans la cellule numéro dix. Il ne s’en rend d’ailleurs pas bien compte car ses périodes conscientes sont rares et espacées. Son seul vrai calendrier est constitué des visites quotidiennes de Nathalie Dunan et de ce qu’elle veut bien lui dire sur sa situation. Il sait bien cependant que cette dernière a gagné la partie qu’il à lui-même engagée contre elle. Il sait maintenant qu’il est entièrement vaincu et dépendant de la seule volonté de cette magnifique blonde qu’il a tant convoité autrefois.
-Georges, je te présente Madame Mylène D'armousse, tu sais l’épouse de Claude Milton ? Celle à qui tu dois d’être attaché sur ce lui aujourd’hui ! Elle est jolie, n’est-ce pas ?
- Alors, ironise la jolie brune, tu es content de ta situations, maintenant, pauvre crétin ? Tu as voulu te mettre en travers de notre chemin. Tu vois ce que tu as gagné ! Tu ressemble bien à ce que je m’imaginais : Une larve dégénérée !
- Tu comprends reprend Nathalie, pourquoi je suis lesbienne ? Avoue que mon amie est plus belle que toi ! Et si tu savais comment ça nous excite de te savoir ici attaché et emprisonné pendant que nous somme libre et heureuses !
- Par… Pardonnez-moi … Nat… Nathalie…
- Non continue Mylène, tu ne seras pas pardonné, espèce de chien ! J’espère que tu finiras ta vie ici, débile et impuissant ! Du moins jusqu’à ce que Nathalie ou Lysias décident de mettre fin à tes souffrances avec une piqûre mortelle !
- D’ailleurs, c’est l’heure de ta piqûre, Georges ! ajoute l’infirmière enfonçant la seringue dans le bras du pauvre homme. Mais, ne t’inquiète pas, celle-ci n’est pas encore mortelle !
- J’espère aussi, ajoute la brune, que dans tes moments de lucidité, tu penses bien à nous ! A nous en train de jouir et de vivre pendant que tu meures doucement. Adieu.
(1) C’est quoi l'usufruit Avoir l'usufruit d'un bien, c'est de pouvoir en jouir. Par exemple si vos enfant ont votre maison en nue propriété et vous en usufruit, vous pouvez y habiter, la louer... vous en jouissez. Quand l'usufruit s'éteindra, les nues propriétaires récupèrerons l'usufruit sans frais ni taxes. Voila un premier éclairage.



Deuxième partie
Chapitre III


" Mademoiselle Nathalie Dunan,
Madame Mylène D’armousse,
Et son mari "


ATTENTION, ATTENTION, ATTENTION, ATTENTION
CECI EST UN AVERTISEMENT POUR SES LECTEUR CE CHAPITRE proposée est susceptible de heurter la sensibilité des personnes non averties. Il contient des écrits explicitement DE MEURTRE VOTRE AUTEUR VOUS AVERTI.


Avec un rugissement de colère, Jean-Pierre Milton. Sonna à la porte sur laquelle était affiché ainsi les noms des occupants de l’appartement qu’elles protégeaient. C’est d’ailleurs Claude, " le mari ", vêtu d’une blouse grise et les yeux baissés, qui lui ouvrirent. Son père le salua agressivement et pénétra dans l’appartement.
Dans le salon, sa belle-fille était assise sur le divan aux cotés de son amie l’infirmière et il eu la surprise de constater la présence de Lysias Karana, la psychiatre, assise tranquillement sur un fauteuil. Toutes trois étaient élégamment habillées, ce qui contrastait particulièrement avec la blouse grise de son fils.
-Asseyez-vous, cher monsieur Milton, invita Mylène. Prenez donc ce fauteuil !
- pourquoi mon fils est-il attifé de cette façon ? Demanda-t-il en s’asseyant. Et pourquoi ne s’assied-il pas avec nous ?
- Parce qu’il est de service, pardi ! Lui répondit gaiment sa belle-fille. Laissez le donc à sa besogne !
- Sa besogne, comme vous dite, c’est de discuter avec de son héritage et de son avenir !
- Mais pas du tout, mon cher beau-père ! C’est avec moi que à avez à discuter. Avec Nathalie et moi. Vous l’ignoriez ?
- Non, hélas, je le savais !
- bien, alors tu peux filer à la cuisine, Claude. Nous avons à parler " entre homme " !
- Inutile de le rabaisser ainsi, madame !
- Il s’est rabaissé tout seul, vous savez ? Coupa Nathalie. Il a choisie son destin et son mode de vie. Et il est majeur, comme vous le savez aussi !
- Peu m’importe ! Je veux qu’il assiste à notre entretien!
- Comme vous e voudrez, monsieur Milton, consentit-elle. Claude, reviens ! Reste-là et ne bouge plus !
- Vous êtes ignoble !
- Mylène est ignoble, reconnut Lysias se mêlant à la conversation, mais reconnaissez qu’elle est jolie !
- C’est tout ce que vous avez à dire pour sa défense, Lysias ?
- Mais reconnaissez que c’est un argument, Jean-Pierre ! C’est la principale raison de l’attitude de votre fils et c’est bien, peut-être aussi ce qui vous amènera à capituler devant elle.
- N’y comptez pas !
- Nous y comptons au contraire beaucoup, monsieur Milton, intervient Nathalie. Que ce soit la beauté de Mylène ou de la mienne, que ce soit notre homosexualité ou notre désir de luxe et de pouvoir, quelque chose dans tout cela vous fera baisser les bras. Croyez le bien !
- Au contraire, mademoiselle. Je ne céderai pas devant votre cupidité et vos dépravations !
- Jean-Pierre ?
- Oui, Lysias ? Un autre argument du même genre ?
- Précisément ! Je dois vous avouer que ces deux femmes savent absolument tout de votre expérience passionnante avec votre épouse et Sarah.
- Espèce de garce !
- Exact, Jean-Pierre mais vous êtes bien forcé d’avouer que c’est que c’est la qualité que vous préférez en moi. J’en ai même des preuves. Tout ce que m’avez confié, à mon bureau comme chez moi, a été intégralement enregistré. C’est une de mes marottes… Si vous ne croyez pas, nous pouvons écouter certains passages ensemble. Le souhaitez-vous ?
A cet instant, Jean-Pierre perdit réellement contenance. Il rougit bafouilla et baissa la tête. Les deux lesbiennes crurent la partie gagnée et poussèrent leur avantage, Mylène commença :
-Vous allez donc nous obéir, beau-père ! Vous allez nous confier la totalité de vos biens. Vous allez tout nous donner ! Et, en échange, vous n’aurez que le plaisir d’avoir contribué au confort et à la réussite de deux lesbiennes !
- De plus, monsieur Milton, continua Nathalie, vous aurez la satisfaction de savoir votre fils asservi et domestiqué pour la vie, entièrement entre nos mains et à nos ordres !
- Et pour vous convaincre complètement, Jean-Pierre, ajouta encore Lysias Karana, j’ai le plaisir de vous apprendre que vous m’avez émue et que je tout à fait prêt a vous prendre a mon service. Comme serviteur, bien entendu ! C’est bien ce dont vous rêvez, n’est-ce pas ?
- Oui, Lysias. Je…
- Alors, à genoux, beau-père ! Ordonna Mylène, triomphante. Et suppliez-nous d’acceptez votre argent ! Suppliez-nous d’accepter de vous prendre en charge, votre fils et vous, de diriger vos vie !
- Pas mon fils se rebella le père. Jamais ! Je veux qu’il ait une vie d’homme !
- Une vie d’homme ? Éclata de rire Mylène. Esclave enlève ta blouse, montre à ton père quel homme tu es devenu !
- Qu’-es-ce que… ? Demanda Jean-Pierre en regardant abasourdi son fils, nu sous sa blouse et affublé d’une sorte de protège-sexe rigide et dûment cadenassé.
- Une ceinture de chasteté, expliqua Nathalie, posée définitivement et le reléguant à l’état d’énuque, condition majeure pour que deux lesbiennes amoureuses tolèrent la présence d’un homme auprès d’elles !
- Comment avez-vous osé ! Hurla le père en se dressant brutalement. Non seulement, vous êtes lesbiennes et cupides, mais en plus vous êtes sadiques et cruelles. Enlevez-lui ça tout de suite !
- Il, faudra me le demander plus gentiment, ricana Mylène en agitant sa chaine d’or et la clé qui en pendait, et vous montré bien plus soumis.
- Si nous lui enlevons ça ajouta l’infirmière, il faudra accepter nos autres conditions… Et la porter vous-même !
- Jamais !
- calmez-vous, Jean-Pierre ! Ordonna Lysias. Et n’oubliez-pas que vous êtes mon serviteur. Vous venez de l’acceptez. Restez donc à votre place.
- Allez, beau-père, baissez votre pantalon ! Tiens, Claude, prends cette clé et retire ça.
Le sexe du jeune homme apparut aux yeux de tous, rabougri, rouge et constellé de petites plaies purulentes. Mylène ricana et les deux autres femmes esquissèrent une moue de dégoût.
-Quelle horreur ! s’exclama Jean-Pierre. Vous êtes des malades mentales. Plus malades que Claude et moi. Vous n’avez aucune pudeur ni aucune pitié ! Claude, rhabille-toi et rentrons à la maison !
- C’est hors de question ! Jeta la brune. D’ailleurs, regardez votre fils va choisir lui-même. Claude, si tu veux obéir à ton père va te mettre a coté de lui, sinon viens t’accroupir aux pieds de celles à qui tu veux appartenir.
En silence, la tête baissée, honteux, le jeune homme, tout doucement, traverse la pièce, s’avance vers Mylène et Nathalie et, soudain, s’agenouille et se recroqueville à leur pieds.
-C.Q.F.D. ! (1) conclut le docteur. A votre tour, donc, Jean-Pierre !
- Non ! s’écria le père en se précipitant vers son fils pour le relever. Debout. Claude !
Celui-ci résista mais, bousculé, il alla rouler aux milieux du salon et se mit a sangloté en cachant son visage entre ses bras.
-Beau-père, soyer gentil de ne pas détériorer notre matériel !
- Salope !
Jean-Pierre Milton, d’une seule main, agrippa le devant de la robe de Mylène et la souleva. De son autre main, il la gifla par deux fois. La jeune femme poussa un cri. Nathalie se leva et tenta de maîtriser l’homme en colère. Mais celui-ci, d’un geste brusque, la repoussa et, butant sur le corps de Claude, tomba également sur le sol.
-Arrêter immédiatement, Jean-Pierre ! Cria Lysias, vous êtes odieux !
Cette manifestation ne fit qu’exaspérer l’homme hors de lui et il se remit à la giflé violament, un peut de sang coula entre les lèvres de Mylène. Ce qui n’empêcha pas celle-ci de faire front à son tortionnaire et de lui crier vulgairement :
-Ordure ! Bâtard ! Tu te crois fort alors que tu es fais pour ramper devant moi. Comme un chien ! Fumier !
Les insultes de la lesbienne ne firent que décupler sa rage et c’est à poings fermées qu’il se mit à cogner sur le trop charmant visage. C’est alors qu’il se sentit pris à la gorge et tiré en arrière brutalement. Quelque chose autour de son cou se serrait avec force. La jeune-femme retomba sur le divan en haletant. Nathalie revint auprès d’elle pour lui caresser le visage et essuyer le léger filet de sang.
Derrière son père, Claude, exaspéré par sa violence envers Mylène, avait solidement empoigné les deux boucles de sa ceinture de chasteté, fait passer celle-ci autour du cou de son père et, avec une rage démente serrait de toutes ses forces. L’homme asphyxié, portant les mains à son cou, tenta de saisir la bande de cuir et de l’arracher, mais il n’avait aucune prise et la douleur le suffoquait. Il tomba à genoux.
Devant lui, Mylène s’était reprise et, méchamment, excita son esclave :
-Tire ! Tire, Claude ! Qu’il crève, ce chien !
- Claude arrête ! Ordonna le docteur.
Mais le jeune-homme était comme fou. On avait fait du mal à sa Maîtresse ! Il continua de resserrer la ceinture. La bouche de Jean-Pierre Milton s’ouvrit, la langue tirée, pour trouver de l’air. Devant ses yeux exorbités les deux lesbiennes souriaient cruellement et semblaient excitées par le spectacle. Elles se rapprochèrent l’une de l’autre et se prirent par la taille.
-Arrête, Claude ! reprit le docteur Karana qui s’était levée et posa sa main sur le bras nu de celui-ci, vous aller le tuer !
- Eh bien qu’il meure ! cria Mylène tout en caressant la cuisse de son amie. Ce sera la fin de nos ennuis. Nous aurons tout au lieu de la moitié ! Qu’il crève ! Tu es d’accord, chérie ?
Nathalie regarda quelques instants Jean-Pierre dont les yeux la suppliaient, puis, avec un sourire sadique, tendit bras droit et, subitement, comme une impératrice romaine aux arènes, pointa son pouce ver le sol.
-Tue-le ! ordonna-telle.
- Non ! cria Lysias.
Mais il était déjà trop tard. Claude accentua son effort et le corps de son père s’affaissa à leurs pieds. Enfin la ceinture se relâcha et glissa par terre.
-Vous êtes fou ! lança le médecin. Vite, la respiration artificielle, dit-elle en retournant le corps.
Mais la veine jugulaire ne battait plus, le cœur non plus. Et Jean-Pierre Milton ne respirait plus. Dans ses yeux tout grands ouverts on avait l’impression de voir sa dernière vision du monde : Deux femmes enlacées dont le pouce baissé de l’une d’elle l’avait condamné à mort.
-Qu’allez-vous faire, maintenant, bande d’imbéciles ?
- C’est bien simple, dit Mylène. Claude va aller se dénoncer à la police, comme ça nous aurons tout et notre esclave pourrira en prison en pensant à nous. D’accord, esclave ?
- Oui, Maîtresse. J’obéirai à vos ordres. D’ailleurs tout est de ma faute !
- Et tu ne parleras pas de nous, bien entendu. Tu diras qu’il s’agissait seulement d’une dispute entre père et fils.
- Oui, Maîtresse.
- Je ta paierai un bon avocat. Maintenant nous en avons les moyens. Et tu pourras reprendre ta place d’esclave dès ta sortie de prison !
- Merci, Maîtresse.
- Bandes d’imbéciles ! Se répéta Lysias, la loi interdit à un assassin d’hériter de la personne qu’il a tuée !
- Mais, ce n’est pas moi, l’assassin, protesta la jeune épouse. C’est lui, mon mari !
- Oui, mais c’est lui l’héritier, inconsciente !
- Merde ! Que faire, alors ?
- Il n’y a qu’à le faire disparaitre, intervient Nathalie. Et si jamais la police enquêtait, nous nous servirions mutuellement d’alibi.
- Il n’y a plus que ça à faire, hélas ! Gémit la psychiatre.
- Dans une heure ou deux, Claude prendras la voiture et ira jeter le corps de mon chères beau-père dans un coin perdu.
- Et l’armes du crime, ajouta Lysias. N’oublier pas de la faire disparaitre également et quelques part ou personne ne pourra jamais la trouver !
- Personne ne la trouvera là où nous allons la cacher ! Ricana la blonde infirmière. Esclave, remets-la immédiatement !
- Cette décision les fit sourire toutes les trois et détendit l’atmosphère. Pendant que l’assassin refaisait connaissance avec les pointes d’acier de sa ceinture de chasteté, Nathalie passa de la pommade sur les hématomes de son amie. Celle-ci vérifia la fermeture du petit cadenas et repassa la chaine d’or autour de son cou. Elle constata gaiement :
- Voilà une petite clé coupable de bien des méfaits !
- Et bien cachées également, plaisanta Nathalie en l’enfouissant avec la médaille entre les seins de leur propriétaire. Je crois que nous avons bien agi, finalement, comme les trois mousquetaires, vos trois solutions, Lysias, en cachaient une quatrième. Et la meilleure !
- Remet ta blouse, esclave ! ordonna Mylène. Et va porter cette charogne loin de ma vue ! Ajouta-t-elle en poussant le cadavre du pied. Allez, exécution !
- Je vais aller l’aider proposa Lysias, comme ça je choisirai moi-même le meilleur emplacement et il pourra me déposer à la maison. Au-revoir, les filles ! Et j’espère que vous ne ferez pas trop de cauchemars…
- Aucun risque ! Jeta Nathalie. A demain Lysias.




Deuxième partie
Chapitre IV


Deux semaines plus tard on rentrouvre le corps de Jean-Pierre Milton

C’est le neuf juin jour plein de soleil trente deux Celsius, un homme se promenant dans un boisée, quand soudait son chien jappe dresse la queue, il avance dans la forêt a la suite de son chien et soudain découvrit le corps d’un homme caché dans un épais taillis. Il sorti de la forêt appeler vite les policier une fois arriver ils constatèrent facilement, à cause de sa bouche ouverte, de sa langue pendante et de ses yeux révulsés, que l’homme avait été étranglé.
En fouillant ses poches, ils trouvèrent des papiers au nom de Jean-Pierre Milton dont les photos du visage correspondaient à celui du cadavre. Immédiatement, ils se souvinrent d’un récent avis de recherche dans l’intérêt des familles lancé par un commissariat de police de la ville. Ils se mirent alors en rapport avec la police de Montréal.
Celle-ci vint faire les constatations d’usage et prévient immédiatement le fils du défunt qui était venu quelques jours auparavant déclarer la disparition de son père.
Et, c’est à la morgue qu’il vient de reconnaitre officiellement le défunt, alors que Claude Milton est abordé par l’inspecteur Garner, chargé de l’enquête :
-Monsieur Claude Milton ? Je suis l’inspecteur Garner de la police judiciaire de Montréal, vous avez quelques instants ?
- Bien sûr, monsieur.
- Permettez-moi de vous présenter me condoléances et de m’excuser de vous déranger à ce triste moment.
- Je vous en prie, inspecteur.
- Vous a-t-on dit que votre beau père avait été assassiné ?
- Mon beau père ? Demanda Claude surprit.
- Monsieur Milton est bien votre beau père, Monsieur D'armousse ?
- Pas du tout, c’est… c’était mon père.
- Pardonner moi. Mais alors, comment se fait-il que vous vous nommiez D'armousse ? Il ne vous a pas reconnu ?
Claude rougis, contemple ce gros bonhomme qui ressemble au chef de police, il toussote et avoue enfin :
-J’ai choisie le nom patronymique de mon épouse, au moment de mon mariage.
- Ah ? C’est inhabituel, puis-je vous demander pourquoi ?
- Non inspecteur. C’est personnel. En fait, je ne voulait plus porter le nom de mon père.
- Vous étiez en froid ?
- Vous finiriez par le savoir. Alors autant vous le dire tout de suite, nous avions u grave différent au sujet de l’héritage de ma mère. Il m’avait escroqué et tentais de me faire chanter, Maître Marcel Trudel, mon notaire, vous expliqueras les détails.
- Mais vous pouvez commencer à m’expliquer. Vous n’êtes nullement suspecté. Quel étais l’objet de ce chantage ?
- Il désapprouvait mon mariage et étais prêts à minimiser, voire à dilapider mon héritage si je ne demandais pas le divorce.
- Pourquoi ?
- Parce qu’il n’aimait pas Mylène, ma femme.
- Pourrais-je la rencontrer, monsieur D'armousse ?
- Si vous voulez, inspecteur. Mais elle n’a rien à voir l`-dedans !
- Certainement. Mais je serais heureux de lui parler.
- Ce soir elle sera à la maison. À moins que vous ne vouliez qu’elle passe à votre bureau.
- Mais non, Je vous rendrai visite vers dix neuf heures. Au-revoir monsieur D'armousse, A se soir.

L’inspecteur Garner s’éloigne en pensant que se que Claude D'armousse lui semble décidément bien étrange. Non seulement à cause de son attitude mais encore à cause du nom de sa femme qu’il a choisi de porter. En attendant de le revoir ce soir avec son épouse, il décide d’aller questionner un peu le notaire :
-Une forte personnalité ! dit-celui-ci.
- Monsieur D'armousse ? Vous trouvez ? demande l’inspecteur.
- Euh… non, MADAME D'armousse !
- Je ne la connais pas encore, maitre
- Manifestement, c’est elle qui " porte la culote ", comme on dit.
- Ah ! Quelle est exactement la nature du différent qu’ils avaient avec monsieur Milton ?

Le notaire lui explique en détail le litige et reconnais que l’attitude de monsieur Milton étais réellement agressive et à la limite de la légalité. L’inspecteur Garner lui demande toutefois :
-Sa décision était-elle irrévocable ?
- Je l’ai cru au début mais, lors de ma dernière entrevu monsieur Milton ainsi que madame et monsieur D'armousse, je lui ai téléphoné et il a consenti à discuter amicalement avec elle avec eux. Ils voulaient, sur mes conseils, s’arranger à l’amiable.
- Quand était-ce, maitre ?
- Voyons mon agenda tien voila c’était le neuf juin ! La semaine dernière. Et il on prit rendez-vous pour le soir même.
- Tiens ! Seulement deux jours avant que le fils ne déclare la disparition du père… Merci pour tous ces renseignements maitre.
- Je vous en prie.

Apprenant la venue incessante de la police, Mylène a vite modifié l’intitulé du carton apposé sur leur boite-aux-lettres et sur leur porte. C’est donc à l’appartement de " MONSIEUR ET MADAME D’ARMOUSSE " que sonne maintenant L’inspecteur Garner. Claude, en costume noir lui ouvre et le présente à son épouse, elle aussi en grand deuil. Après les civilités d’usage, L’inspecteur commence son interrogatoire :
-Monsieur D'armousse’ quand vous êtes vous aperçu de la disparition de votre père ?
- C’était mercredi soir. Je lui ai téléphoné et il n’était pas chez lui.
- Il aurait pu s’absenter…
- C’est ce que j’ai pensé, d’abord. Mais, le lendemain matin, je suis passé à son bureau et il n’y avait pas mis les pieds depuis l’avant-veille. Sa secrétaire était également affolée, mon père ayant négligé une demi-douzaine de rendez-vous. Je suis revenu chez lui et il n’était pas là. Son lit n’était même pas défait, sa femme de ménage non plus ne l’avait pas vu depuis l’avant-veille. C’est alors que j’ai décidé d’aller prévenir la police.
- IL était venu vous rendre visite le mardi soir ?
- Oui inspecteur.
- Apparemment, depuis cette soirée du mardi, personne ne l’a revu ?
- Non, inspecteur intervient madame D'armousse. En tous cas aucun de nous, que voulez-vous insinuer, inspecteur ? Que nous l’avons assassiné ?
- Nullement, madame. Je résume les faits. De quoi avez- vous parlé, ce soir là ?
- Nous avons parlé de l’héritage de Claude. Nous devions trouver une solution à différents problème.
- Et l’avez-vous trouvée, cette solution, monsieur D'armousse ?
- Euh… Oui. Nous …
- Mon mari a consenti à reprendre son nom patronymique paternel coupa Mylène. Et nous avons accepté de conserver la raison social " Milton " comme enseigne des magasins dont nous héritons la propriété. Mais, encore une fois, je ne vois pas ce que nos affaires familiales viennent…
- Votre beau-père a été assassiné, madame ! Coupe le policier.
- Sans doutes des voyous ! Il était venu a pieds, et sans doute, sur le chemin du retour…
- Effectivement, madame, on l’a délesté de son argent liquide, de ses carnets de chèques et de ses cartes de crédit. Tout laisse croire…
- Alors, mettez-vous plutôt à la recherche de son assassin, au lieu de nous importuner chez nous !
- Bizarrement, ajoute L’inspecteur Garner, on lui a laissé ses papiers d’identité. Vous savez qu’une carte d’identité ou un permis de conduire valent très cher au marcher noir ! On dirait qu’on a voulu qu’on l’identifie facilement ou alors qu’on a tenté de faire croire à un crime crapuleux.
- Vous nous accusez ? demande Claude.
- Mais non, monsieur D'armousse. Étiez-vous seul mardi soir avec monsieur Milton ?
- Pas du tout lança Mylène satisfaite qu’on lui pose enfin cette question. Nathalie Dunan, une amie commune, et le Docteur Lysias Karana, Directrice du centre Sade, était là. Et toutes deux peuvent témoigner que monsieur Milton est repartie d’ici ravi de notre arrangement et, ne vous en déplaise, sain et sauf !
- Lysias Karana ? Vraiment ? Vous la connaissez ? Je la connais moi-même personnellement. C’est une femme charmante et tout à fait respectable !
- C’est la patronne de notre amie Nathalie explique Claude
- Est-elle restée longtemps après le départ de votre père ?
- Oh oui ! répond l’orphelin. Je l’ai ramenée vers minuit. Mon père était parti depuis plus de deux heures déjà !
- Auriez-vous allé chez votre père, après avoir ramené le docteur ?
- Oui, j’aurais pu, effectivement. Mais pourquoi y serais-je allé ? Tous nos problèmes étaient résolus ! Lysias Karana vous le confirmera, d’ailleurs !
- Alors pourquoi teniez-vous tant à le rencontrer le lendemain ?
- Le lendemain soir, inspecteur ! Précise Mylène. Bien évidemment pour convenir d’un rendez-vous chez le notaire !
- Bien ! Je crois que, pour ce qui vous concerne, et si le docteur Karana confirme votre récit, vous êtes dégagés de tout soupçon. Je me verrai obliger de conclure à un crime de gang ou de rôdeur.
- J’espère sincèrement que vous mettrez la main dessus, inspecteur.
- Merci, madame D'armousse. Il ne me reste plus qu’à vous présenter mes excuses et mes adieux.
- Au-revoir, inspecteur.




Deuxième partie
Chapitre V


L’inspecteur continu son enquête cette fois au centre SADE et enfin Mylène devin la femme millionnaire.


Dès le lendemain matin, L’inspecteur Garner se rend au centre SADE et commence par interroger Nathalie Dunan, qu’il trouve particulièrement jolie et sympathique.
-Que s’est-il passé mardi soir ?
- J’étais-là par hasard avec ma patronne car je voulais lui présenter mes amis D'armousse. Le père de Claude est arrivé et ont parlé d’affaires pendant deux heures.
- Que se sont-ils dit ?
- Ma foi, pour ce que j’en ai compris, monsieur Milton, et les D'armousse se sont mis d’accord pour que Claude reprenne son nom de famille et…
- C’est pourtant toujours le nom D'armousse qui est affiché à leur porte !
- Sans doute un oubli, Inspecteur !
- Continuez, mademoiselle Dunan.
- En échange, monsieur Milton accepta de leur laisser la direction et la propriété de la chaine Milton.
- Est-ce tout ?
- Ma foi, oui. Ah, si ! Monsieur Milton a exigée que les magasins gardent son nom puisque c’est lui et son épouse qui les avait crée. Cela allait de soi, d’ailleurs, puisque ce nom est plutôt synonyme de qualité !
- Vous-même étiez de son avis sur tout !
- Absolument ! J’ai toujours trouvé ridicule que Claude s’appelle D'armousse et le jugement commercial de son père me paraissait juste. Bien sûr, je n’ai rien dit sur le moment.
- A quelle heure monsieur Milton est-il parti, mademoiselle ?
- Vers dix heures, je crois…
- Et son fils ?
- Claude a ramenée le Docteur Karana quelques minutes avant minuit. Je m’en souviens car elle nous avait dit n’avoir que la " permission de minuit " !
- Et lui, à quelle heure est-il rentré après avoir ramené son invité ?
- Oh, à peine cinq minutes après ! Pour ça il a fait vite ! J’avais plusieurs choses à confier à Mylène en privé et je n’ai même pas eu le temps de tout lui rencontrer.
- Vous-même, mademoiselle Dunan, à quelle heure les avez-vous quittés ?
- Oh, très tard ! Je ne devais travailler qu’à quatorze heures, le lendemain. Nous avons bavardé presque jusqu’au petit matin ! Claude s’était couché, vers quatre heures du matin. Après, j’ai pris le temps de rencontrer mes petits secrets à Mylène et je suis rentrée chez moi.
- Où habitez-vous ?
- Euh… Actuellement chez un ami. Avant son mariage, je partageais un appartement de Mylène. Aujourd’hui, enfin depuis mois, je suis à la recherche d’appartement.
- Bien, je vous remercie, dit l’inspecteur un peut dépiter d’apprendre que cette magnifique blonde possède un déjà un " ami ". Croyez-vous que le Docteur Karana peut me recevoir ?
- Dans quelques, minutes, certainement. Elle a une consultation mais elle n’en a pas pour longtemps. Restez assis ici, inspecteur. Le docteur viendra vous chercher. Moi, je doit retourné à mes patients. J’ai une piqûre urgente à faire. Excusez-moi ! Au-revoir, inspecteur !

Le policier regarde avec nostalgie l’arrière-train rebondi et les hanches voluptueuses de la belle infirmière s’éloigner dans le couloir. Ah, si elle n’avait pas eu cette " ami " !

Quelques instants plus tard, Lysias Karana apparait avec un sourire radieux de bienvenu :
-Cher Marc ! Que je suis contente de vous revoir !
- Bonjour, ma chère Lysias.
- Passons dans mon bureau. Nous y serons mieux pour bavarder !
- Je vous suis, chère amie.
- Tenez, asseyez-vous là ! Mettez-vous à votre aise et rencontrez-moi tout !
- Lysias, je suis désolé de vous apprendre que je ne suis ici que pour des raisons professionnelles !
- Oh, quelle horreur ! Quel crime ai-je donc commis ?
- Aucun, rassurez-vous. Je veux juste que vous me confirmiez les propos d’une de vos amies, Mylène D'armousse.
- Mylène ? Mais que… Ah, oui ! J’ai lu ce matin dans le journal : Son pauvre beau-père, lâchement assassiné !
- C’est bien a cause de se drame que je suis ici, Lysias. Mais ça ne diminue aucunement le plaisir que j’ai de vous revoir !
- Que voulez-vous savoir ?
- Mardi soir vous étiez chez les D'armousse ?
- C’est exact. Ce sont des amies de Nathalie Dunan, mon infirmière-chef, et elle tenait absolument à me les présenter ! J’ai également fait la connaissance de ce pauvre monsieur Milton…
- Justement Lysias, à quelle heure vous a-t-il quittés ?
- Il est arrivé vers vingt Heures, parce que nous étions déjà là, et il a du repartir vers vingt et une heures trente, vingt deux heures. Je suis partie moi-même deux bonnes heures après lui.
- C’est Claude qui vous a ramenée ?
- Exactement. Il m’a posée devant ma porte et il est vite reparti pour rejoindre sa jeune-femme qui lui avait recommandé de ne pas s’attarder. Mais pourquoi ces questions ? Vous les soupçonnez ?
- Je vous avoue, chère amie, que j’ai envisagé leur culpabilité un moment. Mais rassurez-vous, votre témoignage et celui de votre infirmière, que je trouve charmante entre nous soit dis, les innocentent complètement ! En effet, l’autopsie a prouvé qu’il était mort plus de quatre heures après avoir souper et nous savons, par le restaurant où il a ses habitudes, qu’il a quitté la table vers dix neuf quarante cinq.
- Tant mieux pour eux, Marc. Vos conclusions vont permettre à ces jeunes gens de profiter de leur héritage et de s’occuper activement des trois magasins qui on besoin d’être dirigés depuis plus d’une semaine qu’ils sont sans patron !
- Vous pouvez leur dire que je conclus mon enquête à leur sujet par la certitude de leur innocence. Toutefois, le dossier restera ouvert tant que nous n’aurons pas mis la main sur les voyous qui ont tué ce pauvre homme !
- Ils seront heureux de l’apprendre, Marc.
- Une dernière chose, Lysias. Voulez-vous souper avec moi ?
- Mais bien volontiers ! Mais pas ce soir, hélas ! Demain?
- Demain, c’est promis. Je passerai vous prendre.
- D’accord. À demain, Marc !

Après le départ de l’inspecteur, le Docteur Karana rejoint son infirmière-chef et lui annonce la bonne nouvelle, Alors. Nathalie se précipite au téléphone pour prévenir son amie :
-Tout va bien, Mylène. Nous somme innocentés ! Tous !
- C’est merveilleux, chérie ! Nous allons pouvoir remettre notre ancienne carte de visite sur notre porte. Rentre vite, ce soir !
- Promis, Chérie !
- Claude ! Crie Mylène en raccrochant le téléphone. Nous avons gagné ! Tu peux enlever ton costume et te remettre en tenue d’esclave ! Une nouvelle vie va commencer pour nous !
- Mais… Si l’inspecteur revient ?
- Il ne reviendra pas, esclave ! Tu es à moi définitivement, maintenant, toi et ton argent ! Dès demain, j’irai prendre possession de ces trois magasins. C’est moi la patronne à partir d’aujourd’hui je suis riche! Et toi, tu n’es plus rien ! Rien que mon esclave ! Tiens, va t’allonger dans ton garde robe. Aujourd’hui, je vais diner au restaurant ! Repas au champagne et tout, et tout ! Allez coucher, esclave !
Et Mylène éclate de rire en refermant la porte du garde robe et, abandonnant dans le noir son " mari ", puis sort de l’appartement en le fermant à double tour.
Elle décide de prendre un taxi et de s’offrir le restaurant le plus luxueux de la ville. Toujours en grand deuil, elle est reçu avec maints égards par le personnelle. Elle apprécie les courbettes et les marques de déférence des différents serveurs. Heureuse et libre, elle semble jeter au visage du monde entier sa jeunesse, sa beauté et sa toute nouvelle richesse.

Enfin aujourd’hui, Mylène peut se considérer réellement comme la Maîtresse !





Deuxième partie
Chapitre VI



Mylène nouvelle patronne arrive au Magasin Bureau chef les hommes seront abaisser les femmes monté en grade.




-Bonjour. Je suis Mylène D'armousse, votre nouvelle patronne. Qui êtes-vous, mademoiselle ?
- Je suis la secrétaire, enfin l’ex secrétaire, de monsieur Milton. Je m’appelle Pénélope Kummer, madame.
- Vous êtes très jolie, Pénélope. Vous allez me mettre au courant de toutes les activités des magasins Milton. Je sais qu’il y en a trois, dites-moi le reste ! Commençons par le début : Que vendez-vous ? Quels sont les stocks ?

La secrétaire contemple cette magnifique femme, vêtue d’une luxueuse robe noire de la même couleur que sa longue chevelure, qui, comme si elle avait toujours occupé ce bureau, prend place naturellement sur le fauteuil directorial. Docile, elle explique :
-Nous vendons du prêt-à-porter féminin et masculin madame. Le stock représente sensiblement aujourd’hui cinq millions de Dollars, réparti dans les trois magasins.
- Maintenant, montrez-moi le chiffre d’affaire ventilé. S’il-vous-plait. Celui de l’année dernière et celui du début de l’année.
- Voyons celui de l’année et celui de cette année qui termine au mois de mai que je viens seulement de terminer.
- Voyons cela… Apparemment, les chiffres du prêt-à-porter masculin ne représentent même pas vingt % du total ! Et pourtant le stock masculin est égal au féminin. Comment expliquez-vous cela ?
- La mode change plus vite chez les femmes que chez les hommes madame, et les costume de très bonne qualité que nous vendons sont très chers !
- C’est absurde ! Il faut arrêter immédiatement le secteur masculin !
- Bien, madame
- Maintenant, Pénélope montrez-moi la liste du personnelle et leur attributions.
- Voila madame nous somme quatorze salariés. Dont monsieur Milton. Je veux dire vus même, aujourd’hui hélas…
- Pourquoi hélas ?
- Euh… Je voulais : Hélas, parce que monsieur Milton est décédé.
- Ne vous inquiété pas. Vous ne perdrez pas au change !
- Je n’en doute pas. Madame.
- Expliquez-moi le rôle de chacun de ces employés.
- Et bien, il ya quatre employer par magasin : Trois vendeur et un responsable. Quand à moi, je fais le courrier, la comptabilité, la gestion globale et les salaires. Monsieur Milton s’occupait lui-même des achats.
- Un homme s’occupant de mode féminine a quatre vingt % ! Ce n’est pas étonnant que le chiffre d’affaire ait baissé !
- Je l’aidais de mon mieux, madame
- Mais ce n’était pas votre rôle ! Qui sont les trois responsables de magasins ? Les mieux payés, j’imagine. Quoi ? Ce sont tous des hommes !
- Oui, madame
- Un grand homme et trois petits hommes s’occupant de vêtement féminins. Nous allons changer ça !
- Mais… Ils connaissent parfaitement leur…
- Nous formerons des femmes, capables, n’ayez crainte!
- Bien, madame.
- Je vois que, parmi les neuf vendeurs, il y a trois hommes. Que font-ils exactement ?
- Il y en a un par magasin. Ce sont les vendeurs du prêt-à-porter masculin, justement.
- Nous les liquiderons en même temps que le stock !
- Mais. Madame, ils sont tous sous contrats!
- Nous verrons. S’il le faut nous les reclasserons. Qui s’occupe de l’entretien et de la manutention ?
- Les vendeuses… Et les vendeurs, bien sûr…
- Alors voici une excellente reconversion pour eux !
- Ils ne seront pas contents. Madame. C’est à craindre.
- C’est moi qui décide, ici ! Bon, Pénélope vous allez me convoquer immédiatement les trois responsables.
Une demi-heure après la convocation de la secrétaire les trois hommes se retrouve en face de leur nouvelle directrice et celle-ci leur présente la nouvelle politique de la société :
-Monsieur, je trouve que le nom de " Milton " au-dessus de nos magasins est inadapté et rétrograde. Je trouve que l’appellation "KISS" est plus moderne, efface l’ancien patronyme ridicule de mon prédécesseur et sonne mieux avec le mien qui, je vous le rappelle est D'armousse. Pas d’objection ?
- Non madame, réponde-ils en cœur.
- j’ai décidé également d’abandonner l’activité " prêt-à-porter masculin". Elle ne représente que vingt % du chiffre mais prend autant de place dans les magasins et immobilise autant d’argent.
- Mais notre clientèle… proteste l’un des hommes.
- Si nous changeons nos habitudes… Commence un autre.
- Taisez-vous ! Les fais taire Mylène. Vous apprendrez qu’on obéit à mes ordres sans discuter ! Vous aller donc tous solder tout se qui matériel masculin, les vendre à prix coûtant et les remplacer par la confection féminine.
- Mais, ajoute un des responsables, nos vendeurs spécialisés…
- j’allais y arriver, interrompt la nouvelle directrice. Nous allons les recycler. Quels sont vos horaires d’ouverture ?
- Neuf heures-à midi et quatorze heures-à dix-neuf heures, madame.
- Bien. C’est encore une absurdité ! Désormais vous ferez les journées continues. Pas vous les responsables qui ne conserverez les avantages de vos horaires. L’une des deux viendra deux heures plus tard et l’autre partira deux heures plus tôt, comme cela quand l’une prendra deux heures pour aller diner, l’autre la remplacera. Et vice-versa.
- Ce n’est pas une mauvaise idée ! Reconnut un homme.
- D’accords, dit un autre, mais les vendeurs ?
- Je les verrai tout à l’heure pour leur annoncer la nouvelle. Décide Mylène Sachez seulement. Qu’ils seront désormais placés sous l’autorité des vendeuses.
- Ils ne s’entendent déjà pas très bien avec elles…
- Justement, comme ça, ils n’auront qu’à obéir aux ordres !
- Bien. Madame.
- En rentrant dans vos magasins, reprit Mylène, demandez à toutes vos vendeuses et vendeurs d’êtres à mon bureau à treize heures précises. Exécution ! Au-revoir, messieurs.


Deux heures plus tard, neuf personnes s’entassent dans le bureau de Madame D'armousse. Comme il n’y a pas assez de chaises pour tout le monde, quelques uns, dont les hommes, restent debout. Mylène leur souhaite à tous la bienvenue et commence son discours :
-Commençons par les messieurs ! Je ne sais pas si vos responsables vous ont averti mais j’ai décidé de supprimer l’activité "Homme" dans nos magasins. Alors, la question se pose : Qu’allons-nous faire de vous?
- Nous avons un contrat de travaille ! Explique l’un d’eux.
- Je sais. Aussi ne serez-vous pas licencié mais seulement employés à mi-temps.
- C’est une honte ! Comment allons-nous faire ?
- Ce que vous allez faire avec votre demi-salaire ne m’intéresse pas, messieurs, continue sèchement la jeune femme. Si malgré les difficultés actuelles pour trouver un emploi et devant le chômage grandissant, vous préférez partir, sachez que j’accepterai volontiers vos démissions !
- C’est un scandale ?
- Mais madame, demande un des vendeurs qui n’avait pas encore ouvert la bouche, si nous acceptons, qu’elle sera au juste notre travail ?
- Bonne question, monsieur, approuva Mylène en souriant. Vous serez placés sous l’autorité directe des vendeuses. Vous travaillerez pendant les deux heures suivant l’ouverture. Vous pourrez ainsi ouvrir vous-même le magasin, ce qui permettra à la vendeuse du matin de ne pas s’affoler si elle a un peut de retard, vous effectuerez l’entretien complet des locaux et selon les ordres que celle-ci vous donnera, vous déballerez les colis, vous étiquetterez les marchandises, les mettrez en rayons, etc…
- Ce n’est pas un travail de vendeur, ça !
- Pas à proprement parler, effectivement, reconnut la jeune-femme. Mais ce sont des tâches nécessaires au bon fonctionnement d’un commerce. Bon je continue : Vous travaillerez également pendant les deux heures précédant la fermeture ou vous effectuerez les mêmes travaux mais sous les ordres, cette fois-ci de la vendeuse de l’après-midi, ce qui aura l’avantage de permettre à celle-ci de s’échapper un peut plus tôt si elle en éprouve le besoin.
- Mais c’est injuste ! Elles on tous les avantages et nous…
- C’est peut-être injuste, mais c’est ma décision ! Maintenant je veux savoir s’il y d’autre objections.
- Oui, madame, dit l’un des vendeurs. Vous avez sans doute le droit de faire ce que vous voulez mais, moi, j’ai le droit de vous donner ma démission.
- Absolument, monsieur, rétorque Mylène, mais le contrat de travaille dont vous-même me parliez tout à l’heure joue dans les deux sens. Alors vous me devez deux semaine de travaille a plein temps.
- D’accord, madame, je travaillerai les deux semaines. Mais je maintiens ma démission.
- comme vous voudrez. Les demandeurs d’emploi ne manquent pas !
- Quelqu’un d’autre a-t-il quelque chose à dire ?

Personne ne se manifestant, la patronne ordonne aux vendeurs de retourner à leur travaille. Elle ajoute :
-Ces nouvelles dispositions sont applicables à partir de demain matin, messieurs. Veuillez donc prendre vos dispositions en conséquence. Et notez bien, comme vous êtes placés sous la responsabilité des vendeuses, que celle-ci me tiendront au courant de votre ardeur au travail. Au-revoir, messieurs.

Les six vendeuses, dont la plupart arborent un sourire amusé, regardent partir leurs collègues mâles. Une fois la porte derrière eux, Mylène entame le dialogue avec ses employer du sexe faible :
- Quant à vous, mesdames et mesdemoiselles, je n’espère que ces changements ne vous gênent pas. Vous m’avez entendu parler de vendeuse du matin et de vendeuse du soir, je suppose que vous m’avez compris que vous alliez faire dorénavant la journée continue. Une vendeuse travaillera de 9 à 17 heures, l’autre de 11a 19 heures.
- Mais quand mangerons-nous, madame ?
- Vous prendrez successivement une heure pour aller diner, l’une après l’autre bien entendu. Vous constaterez que cette formule arrange tout le monde. En fait, vous travaillerez une heure de moins par jour, ce qui est appréciable, convenez-en. D’autre part, suite à la "promotion" de vos collègues masculins, vous serez déchargées des tâches les plus pénibles et fastidieuses.
- Quelques rires fussent à l’énoncé du mot "promotion ". La nouvelle patronne, et elle s’en rend compte, vient de se faire des alliées des ses six employées.
- D’autre part, cet arrangement est bénéfique pour les magasins "M-KISS", notre nouvelle raison sociales, puisque nous resterons toute la journée et que nous économiserons trois demi-salaires. Qu’en pensez-vous ?
- C’est très bien madame.
- C’est formidable ! On aurait du le faire plus tôt.
- Merci, merci coupe Mylène. Je vous donne également l’exclusivité d’une nouvelle modification dont vous auriez entendu parler demain de toute façon. Je trouve anormal que des magasins pour femme soient dirigés par des hommes !
- C’est vrai, reconnaît une jeune-fille blonde, et en plut-il n’y connaissent rien !
- Vos trois responsables recevront donc dès demain leur lettre de licenciement.

Des exclamations fusent, la plupart de surprise mais beaucoup de soulagement et de satisfactions. Mais la jeune directrice fait un signe d’apaisement et s’explique :
-C’est ne grave décision que j’ai prise là car, vous ne l’ignorez pas, je vais devoir leur verser une grosse indemnité. Je pense cependant qu’une femme fera mieux l’affaire à la tête de chacun des magasins. Ces trois femmes, naturellement, je les choisirai parmi vous !
Là les exclamations sont nettement approbatives. Les six jeunes-femmes manifestent bruyamment leur contentement puis à nouveau, Mylène les calmes et reprend :
-Seulement vous êtes six pour trois places à prendre. Comme je dois à ces messieurs chaque deux semaine de préavis, vous avez donc, mesdames et mademoiselle, trois mois pour me convaincre que vous méritez cette place. Ce sont les trois d’entre vous qui auront fait le plus de chiffre d’affaire qui seront choisies.
- C’est normal Madame D'armousse dit une brune, et je crois que, même au nom de toute mes collègues, je dois vous remercier. Mais ce poste de responsable correspond à quel salaire ?
- Voila une personne qui les pieds sur terre ! Pénélope, s’il vous plait, quel est le salaire de ces messieurs, hors la prime d’ancienneté, bien entendu ?
- Trois milles dollars par mois, Madame.
- Et celui des vendeuses ?
- Milles dollars Madame.
- Soit une augmentation de trente trois % pour les trois d’entre vous qui seront choisies ! Là-dessus, celle qui sera responsable du magasin devra continuer à vendre et continuer à être la meilleur, sinon c’est sa collègue qui prendra sa place. Est-ce que ces conditions vous conviennent ?
Un murmure d’approbation parcourt l’assistance et certaine vont même jusqu'à remercier leur nouvelle patronne de vive voix. Celle-ci continue en ajoutant :
-Les économies que la maison "M-KISS" va faire grâce à cette compression de personnel et à cet avènement de la femme dans ses magasins seront consacrées à la promotion publicitaire, poste qui semble avoir été particulièrement négligé auparavant.
Là, spontanément, les six vendeuse applaudissent leur interlocutrice et la félicitent chaleureusement de son excellent jugement et de ses décisions. Mylène confirme son succès en demandant publiquement a la secrétaire :
- Pénélope, veillez noter que, au mois de Décembre au moment des fête de fin d’année, les magasins M-KISS augmenteront leur budget publicitaire de vingt cinq milles dollars par mois.
- C’est noté, madame D'armousse.
- De plus pour que vous participiez à l’essor que je souhaite donner à notre maison, chaque vendeuse aura droit intéressement de deux % de son chiffre d’affaire personnelle. J’espère que vous me prouverez que j’ai raison d’agir ainsi ! Maintenant, je vais vous prier d’aller reprendre votre travaille en vous remerciant de votre attention et de votre gentillesse.
Les jeunes-femmes se lèvent et se dispute pout pouvoir serrer la main de leur patronne et la remercier de vive voix. Enfin, quand elles se sont tous retirées, Mylène respire profondément et interroge Pénélope Kummer :
-Qu’en pensez-vous ? Répondez-moi franchement.
- Vous êtes merveilleuse, madame D'armousse ! Sincèrement. Je n’aurais jamais cru qu’on puisse redonner si vite un tel élan à cette maison ! Toutefois…
- Quoi donc ? Ai-je oublié quelque chose ?
- Oui, madame. Vous avez dit que l’argent consacré aux salaires des trois vendeuses qui deviendront responsable de magasin irait à la publicité. Mais vous ne m’avez pas précisé ce que vous ferez des trois demi-salaires économisés par la "Promotion" des trois vendeurs "Homme".
- C’est vrai. Combien cela représente-t-il mensuellement ?
- Euh… dix milles dollars, madame.
- Et bien, nous allons nous les partager, Pénélope ! Cinquante-cinquante !
- Oh, merci. Madame D'armousse !
- Appelez-moi, Mylène, je vous prie ! Et cela nous fera des salaires de combien?
- Cinq milles plus quatre milles cinq cent dollars. Pour moi et… quinze milles pour vous, Made… Mylène !
- Je trouve sa équitable.
- Mon salaire est quasiment doublé, Mylène ! C’est merveilleux ! Mes parents vont être aux anges !
- Vous n’êtes pas mariée, Pénélope ?
- Oh, non ! Vous savez, moi, les hommes…
- Tiens donc ! Vous n’aimez pas les hommes ?
- A vrai dire, non, Mylène. C’est d’ailleurs à cause de ça que monsieur Milton m’avait embauchée. Il ne voulait pas, disait-il, d’une secrétaire amoureuse ou enceinte régulièrement.
- Tiens donc ! répète la lesbienne. Je trouve qu’il avait tout-à-fait raison. Nous allons nous entendre à merveille, Pénélope, j’en suis sur ! Mais en échange de cette augmentation, il va de soi que vous aurez la responsabilité complète des achats !
- Oh, ça ne me gène pas, Mylène ! En fait, je l’avais déjà en pratique.
- Très bien. Je suppose que j’ai du courrier à signer ?
- Oui, Mylène, beaucoup. Mais je n’ai pas eu le temps de le taper, avec toutes ces réunions.
- Occuper-vous-en, alors. Je repasserai vers dix huit heures. Au fait en mon absence, c’est vous qui diriger la Maison mère. Surtout pendant les trois prochains mois, tant que les responsables "mâles" sont encore en poste. Faite leur en baver, Pénélope ! Et n’oublier pas de taper les lettres de licenciement ! Au-revoir, jeune fille !
- Au-revoir, Mylène. A ce soir !



REVE ou FANTASME VOL : 16
Les Anges de L’enfer


TROISIÈME PARTIE
Chapitre 1


Des nouvelle de L’inspecteur Marc Garner. Et les magasins les profits augmentent d’autre esclave s’ajoute.


Si Nathalie avait été moins jolie, l’inspecteur Marc Garner n’aurait pas tenté de la revoir. N’osant pas demander à son amie Lysias Karana l’adresse de son infirmière, un beau jour, pris d’une soudaine envie de compagnie féminine, il se décida à l’épier et, en la suivant, quitte à tomber sur un fiancé costaud, à découvrir son adresse.

Il passa saluer, comme par hasard, la sympathique psychiatre, puis, ayant repéré la voiture de Nathalie sur le stationnement, se mit à patienter à la sorti du centre SADE.
L’infirmière, pendant ce temps-là, pressée de regagner sa nouvelle maison, le pavillon luxueux de feu Jean-Pierre Milton que Mylène avait décidé d’occuper, terminait rapidement ses soins.
Elle en était a Georges Dupont, l’ancien infirmier, qui maintenant ressemblait plus a une plante verte qu’à un être humain, malgré quelques rares accès de lucidité.
Nathalie, balbutiait-il, je serai votre esclave…Moi aussi…Si vous voulez…
Mais tu l’es déjà, Georges, ironisa-t-elle, je t’ai consigné ici parce que ça m’arrangeait ! Et tu y reste parce que c’est l’ordre de ta Maîtresse ! Allez, tends ton bras !
Elle prit sa voiture, contente de renter, mais regrettent le décès du numéro 11 l’esclave-lécheur. Certes, elle ne l’avait jamais aimé, surtout les dernier temps quand, au lieu de lécher ses semelles, il voulait lécher ses chevilles, mais elle regrettait quand même que, malgré les nombreux électrochocs, il ne soit pas revenu à un masochisme plus innocent.
En passant devant la guérite et en saluant le gardien elle ne vit pas la voiture noire qui la suivait. Elle se gara devant la résidence " D'armousse" Comme l’avait baptisée Mylène, et la porte d’entré s’ouvrit devant elle.
-Mylène n’est pas rentrée ?
- Non, Maîtresse, j’ai collé 250 semelles aujourd’hui !
- C’est bien, esclave, mais tu peux faire mieux ! Tu ne nous as fait gagner que cent dollars ! Même pas le prix d’un bon repas pour tes deux Maîtresses !
Marc Garner s’était garé en face de l’appartement et sortant de sa voiture, il vient jeter un coup d’œil sur l’intitulé de la boite-aux-lettres : "NATHALIE DUNAN, MYLÈNE D’ARMOUSSE et son mari". Ce texte et, surtout, la façon dont il était libellé lui rappela l’enquête qu’il avait abandonnée plusieurs mois auparavant. Ainsi, Nathalie et Mylène D'armousse vivaient ensemble ! Ainsi, Madame D'armousse et "son mari" avaient gardé le nom de famille de la jeune femme ! il est vrai que, Jean-Pierre Milton étant mort, ils n’avaient pas à se soucier de ses désirs ante-mortem. Mais, tout de même…
Un coupé Mercedes-Benz, arrive pile devant du logement qui est plus une maison, juste à coté de la voiture de l’inspecteur. En sorti Mylène D'armousse, radieuse, éclatante de beauté et d’assurance, couverte d’un manteau qui ressemblait bien a du léopard. Devant elle, sans qu’elle ait esquissé un geste, la porte s’ouvrit puis, malheureusement, se referma.
L’inspecteur Garner hésita entre sonner à la porte ou remettre à plus tard sa démarche. L’étrangeté de la situation et les cinq mois le séparent de son enquête passée le dissuadèrent d’agir immédiatement. A son idée, une contre-enquête s’imposait et, avant de pénétré sans raison dans une maison étrangère, il convenait de prendre certains renseignement.
IL rentra chez lui en se promettant d’aller, dès le lendemain faire quelques achats au magasin central, du moins interviewer le personnelle.
Pendant que Marc Garner s’endormait en réfléchissant à l’étrangeté des circonstances, les objets de ses réflexions Nathalie Dunan et Mylène D'armousse, se faisaient servir des blinis au caviar préparés minutieusement par leur esclave
Depuis un mois suite, à une nouvelle initiative de Nathalie, Claude suivait des cours à domicile de cuisine, d’esthétique et de coiffure féminine de façon à devenir un esclave particulièrement performant.
-Nathalie, Commença Mylène, il faut absolument que je te rencontre la dernière !
- Vas-y. Je suis toute ouïe !
- tu sais qu’un de mes vendeurs a préféré donner sa démission plutôt que de rester aux ordres de ses collègues du sexe opposé ?
- oui, tu me l’as déjà dis
- Il me devait deux semaine de préavis et se matin a dernière journée de travaille, il arrive a mon bureau et demande a Pénélope si je peux le recevoir. Je le fait entrer. Je le laisse debout parce que c’est une forte tête et sais-tu ce qu’il me dit ?
- Qu’il veut rester ?
- Gagner ! Mais ce n’es pas tout… Esclave, s’interrompt-elle un instant, la suite !... Je commence à marchander, baisser son salaire, etc… Je lui ai même demandé s’il était prêt a servir de soumis aux vendeuses et clientes ! D’ailleurs, il a dit oui. Là-dessus, Pénélope. Qui écoutait de toutes ses oreilles en ricanant et se moquant de lui ouvertement, je le veux pour faire le ménage chez moi ce soumis avec un sourire.
- Et tu sais qu’en cinq mois nous avons pratiquement doublé notre chiffre d’affaire ? Tu sais que pour les fêtes de fin d’année, je vais embaucher trois vendeuses supplémentaires ? Cela va faire, onze filles avec Pénélope et moi.
- Félicitations ! dit Nathalie épanouie. Tu es vraiment merveilleuse !
- Alors, poursuit son amie, comme j’ai envie de le reprendre lui offrir la place d’esclave et je crée un nouvel emploi !
- lequel !
- Devine ! Et toi esclave vite le dessert !
- Je ne vois pas…
- Esclave ! Jette Mylène en goûtant son sorbet.
- Oui, Maîtresse ? demande Claude craignant une réprimande.
- Pas toi, crétin ! Je parle à Nathalie. J’ai crée un emploi d’esclave pour tous les magasins M-KISS !
- Esclave ? Ton ex-vendeur ? Mais que va-t-il faire ?
- Tu ne vois pas, Nathalie ? Onze filles dans le même entreprise et tu ne vois pas à quoi pourrait servir un esclave ?
- Franchement non.
- A nous servir ! A obéir à tous les ordres quels qu’il soit ! Il y chercher la monnaie. Il cirera nos chaussures. Il nous apportera des en-cas, fera le café. Il passera ses journées à courir d’un magasin à l’autre simplement parce qu’une des vendeuses aura soif, ou faim, ou aura besoin de n’importe qu’el service.
- Et il à accepté ça ?
- Mais oui il n’avait pas le choix je lui ai offert il dit oui Maîtresse !
- Mais quel est ton intérêt à toi Mylène, là-dedans ?
- Il y en a plusieurs. D’abord, les filles sont ravies et elles prennent ça comme un avantage en nature. Deuzio Pénélope est comblée car elle aura enfin quelqu'un à qui confier le boulot ingrat. Et tertio, moi, j’aurai un esclave partout, au bureau comme à la maison ! Comme toi, ma chérie !
- Tu n’es pas bête ! Tu sais mélanger le travail et le plaisir de telle façon que, même moi, je suis épatée !
- On va se coucher ?
- Oui dit Nathalie en souriant de manière ambigüe puis en ajoutant plus sèchement : Esclave ! Tu iras dans le garde robe, cette nuit ! J’ai envie d’intimité…



TROISIÈME PARTIE
CHAPITRE 02

L’inspecteur Marc Garner s’interroge il enquête de nouveau que va il arriver ?



En poussant la porte d’un des magasins M-Kiss, l’inspecteur a le plaisir de découvrir une charmante et jolie blonde qui se précipite vers lui, toute souriante.
-Bonjour, monsieur, qu’y-a-t-il pour votre service ?
- Euh… Je voudrais voir… Une robe !
- Oui, monsieur. C’est pour un cadeau ?
- Bien sûr ! Que croyez-vous ? Mais, dites-moi, ça drôlement changé, ici !
- Pour ça, vous pouvez le dire ! Madame D'armousse est formidable ! Le chiffre d’affaire a doublé. Tout Les Magasins M-Kiss on été refaits à neuf. On peut dire qu’on a une sacrée patronne !
- Ce n’est pas Monsieur D'armousse le patron ? demanda le policier. Je croyais que c’était le fils de Jean-Pierre Milton, le fondateur ?
- Monsieur D'armousse ? Je ne l’ai jamais vu. Il ne vient pas ici. C’est Mylène D'armousse qui dirige tout et je peux vous dire qu’elle sait y faire ! Qu’el âge a la dame à qui vous voulez offrir une robe ?
- Euh… Vingt huit ans, répond le policier au hasard en pensant à Natalie.
- Est-elle brune ? Blonde ?
- Blonde, continua-t-il. Mais, vous ne faite plus la confection pour hommes ?
- Madame D'armousse a balayé tout ce qui était masculin ! Y compris le personnelle, d’ailleurs ! Mise à part les" Promotions"…
- Les promotions ?
- Oui. Nous les appelons comme ça entre nous. Ce sont les anciens vendeurs de prêt-à-porter " Homme" Qui on été recyclés dans l’entretien et manutention.
- Drôle de promotions !
- Oh, c’est pour rire ! Avoue précisément en riant la vendeuse blonde. Il faut dire qu’ils se prenaient tellement au sérieux, avant, que ça nous amuse maintenant de les commander et de les bousculer un peut !
- Voyer-vous ça !
- Quelle taille a votre amie ?
- Pardon ? Ah, oui ! Euh… Un peut plus grande que vous et… À peu près le même physique.
- Que pensez-vous de cette magnifique robe rose ? Demande la jeune-fille en sortant le vêtement d’un rayonnage et se la posant contre le corps. Elle vous plait ?
- Euh… Oui, reconnaît l’inspecteur. Dites-moi, mademoiselle, votre patronne n’aimerait-elle pas que les femmes ?
- Madame D'armousse ? C’est sûr qu’elle nous a avantagées par rapport aux hommes, mais c’étais juste et très commercial ! Elle est un peut M.L.F. Mais elle est trop féminine pour être lesbienne ! Qu’elle idée ! Sept cent dollars.
- Quoi, sept cent dollars ?
- La robe !
- Sept cent dollars ! S’exclame Marc Garner. Je crois que je vais réfléchir…
- Nous avons moins chère, vous savez !
- Où se trouve le bureau de Madame D'armousse ?
- Pourquoi ? Vous voulez vous plaindre ?
- Pas du tout, mademoiselle. Je voudrais simplement la rencontrer.
- Alors vous, vous êtes un drôle de bonhomme ! Lance gaiement la vendeuse. Son bureau est au dessus du magasin central sur la rue St-Hubert.
- Je vous remercie ! A bientôt, mademoiselle.
L’inspecteur après soixante minutes de voiture, demande à la vendeuse du magasin centrale où se trouve le bureau de Madame D'armousse et elle lui indique un petit escalier en colimaçon :
-Montez là-haut Pénélope va vous recevoir.
- Ah bon ! Alors je grimpe.
- En montant les escaliers, Marc Garner se dit intérieurement que, cette fois-ci, il vaudrait décliner sa véritable identité, Mylène D'armousse le connaissant et ce souvenant certainement de lui.
- Nous ne recevons les représentants que le mardi ! L’accueil sèchement une jeune-femme aux cheveux noir frisés, couper court. Et seulement sur rendez-vous.
- Police, madame !
- Mademoiselle, s’il vous plait ! Et que me veut la police ? Marc Garner contemple avec plaisir cette émoustillante jeune-femme fière insolente, au teint mat et au regard incendiaire.
- Madame D'armousse est-elle ici ?
- Elle n’est pas encore arrivée, monsieur. Que désirez-vous ? Je suis sa secrétaire et j’ai toute sa confiance.
- C’était personnel, mademoiselle, mais je vais quand même vous poser quelques question, si vous le permettez. D’abord quel est votre nom ?
- Pénélope Kummer. Mais pourquoi me poseriez-vous des questions ?
- Votre prénom vous va à ravir, avoue franchement le policier. J’enquête sur la mort de votre ancien patron, Jean-Pierre Milton.
- Je croyais que cette affaire était réglée !
- Une affaire de meurtre n’est jamais réglée tant qu’on n’a pas trouvé l’assassin !
- Bon. Posez vos questions, inspecteur.
- Quand Madame D'armousse a-t-elle repris la direction des affaires ?
- Je peux le savoir facilement répond Pénélope en feuilletant son agenda. Sa première journée ici fut mémorable !
- Ah, bon. Pourquoi ?
- Elle a tout chamboulé en une seule journée ! Elle a changé la politique de la maison, modifié la raison social licencié trois responsable et augmenté tout le monde.
- Tout le monde ? C'est-à-dire les femmes ?
- Évidement ! Jette la charmante secrétaire en haussant les épaules. Ah voila ! C’était le onze juillet.
- Merci. Maintenant, dites-moi que pensez-vous d’elle ?
- De Mylène ?
- Oui, mademoiselle Kummer.
- C’est une femme exceptionnelle ! Elle a tout pour elle : La beauté, l’intelligence et la compréhension !
- Vous trouvez son attitude compréhensive avec les trois licenciés, et les vendeurs transformé en femme de ménage ?
- Absolument, inspecteur. Ils on tous été d’accord et tous le monde a compris la nécessité de ses mesures. Je peux d’ailleurs vous dire que le seul vendeur qui a démissionné aux nouvelles directives de Madame D'armousse, vient de changer d’avis, avant la fin de son préavis, et nous demandé hier de le garder ! Et compte tenu de sa fidélité, Mylène a décidé de l’employer à plein temps.
-Peut-être n’a-t-il pas le choix et n’a-t-il pas trouvé d’autre travail ?
- Pensez-vous ! D’ailleurs pour vous prouvez que j’ai raison, je vous annonce que l’un des responsables de magasin licencié, qui était au courant de la démission du vendeur devenu agent d’entretien. Il nous a hier restitué sa prime de licenciement pour que nous acceptions de le reprendre à ce simple grade d’agent d’entretien à mi-temps !
- Étonnant !
- Pas tellement, inspecteur. Je connais bien sa femme et je sais qu’elle a la tête sur les épaules. C’est elle qui a du l’influer sur son mari !
- Dites-moi. Mademoiselle, n’avez-vous jamais pensez que votre nouvelle patronne pouvait aimer les femmes ?
Pénélope ne peut s’empêcher d’éclater de rire et de moquer du policier : Finalement elle explique son hilarité :
-D’abord si elle était lesbienne, Mylène D'armousse ne serait pas mariée !
- Vous ne trouvez pas que son mari est un trop invisible ?
- Vous savez, inspecteur, on n’est plus au moyen-âge ! De nos jours ont ale droit de parole et ce sont elle. De plus en plus souvent, qui dirige le couple.
- Tout de même !
- De plus, si Mylène D'armousse était lesbienne, croyez bien que je serais la première à le savoir ! Nous somme très proche l’une de l’autre, nous, nous voyons quotidiennement et, surtout, moi je suis réellement homosexuelle ! Et sachez que, s’il m’était possible d’avoir des relations plus intime avec Mylène, je le saurais. Ce sont des choses difficiles à cacher !
- Tiens donc ! s’exclama le policier avec surprise et un peut de déception. On ne le dirait pas, à vous voir !
- Vous n’êtes pas une femme !
- Vous me le faites regretter, mademoiselle Kummer !
- Merci de votre compliment, mais malheureusement pour vous je suis ravie d’être comme je suis !
- Pourquoi croyez-vous que Madame D'armousse vous a embauchée ?
- Ce n’est pas elle qui m’a embauchée, mais monsieur Milton, sont beau-père. Et en toute connaissance de cause !
- Étonnant ! Il aimait les lesbiennes ?
- Il n’avait rien contre, en tous cas !
- Moi non plus, mademoiselle, sauf quand, comme aujourd’hui, cela me plonge dans un profond regret !
- Un homme peut avoir d’autres relations avec une femme que des relations sexuelles !
- Lesquelles, par exemple ?
- L’amitié, le respect, que sais-je ?
- Avec vous, j’aurais été content de dépasser se stade !
- Tant pis pour vous, inspecteur ! Trouvez quelqu’un d’autre ou changez d’idées ?
- J’y penserai. En attendant, comme Madame D'armousse n’arrive pas, je vais vous laisser à votre travaille.
- Elle ne va pas tarder. D’habitude…
- Vous lui direz que je suis passé.
- Naturellement.
- Au-revoir, Mademoiselle Pénélope.
- Au-revoir inspecteur.




TROISIÈME PARTIE
Chapitre 3

Un petit soupé s’organise chez Mylène et Nathalie Claude fait le service.




Claude n’a été prévenu de la présence au souper de deux invitées spéciales, que seulement deux heures auparavant, par un coup de téléphone sec et rapide de Maîtresse Mylène. Il a préparé un repas particulièrement fin et soigné puis a disposé les quatre couverts autour de la table ronde.
Quand il ouvre la porte à Nathalie accompagnée de sa patronne Lysias Karana, il a revêtu sa tenue de serviteur stylé, veste blanche et cravate noir. Il débarrasse ces dames de leurs manteaux et va les placer soigneusement dans la penderie. Il leur sert immédiatement les apéritifs qu’elles exigent et les amuse-gueules qu’il a fabriqué minutieusement.
Quelques minutes plus tard, il agit de la même façon avec Mylène qui, elle, est escortée d’une jolie brune aux cheveux bouclées et au teint mat qu’il n’a jamais vue auparavant. Il apprend vite que son nom est Pénélope Kummer.
- Pénélope, présente Mylène, voici Lysias Karana, la psychiatre et Nathalie Dunan, la femme avec qui je vis. Mesdames, je vous présente Pénélope Kummer, ma secrétaire particulière.
- Enchantée, Pénélope.
- Très heureuse !
- Buvons, les filles ! Pénélope a beaucoup de chose à nous dire. Vas-y Pénélope, raconte.
- J’ai eu ce matin la visite d’un inspecteur de police.
- L’inspecteur Garner ? demande Lysias.
- Je pense que oui, répond Mylène, vu la description.
- Il m’a posé des tas de questions. Il ma demander a quelle date Madame D'armousse avait pris la direction de M-KISS. Il m’a parlé des divers licenciements, et il m’a même demandé si Mylène était lesbienne !
- C’est pour cela, explique sa patronne, que j’ai jugé qu’il fallait mettre Pénélope au courant de notre vie.
- Tu as bien fait, chérie, approuve Nathalie. Il faut vous dire, Lysias, que la secrétaire de M-KISS est également lesbienne et en est fière. Je pense donc qu’elle peut accepter la vérité et devenir notre complice.
- Je suis prête à tout pour être agréable à Mylène. Elle m’a appris ce soir qu’elle aussi était homosexuelle et j’en ai été abasourdie. Jamais je n’aurais cru…
- Elle cache bien son jeu !
- L’inspecteur a également interrogé une des vendeuses qui a tout rapporté à Pénélope. Il l’a également interrogée sur moi et sur mes mœurs mais lui a également parlé de mon "Mari" et de sa permanente "Invisibilité".
- C’est embêtant, reconnait Lysias.
- Il a dû découvrir quelque chose, déclare Nathalie. Est-ce qu’on passe à table ? Esclave, tu peux servir !
- Tiens, Pénélope, tu voulais connaitre ? Regarde-le bien, lance Mylène en désignant le jeune-homme en train de déposer des assiettées de potage devant elles. N’est-il pas bien dressé ?
- C’est votre mari ? Mais…
- Mon vrai c’est Nathalie. Lui il a préféré devenir notre esclave. Depuis huit mois, maintenant, il nous sert fidèlement. C’est lui qui s’occupe de la maison et de tous les travaux domestiques. Nous lui payons même des cours de cuisine, de coiffure et d’esthétique pour que l’étendue de ses capacités soit la plus parfaite possible pour le service de deux femmes. Pour le moment, il en est à étudier la couture.
- C’est… C’est extraordinaire ! dit Pénélope. Je connais une femme qui traite un peu son mari comme ça, la femme de l’ancien responsable de M-KISS 2, mais elle n’est pas lesbienne !
- La femme de celui qui nous rend l’argent de sa remise de départ ? demande Mylène. Ah, ça explique tout !
- Je ne voulais vous le dire…
- Comment sais-tu cela, Pénélope ?
- C’est une amie et j’ai eu…Euh… une aventure avec elle.
- Ah ton amie est bisexuelle ?
- Bisexuelle, oui. Et comme elle préfère que son mari reste le plus longtemps possible hors de leur appartement, pour pouvoir justement s’amuser un peu en toute tranquillité avec des femmes, elle nous l’a renvoyé !
- C’est une bonne chose, Pénélope. Au moins, tu n’es pas surprise par les conditions d’existence que nous posons à notre esclave ! Mais, attends, tu vas tous savoir !
- Esclave, baisse ton pantalon !
- Oh ! Mais ça ne me…
- Chut ! L’interrompt Nathalie. Regardez.

Devant trois femmes moqueuses et une autre abasourdie. Claude exhibe sa ceinture de chasteté puis remonte son pantalon.
-La gaine de cuir est parsemée de petits cloues d’acier à l’intérieur, explique l’infirmière. Comme ça dès qu’il est en érection, sa peau est aiguillonnée tout au long de son sexe et la douleur, si on ne continue pas à l’exciter, ce qui peut toutefois arriver, le force aussitôt à débander.
- Quelle magnifique invention ! Avec ça une femme peut côtoyer un homme sans danger !
- Et les jalouses peuvent sortir seules en toute tranquillité !
- Maintenant, Pénélope, tu sais à peu près tout de nous. Tu es choquée ?
- Pas du tout, Mylène ! Au contraire, vous m’ouvrez des horizons inconnus…
- Comprends-tu maintenant pourquoi l’enquête de l’inspecteur Marc Garner nous gène beaucoup ?
- Je comprends mais, monsieur Milton, l’avez-vous…
- Assassiné ? Non. C’est lui son fils. Mais s’il se dénonce ou s’il est découvert nous perdons tout, notre esclave et notre argent, en plus que plusieurs ici peuvent être accusé de complicité !
- Il ne faut pas qu’il sache !
- Non. Et c’est là que tu interviens. Tu m’as dit que tu avais tapée dans l’œil du policier ?
- Manifestement, je l’ai emballé ! Il était tout triste quand je lui ai annoncé mes préférences sexuelles…
- Il faut que le mette à ta botte, Pénélope, pour nous !
- Je suis d’accord. Du mois, je ferai ce que pourrai, mais à une condition !
- Laquelle. Mademoiselle Kummer ? demande Nathalie, alarmée. On vous a prouvé notre confiance et…
- Je veux pouvoir disposer de temps en temps de votre… Euh… Esclave. Lui, là !

Un triple éclat de rire féminin ponctue la condition de la secrétaire. Elle-même se met à rire à son tour pendant que l’objet de leur hilarité remplace silencieusement devant elles les assiettes sales par des tasses de café.
-Accordé, Pénélope ! Lance sa patronne. Tu pourras l’utiliser quand tu voudras. Et, même, si tout marche comme nous voulons et si tu peux le tenir bien en main, je te l’offrirai !
- Oh, non, Maîtresse ! Interrompt l’esclave terrorisé par les dernières paroles prononcées. Je veux rester à votre service !
- Tu feras ce que j’ordonnerai, esclave ! s’écrie Mylène. Tu m’appartiens, ne l’oublie pas, au même titre que cette maison, mes vêtements, ou ma voiture ! Tu n’as aucun droit ! Et surtout pas le droit de parole ! Approche !
- Pardons, Maîtresse ! Mais…
- A genoux !

Tout en exécutant l’ordre donné, Claude voit la main de sa Maîtresse s’emparer d’une cigarette l’allumer avec son briquet en or, tirer une bouffée et écrasez l’extrémité incandescente sur son visage d’homme soumis. Un cri de souffrance s’échappe de ses lèvres. Mylène rallume sa cigarette et recommence son geste sadique tout en lui disant :
-Tu m’appartiens, esclave ! Et si j’ai envie de te prêter, de te louer, de te vendre ou te donner, tu n’as rien à dire ! Je te donne l’ordre d’obéir dès ce soir à Pénélope comme à moi-même ! As-tu compris, esclave ?
- Oui, Maîtresse… Pardon…
- File à ta vaisselle, maintenant ! Non. Avant, agenouille-toi devant Pénélope et baise-lui les pieds en demandant pardon.

Claude obéit docilement, laissant couler sur ses joues des larmes de douleur et d’humiliation. Mais celles-ci n’émeuvent aucune des quatre femmes présentes et un violant coup de pied le renvoie à sa cuisine.
-Vous ne pouvez pas savoir comme je vous admire ! S’exclame la secrétaire. Mylène vous êtes merveilleuse ! S’il n’y avait pas Nathalie, je crois que je tomberais amoureuse de vous !
- Oui, mais je suis la ! Dit l’autre. Mais c’est vrai qu’elle est merveilleuse, et vous n’avez pas tout vu, Pénélope. Chérie, joue nous du piano, s’il te plait !
- Si vous voulez. Quoi ? Une valse demande Mylène?
- Oh, oui ! Jouer nous une valse, si vous en connaissez une dit Pénélope …

Et la jeune femme, ouvrant son Steinway, fait courir gaiement ses doigts sur le clavier. Emportée par l’élan de la musique, Lysias invite son infirmière à danser. Ordre est donné à l’esclave de pousser la table et les deux femmes de mettent à valser avec entrain.
Prise d’une envie soudaine, la secrétaire ordonne à l’esclave de la faire danser. Celui-ci obéit mais sa cavalière, au lieu de virevolter comme ses amis, plaque son corps contre celui de l’homme et commence à l’exciter en frottant sa cuisse contre son sexe. Elle sent le pénis se dresser et voit sur le visage de l’homme progresser la douleur. Au rythme de la musique elle frotte son bas-ventre contre lui. Voluptueusement Pénélope ne le quitte pas des yeux et lui sourit de plus en plus joyeusement au fur et à mesure que ses grimaces de douleur s’accentuent. Et, quand il en arrive à gémir malgré lui, elle se met à fredonner en accompagnant le piano.

Quand celui-ci s’arrête enfin sur un accord majestueux, les trois femmes applaudissent la pianiste pendant que Claude s’écroule sur la moquette, plié en deux, ses deux mains appuyés contre son sexe. Mais la pointe de la botte de Mylène vient sèchement frapper l’esclave au point sensible pour le ramener à la réalité. Comprenant l’ordre muet, il se redresse lentement et, en se trainant sur les genoux, regagne sa cuisine pour finir la vaisselle, pendant que les quatre femmes décide de sabler le champagne.



TROISIÈME PARTIE
Chapitre 4

L’inspecteur Marc Garner continu son enquête il commence à ressembler les preuves du meurtre de Jean-Pierre Milton. Mais Pénélope viendra elle changer ses plans.


Assis devant une bière, dans un coin d’un bar qui fait face à son appartement. Marc Garner récapitule ce qu’il sait de l’affaire Jean-Pierre Milton : Au départ : Un mort par strangulation découvert le neuf juin dernier. L’autopsie et le témoignage du restaurateur habituel du défunt permette de situer sa mort une semaine auparavant et de deux heures après avoir soupé, soit le deux juin vers vingt heures.

Or ce même deux juin, Jean-Pierre Milton, suite à un grave différent l’opposant à son fils et à sa belle-fille, se rend au domicile de ces derniers pour trouver un arrangement, point confirmé par le notaire.

Quels sont donc les détails troublant ? Se demande le policier. D’abord cette omniprésence de Mylène D'armousse, son dédain manifeste pour les hommes, ce désir peu ordinaire de vouloir conserver son nom, d’aller jusqu’à le donner à son mari et, en parallèle, l’apparente absence et la soumission du fils du défunt.

Deuxième personnage étrange : Nathalie Dunan. Elle affirme habiter avec un ami et ne donne pas d’adresse. Quelque mois plus tard Marc Garner trouve son nom au-dessus de celui de Madame D'armousse sur la porte de la maison qu’elles partagent.

Qu’est-ce qui gène donc tant l’inspecteur ? Cette affaire sent l’homosexualité à plein nez ! Mylène et Nathalie pourraient être deux lesbiennes s’entendant pour Dominer un jeune masochiste riche et supprimant le père dernier obstacle entre elles et la richesse. Tout semble logique même le lieu de travail de Nathalie Dunan qui lui facilite le repérage d’un riche et jeune Héritier psychologiquement perturbé par des tendances masochiste.

Mais, si cette hypothèse semble intéressante, elle est totalement démontée et réduite à néant par le témoignage de la psychiatre Lysias Karana. Ou alors, il faudrait envisager sa culpabilité à elle aussi ? Possible trois femmes, amies intimes, qui complote pour obtenir la richesse et l’esclavage d’un homme. L’idée n’a rien d’absurde ! Mais si Lysias est leur complice, la première chose à faire est d’aller enquêter du côté du pavillon Sadoc. S’il y a une relation D'armousse- Karana, la preuve ne peut que se trouver au C.D.S., se dit le policier. En route, donc !

Un discret coup de téléphone préalable le prévient de l’heure où-il est sûr de ne trouver ni Nathalie, ni Lysias. C’est une secrétaire médicale qui le reçoit. L’inspecteur Garner lui présente sa carte officielle et lui pose sa première question :
-Étiez-vous de service le deux juin dernier, mademoiselle ?
- Certainement. Que voulez-vous savoir ?
- l’emploi du temps de votre patronne.
- C’est facile ! Je n’ai qu’à consulté mon agenda. Voilà, rien de spéciale. Deux rendez-vous le matin. Rien l’après-midi.
- A quel nom les rendez-vous ?
- Tailor, Keith et Hamilton.
- Pas de Milton ?
- Non, inspecteur d’ailleurs, ce nom ne me dit rien. Ah, si ! Attendez…

La jeune fille feuillette son agenda et tombe sur la page qu’elle cherchait. Elle lit : " Vendredi vingt deux mai à seize heures : Jean-Pierre Milton". Tiens ce n’est pas mon écriture ! C’est mon pauvre prédécesseur, sans doute, qui a pris le rendez-vous !
- Pauvre prédécesseur, pourquoi ?
- Il a eu une très grave crise nerveuse ! Il est à peu près inconscient de façon permanente. D’ailleurs, il est soigné ici. Il est au numéro dix.
- A quelle date a-t-il eu cette dépression nerveuse ?
- Le Dix Mai Inspecteur. La veille de mon changement.
- S’il vous plait, regardez depuis le début de l’année si vous trouvez à nouveau le nom de Milton.
- D’accord, mais j’en ai pour un petit moment !
- Pendant ce temps, puis-je voir ce malade, votre prédécesseur ?
- Georges Dupont ? Si vous voulez il est dans la brume vingt quatre heures sur vingt quatre. Tenez, la clé est accrochée ici. Le numéro quatre.
-Il est enfermé ?
- Oui, inspecteur, comme tous les patients ici. Mais ne craignez rien, il est également solidement attaché.

Effectivement, Marc Garner découvre un homme paraissant dans le coma et immobilisé sur son lit, avec de larges sangles. En regardant la feuille des soins accrochés au lit, il trouve le nom de Nathalie Dunan comme infirmière responsable du malade, et relève sur son carnet l’appellation barbare du médicament qui lui est injecté quotidiennement. Le policier tente de réveiller le malade, l’appelle par son nom, son prénom, le secoue, mais rien n’y fait.

Abandonnant, il ressort et referme la porte derrière lui.
-Ce jeune homme est venu quatre fois depuis début mars. Un, huit, quinze, et vingt trois Mars. Pas avant et plus après, dit-elle. Sauf ce Jean-Pierre Milton le vingt deux Mai.
- Dites-moi, maintenant, mademoiselle, demande-t-il en montrant la note de son carnet, quel est ce médicament ?
- C’est un neurodépresseur puissant mais qui n’est plus guère employé aujourd’hui.
- Qu’est-ce que c’est qu’un neurodépresseur ? Et pourquoi ne l’emploie-t-on plus ?
- C’est un neuroleptique, un calment si vous préférez, qui agit en même temps sur le système nerveux pour ralentir l’activité cérébrale.
-Ah ! fait l’inspecteur. Vous avez de drôle de drogues, ici.
- Celle-ci on ne l’emploie plus guère souvent car elle a des effets secondaires particulièrement indésirables.
- Par exemple ?
- Elle provoque des troubles de la mémoire, parfois une amnésie complète. On ne la donne qu’aux désespérés et incurables.
- Tiens, donc ! Et c’est le cas de votre prédécesseur ?
- Je ne sais pas, inspecteur. Il faudrait poser la question au docteur Karana.
- Je n’y manquerai pas, croyez-le bien ! Au-revoir mademoiselle.
- Au-revoir monsieur.

De retour à son bureau et parcourant une nouvelle fois le dossier Milton, Marc Garner se décide à faire un calendrier des événements, dans l’ordre chronologique. Quand il termine son travail il peu lire ceci :

1, 8, 15, 23 Mars (Quatre lundis) Claude Milton consulte le docteur Karana au pavillon Sadoc.
27 Avril : Anniversaire de Claude Milton (il devint majeur)
10 Mai : Crise nerveuse de Georges Dupont (Il devint inconscient)
22 Mai : Jean-Pierre Milton consulte à son tour le Docteur Karana.
23 Mai : Mariage de Claude Milton et Mylène D'armousse.
2 Juin : 14 heures : Les époux " D'armousse " rencontre le notaire.
19 heures : Jean-Pierre Milton soupe au restaurent.
20 heures : Rendez-vous avec son fils et sa belle-fille (Nathalie Dunan et Lysias Karana prétende être présentes).
22 heures : Il rentre chez lui (?).
Vers 22 heures : Il est assassiné.
4 Juin : Claude Milton déclare la disparition de son père.
9 Juin : Découverte du cadavre. Enquête.
10 Juin : L’inspecteur Garner innocente les jeunes époux et annonce sa décision d’abandonner l’enquête (au docteur Karana). Nathalie Dunan habite chez" un ami", (le docteur confirme).
11 Juin : Mylène D'armousse prend possession des magasins Milton qu’elle transforme totalement. Les hommes sont licenciés ou spolié. La raison social devient " M-KISS ".
3 Aout : Nathalie et Mylène vivent ensemble. Monsieur Milton qui n’a pas changé de nom malgré l’engagement pris avec son père, ne sort pas et semble laisser la direction de toutes ses affaires à sa femme.
4 Aout : L’inspecteur Garner se pose des questions.

Le scénario que le policier a esquissé la veille après avoir supposé l’homosexualité, doublé du goût du pouvoir, de Nathalie et Mylène, semble confirmer. Lysias Karana connaissait les Milton, père et fils, avant le 2 Juin alors qu’elle a prétendu le contraire. Et ajoutant même que faire leur connaissance était le motif de sa présence chez les Milton ce jour là. Le fils l’avait même rencontré quatre fois (au cours probablement de séance de psychanalyse). Et, si la psychiatre a menti à ce sujet, pourquoi aurait-elle dit la vérité quand au déroulement de la soirée du 2 juin ?
Tout son raisonnement se tien très bien. Les trois femmes, avec l’accord ou la passivité du fils ont très pu assassiner Jean-Pierre Milton qui se mettait au travers de leur chemin et faire disparaitre le corps. Se servant mutuellement d’alibi, les quatre personnages avaient la parti facile !

Mais il manque qu’une chose aux élucubrations de Marc Garner : Une preuve ! Peut-être existe-t-il un témoin en la personne de Georges Dupont. Celui-ci, côtoyant quotidiennement Nathalie et Lysias a très pu s’apercevoir de quelque chose. Lui il savait que le docteur et Claude se connaissaient. Il savait peut-être aussi qu’elle genre d’amitié unissait Nathalie et Mylène D'armousse. Et, peut-être qu’en apprenant le mariage de…

Bon sang ! Les annonces de mariage ! L’inspecteur saisit le téléphone et appelle les bureaux du journal de Montréal. Après avoir passé par une douzaine de postes il obtient enfin d’une secrétaire qu’elle vérifie les annonces des journées précédant le mariage. La réponse tombe enfin : " Mylène D'armousse née le cinq Novembre dix neuf cent quatre vingt cinq, avec Claude Milton, née le vingt sept avril dix neuf cent quatre vingt onze" et le journal date du sept mai. Trois jours avant la crise nerveuse prétendu de Georges Dupont ! Le voila, le témoin ! La preuve !

Mais reste encore à convaincre le procureur de nommer un expert psychiatre pour ramener l’homme à lui, si c’est encore possible, malgré la drogue puissante que Nathalie lui administre quotidiennement.

Au moment où l’inspecteur va saisir le téléphone, celui-ci se met à sonner de lui-même. Terminant son geste, il décroche et a la surprise d’entendre une jolie voie demander :
-Inspecteur Garner ?
- Mais, oui.
- Ici, Pénélope Kummer. Vous vous souvenez de moi ?
- La secrétaire lesbienne ?
- Elle-même. J’aurais voulu vous voir, inspecteur. Je crois qu’hier je n’ai pas été très gentille avec vous et je me suis souvenu de certaine chose…
- lesquelles, mademoiselle ?
- Ce ne serait pas mieux, propose la jeune-fille d’une voie chaude et suggestive, d’en parlé autour d’une table de restaurent ? A moins que vous soyez pris, bien sur, inspecteur. Est-ce le cas ?
- Euh… Non. Quand voulez-vous ?
- Pourquoi pas tout de suite ? Vous passer me prendre au magasin ?
- d’accord mademoiselle Kummer. A tout de suite !

Et Marc Garner, s’emparant de son imperméable, se précipite vers sa voiture, le cœur battant.




TROISIÈME PARTIE
Chapitre 5

Nathalie découvre que le policier enquête et averti Mylène et lui demande de bien s’occuper que Pénélope s’occupe bien du policier.
Le policier tombe dans le filet.



Le téléphone a bien fonctionné pendant cette soirée du quatre aout. D’abord, la secrétaire médicale du pavillon Sadoc à sa patronne, le docteur Karana :
-Allo, docteur ? J’ai cru bon de vous prévenir : Un policier est venu, cette après-midi. Il a…
Et l’employer zélée rapporte les questions qu’on lui a posées, et tout le reste. Puis Lysias à Nathalie :
- Marc Garner est venu au Pavillon. Il a consulté mon agenda et sait que je lui aie menti au sujet des Milton. De plus il a été intrigué par la "crise nerveuse " de Georges et lui-même rendu visite. Il a relevé le nom du médicament. Nathalie, il faut faire quelque chose ! Jusqu’à quelle heure sa dose va-t-elle faire effet, aujourd’hui ?
- Jusqu'au milieu de la nuit, à peut prêt, Lysias. Mais je ne peux lui faire une autre injection avant demain matin, à cause de la garde de nuit.
- Il faudra faire plus que ça, demain matin ! Je téléphone en priorité au neurochirurgien. Sois sur place à la première heure, Nathalie ! Il faudrait aussi demander à Pénélope d’occuper le policier jusqu’à demain matin et de le libérer le plus tard possible !

Alors Nathalie téléphone à Mylène à son bureau pour lui transmettre les désirs du docteur :

-Je sais que c’est beaucoup demander à cette fille, Mylène, mais tu te rends compte de ce qui est en jeu ! De plus, il faudra qu’elle lui rencontre n’importe quoi pour l’intéresser et le garder le plus longtemps possible.
- Je ne sais pas si elle acceptera, si elle pourra seulement…
- Tout les moyens seront bons ! Dis-le-lui. Elle peut même, si elle le veut, déblatéré sur ce qu’elle a vu hier soir à la maison ! Au point où nous sommes, notre liaison sera bientôt connue et le masochisme viscéral de ton mari n’st plus un secret et ne résistera pas à un interrogatoire poussé, surtout s’ils sont assez malins pour le faire interroger par une femme. Il faut que Pénélope mette le policier dans sa poche, et le retienne demain matin, par n’importe quel moyen !

Mylène n’a pas trop de mal a convaincre sa jolie et dévoué secrétaire. Sa haine des hommes s’avère moins puissante que son amitié pour sa patronne et son désir d’être admise comme intime dans ce couple d’homosexuelles si belles, si libres, si riches et si passionnantes !

Alors, après avoir bien appris sa leçon, Pénélope prend à son tour le combiné téléphonique et réussit à joindre Marc Garner à un moment qu’elle ne sait pas être si importante.

Celui-ci arrive alors que Mylène a déjà abandonné les lieux. La secrétaire commence son numéro de charmes mais elle sent très vite que le policier est sur la défensive et ne croit pas à ce revirement subit. Alors elle doit lâcher du lest :
-Je crois que vous avez raison. Madame D'armousse est lesbienne !
- Tiens ! Vous vous en êtes aperçu en vingt quatre heures ! Je suppose que vous avez été ravie de l’apprendre ?
- Sur le coup, oui ! Mais elle m’a profondément choquée !
- Racontez-moi votre histoire, mademoiselle Kummer.
- Appelez-moi Pénélope, d’accord ? Mais vous ne m’invitez plus au restaurant ?
- Mais si, Pénélope ! Allons-y ! Au fait moi je m’appelle Marc.
- Alors je sui prête dit elle avec son sourire.

L’inspecteur, sachant joindre l’utile à l’agréable et malgré tout, conditionné par sa vanité masculine, envisage la possibilité de l’influence de son charme viril et propose un célèbre restaurant à sa nouvelle conquête. Quand il veut reprendre son interrogatoire, celle-ci l’arrête :
-Après le repas, Marc ! D’accord ?- d’accord Pénélope. Parlons donc de nous. Pourquoi prétendez- vous ne pas aimer les hommes ?
- J’ai été violée, il y a trois ans, improvisa t’elle, par trois salauds. Je n’ai jamais plus été la même…
- Je suis désolé… parlons d’autre chose, si vous le voulez.
- Mais non ! Vous êtes si gentil… Et j’ai tellement besoin de me confier à quelqu'un ! Ils m’ont battue sauvagement, un soir ou il avait bu, et ils m’ont violé l’un après l’autre. L’un deux étais mon fiancé. C’est pour ca que je n’ai pas porté plainte !
- Le salaud ! Mais, Pénélope, il fallait quand même venir nous trouver. Nous aurions…
- Personne ne m’aurait crue, vous le savez bien, je suis restée quelque temps très refermée sur moi-même, puis j’ai rencontré une femme extraordinaire ! Elle était médecin, gynécologue, et elle me comprit tout de suite.
- Ou elle a profité de vous et de votre désarroi !
- Non ! Ne croyez pas ca. Elle ma beaucoup aidée.
- Vous… Euh… L’aimiez !
- Oui. Je crois… Cela a duré plus d’un an.
- pourquoi avez-vous rompu !

La secrétaire juge bon d’inventer un mari et de lui donner un rôle qui pourrait exciter le policier tout en éveillant ses instincts masochistes comme lui a expliqué Lysias Karana la veille :-Elle était mariée, vous savez. Au début son mari, médecin lui aussi, accepta sa liaison avec moi. Il était même aux petits soins pour moi. Je crois que ça l’excitait de voir sa femme me caresser, m’embrasser et de nous imaginer dans les bras l’une de l’autre…
- Elle était jolie?

Pénélope devine qu’elle a touché juste. La question de l’homme en face d’elle, qui la dévore des yeux, prouve qu’il commence à fantasmer. Elle maintient son avantage…
-Elle était très belle. Fine, élégante, sexy et surtout d’une extrême sensualité ! Richard son mari, avait accepté d’abandonné temporairement sa chambre à coucher et le lit conjugal. Il semblait comprendre la passion de sa femme et mon désarroi.
- Je le trouve bien complaisant !
- Je crois qu’il aimait ça et, je dois dire, moi-même… - Vous-même, Pénélope?
- j’appréciais moi aussi l’idée d’avoir pris la femme de Richard, de le faire cocu, en quelque sorte. C’était mal n’est-ce pas ?
- Mais non ! C’était un sentiment humain, surtout après se que vous aviez vécu.
- Merci, Marc. Vous êtes gentil avec moi.- Alors, que s’est-il passé ?

La jeune lesbienne s’arrête quelque instant pour laisser le garçon servir le plat suivant tout en réfléchissant intensément à ce qu’elle pourrait encore inventer. Puis elle reprend :
-Par la suite, il exigea de réintégré sa chambre. On lui installa un lit de camp au pied du lit et, au début, il se contentait de nous regarder faire l’amour. Moi sa me gênait beaucoup, mais mon amie, ça l’excitait de le savoir là qui nous regardait en silence et sans bouger.
- Pas vous, Pénélope ? Jamais?
- Peut-être quelquefois, quand je pensais qu’après tout c’était lui le cocu ! Mais qu’est-ce que vous voulez me faire dire ? Que c’était une situation normale ? Que j’aurais dû apprécier ça ?
- Pas du tout ! Je voulais…- Vous semblez comprendre cet homme, Comme si vous auriez agi de la même façon à sa place ! Marc, s’sincèrement, qu’auriez-vous fait à la place de Richard ?
- Euh… Je ne sais pas. D’abord, je n’aurais pas accepté votre liaison dès le début !
- Mais ça, pourtant c’est gentil, compréhensif ! Vous n’auriez pas accepté que votre femme me console ?
- Si, peut-être.
- Alors, qu’auriez-vous fait à sa place, dans la chambre ?
- J’aurais sans doute demandé a participer !
Bon se dit Pénélope, c’est un macho et il le restera ! Il faut donc jouer son jeu :-C’est ce qu’il a fait. Nous avons accepté à condition qu’il nous obéisse. Mais peu à peu, il s’est permis de plus en plus de chose et, finalement, c’était lui qui décidait et faisait de nous ce qu’il voulait. Vous trouvez ça bien ?
- Compréhensible, en tous cas. Qu’avez-vous fait ?
- Je les ai quittés les deux. J’y serais peut-être encore s’il s’était montré plus docile.
- Vous aimez les hommes dociles, Pénélope ?
- Pas particulièrement, mais j’aime garder l’initiative et j’aime que mes partenaires sexuelles accepte mes fantasmes et mes divers caprices…
- Lesquels ?
- Vous êtes indiscret, Marc ! S’exclama la secrétaire. Ce ne sont pas des choses qui se rencontrent à table ! Mais, ce que je vous reproche le plus, à vous les hommes, c’est de ne pas vous laisser aller, de ne pas vous donner entièrement à votre partenaire. Moi, j’aimerais un homme qui se laisserait faire, qui me laisserait faire, qui me laisserait l’amener au plaisir à ma façon.
- Présenté comme ça, dit l’inspecteur, vos désirs paraissent très compréhensibles, très normaux, même ! Croyez bien que moi, je serais prêt à…- Oui ! Coupa la jeune-fille. Il dise tous ça ! Mais une fois au lit, adieu les promesses !
- Je vous jure bien…
- Que vous, vous laisseriez faire ? Que vous m’obéirez ?
- Je vous le promets, Pénélope !
- Même si ce que je vous demande vous parait fou ?- Rien ne me paraîtra fou, venant de vous !
- Alors, nous verrons, Marc… peut-être…
L’attitude satisfaite du policier prouve que la jeune-fille avait bien joué son jeu. Mais on était loin du lendemain matin, même si le soleil était couché depuis longtemps. Finement tout en dégustant son dessert, Elle remit la conversation sur le sexe :
-Ma patronne, elle, n’a pas ces problèmes-là avec les hommes !
- Ah, parlons-en. Vous me disiez qu’elle était lesbienne ?
- Oh, oui ! Et une vraie, croyez-moi ! Elle m’a invitée chez elle hier au soir. J’ai tout compris !
- Que s’est-il passé, Pénélope ? Elle vous a fait des avances ?
- Oui. Mais ce n’est pas le mieux ! Savez-vous qui faisait le service à table ? Qui avait fait la cuisine ? Qui a fait la vaisselle ?
- Son mari ?
- Tout juste ! Comment le saviez-vous ?
- C’est mon petit doigt qui me l’a dit ! Déclara fièrement Marc. En fait je me doutais un peu qu’elle avait asservie son mari…
- Pour ça vous pouvez le dire ! Il obéit au doigt et l’œil !
> - C’est un peu la même situation qu’avec votre amie gynécologue ! Je m’étonne que vous n’appréciiez pas !
- Mon amie aimait son mari ! Ce n’est pas du tout pareil ! Et il n’était pas à son service, ni au mien ! Le mari de Mylène, lui est un véritable esclave ! Vous aimeriez ça, vous?
- Certainement pas !
- Ah ! Vous voyer bien, Marc, que vous n’accepteriez pas de m’obéir !
- Mais ce n’est pas pareil !
- Pourquoi ? D’un coté, vous me promettez de m’obéir et de l’autre, vous condamnez la soumission de Claude !
- Il ya des limites à la soumission ! Et, même si j’appréciais de me soumettre à vous, je n’irais pas jusqu’à participer ou me rendre complice d’un meurtre !
- Mais… jamais je ne vous ai demandé une chose pareille!
- Vous, non Pénélope, mais c’est probablement ce qu’a fait Mylène D'armousse. Et, croyez-moi, je vais bientôt le savoir !
- Comment demanda-t-elle vivement intéressée.
- Par un témoignage possible.
- Lequel ?
- Celui de l’ancien infirmier du pavillon Sadoc, tombé subitement et bien a propos dans une étrange crise nerveuse.
- Vous allez l’interroger ?
- Dès demain !
- Pas trop tôt, j’espère, suggère la secrétaire en souriant d’une façon ambigüe. C’est ma journée de congé, demain.
- Oh ! Fit Marc, comprenant l’allusion. Je ne suis pas pressé.
- Et si vous m’ameniez danser, Marc ?
- Adopté à l’unanimité ! Je connais justement un club…

Et L’inspecteur Garner, continuant son boniment et développant tut son charme, emmène Mademoiselle Kummer dans un Club a la mode. Il commande du champagne, bien sûr, et l’invite à danser un slow langoureux. Elle accepte, se serre contre lui et usant de toute sa science féminine, entreprend de le rendre fou de désir. Fermant les yeux pour tenter d’oublier la répulsion instinctive qu’elle éprouve, elle songe à sa seule et unique danse avec un homme, la veille au soir, quand le fait de se serrer contre lui provoquait chez lui une douleur intense. Mais ce n’est pas le rôle qu’elle doit jouer ce soir. Elle chuchote à l’oreille de son cavalier :
-N’est-il pas vrai que le slow n’est que la manifestation vertical du désir horizontal ?
- Oui, Pénélope, lui répond l’homme avec un ton passionné. Je vous trouve merveilleuse…
- Allons finir notre bouteille ! décide-t-elle. J’ai une de ces soifs.

Ils finissent la bouteille et en commandent une autre. Quand ils dansent séparément sur des rythmes plus rapides, la jeune-femme, en face de son partenaire, se sert de tout son corps, de tous ses charmes pour subjuguer cet homme qu’elle déteste de plus en plus. Ce qu’elle ne sait pas c’est que le regard hautain et méprisant qu’elle lui lance malgré elle de temps en temps lui donne une séduction supplémentaire et excite au plus haut point son partenaire.

Ils en viennent au tutoiement et à l’initiative de l’homme. Des caresses et de courts baisers hésitants son échangés. Ils boivent encore une troisième bouteille. Pénélope vide régulièrement son verre dans le seau a champagne quand Marc regarde ailleurs, mais celui-ci est déjà passablement ivre. Son ivresse est tendre et amoureuse. Ils dansent encore.

Cela les mènes jusqu’à l’heure de la fermeture du club, ce qu’a rechercher la jeune-fille depuis le début de la soirée. Il faut se décider. L’inspecteur propose le "dernier verre" chez lui mais elle refuse en objectant :
-Souviens-toi ! Tu as promis de m’obéir ! On va chez moi !

Marc ne trouve pas d’objection, curieux au contraire de découvrir le cadre de vie de Pénélope.
Son appartement respire la féminité et un parfum suggestif embaume l’atmosphère. C’est un petit studio intime dont les murs sont couverts de jolies photos de tout genre. Elle met un disque. Une voie féminine et suave se met à chanter doucement une complainte amoureuse.

Pénélope ouvre à son tour une bouteille de champagne. Dans le verre qu’elle lui sert, elle jette un des comprimés que Nathalie lui donnés. Mais l’effet n’est pas immédiat et le policier se fait de plus en plus tendre. La jeune-fille temporise :
-J’ai peur, chéri… Il faut me pardonner… Il y a si longtemps…

Il se reprend, se redresse mais, peu à peu, revient se serrer contre elle. Elle le force doucement à boire et lui redonne un verre drogué. Mais il se fait toujours caressant et amoureux.
-Restons comme ça dit-elle en s’allongeant près de lui. Je suis bien… Tu es bien, toi ?
- Enlève ta chemise… Nous serons mieux…
-Chut ! Fait-elle. Sois sage… Plus tard.

Il finit par s’endormir, sa tête appuyée contre son sein et sa main posée sur sa cuisse. Doucement, elle se dégage et va boire une coupe de champagne bien méritée. Combien de temps va-t-il dormir ? Certes, le somnifère doit avoir un effet assez long mais le risque est grand. Surtout après avoir appris les desseins du policier au sujet de l’infirmier, Pénélope Kummer a peur. Elle décide de prendre toutes les précautions possibles et de se servir des menottes prêtées par Mylène et cachées dans son sac à main.

Avec précaution elle fixe un des bracelets au poignet gauche de l’inspecteur et l’autre au montant métallique de son lit. Ensuite elle retire les chaussures de l’homme et entreprend de le fouiller. Elle le déleste de son pistolet et découvre avec hilarité qu’il porte aussi sur lui une autre paire de menotte. Elle s’en sert pour immobiliser son autre poignet.
Enfin, Pénélope s’allonge sur le lit en repoussant le plus loin possible de son corps à elle le corps de l’homme qui ronfle bruyamment et contemplant par la fenêtre le jour qui se lève enfin, un sourire aux lèvres, s’endort à son tour.



TROISIÈME PARTIE
CHAPITRE 7


C’est la fête a Mylène D'armousse et elle décide d’organiser un party et surprise Pénélope Kummer arrive au bras de l’inspecteur Marc Garner




Aujourd’hui Mylène D'armousse a vingt un ans. Deux coups de téléphone, un de Nathalie, l’autre de Pénélope, lui ont appris que" Tout s’était bien passé". Décidé à marquer cette journée d’une pierre blanche, elle envisage d’organiser une soirée exceptionnelle.

Le téléphone fonctionne à nouveau dans l’autre sens. Elle lance des invitations, commande le repas, donne ses ordres à son esclave et, finalement, organise tout les détails. Quelques heures, plus tard, tout est en place.

Marc Garner a la joie de recevoir lui aussi un appel de Pénélope Kummer.

-Chéri ? J’ai une idée !
- Raconte
- Mylène vient de m’appeler pour m’inviter à participer à la soirée qu’elle donne pour son anniversaire. Je lui ai demandé si je pouvais amener mon ami et elle m’a répondu qu’elle serait ravie de" la" connaitre !
- Et alors, Pénélope ? Tu veux que je t’accompagne chez ces lesbiennes ?
- Ne parle pas comme ça ! Bien sur que tu pourrais m’accompagner. Tu pourrais les mettre au pied du mur, les interroger, essayer de faire une reconstitution. Je ne sais pas, moi ! Tu arriverais peut-être à les faire craquer ?
- Pas bête. Quand est-ce ? Ce soir ?
- Oui. A vingt heures.
- Bon, d’accord. Je vais y réfléchir. Je passe te prendre à dix neuf heures, ok ?
- Ok, chéri !

Dès dix huit heures, Nathalie, Mylène et Lysias sont réunies pour mettre au point leur complot. Une fois qu’elles sont bien d’accord, différents ordres sont donnés à Claude et les derniers détails de la mise en scène sont réglés.

A vingt heures précise, arrivent Pénélope et Marc, bras dessus, bras dessous. La surprise des trois autres femmes ne semble pas feinte. La Maîtresse de maison adresse un reproche à sa secrétaire mais, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, invite le policier à s’assoir.

-Votre époux n’est il pas la ? demande celui-ci à Mylène. J’espérais pourtant le revoir…
- Il est à la cuisine. Ne vous inquiétez vous pas, vous le verrez le moment venu ! Mais, dit-moi, inspecteur, j’ignorais que vous usiez de vos charmes avec mon personnel !
- Heureusement, toutes les femmes n’ont pas les mêmes goûts que vous.
- Tant mieux pour les autres femmes, répond madame D'armousse du tac-au tac, plus il y aura de lesbienne et plus les femmes hétérosexuelles auront de choix pour trouver l’homme a leur pointure !
- Bonne réponse ! Mais qui reste bien féministe…
- Tant mieux ! Nous le sommes tous, ici. Sauf peut-être, vous-même ?
- ah les filles si vous saviez ce qu’il a accepté de faire pour moi, hier soir !
- Tais-toi, chérie ! La coupe Marc. Cela ne regarde personne.
- Pourquoi cher inspecteur ? demande Lysias Karana. Les choses de l’amour sont toujours avouables ! Regardez : Mylène et Nathalie vous parlent ouvertement de leur homosexualité. Pénélope, j’en suis sûre, ne vous a rien caché de sa sexualité. Moi-même je suis toute disposée à vous en dire plus sur mes goûts en la matière. Alors, pourquoi pas vous ?
- Je n’ai rien contre l’homosexualité. Ce qui me gène, par contre, c’est le sadisme. Et j’ai l’impression que cette tendance ne vous est pas étrangère. A aucune trois, d’ailleurs.
- De mieux en mieux ! Ironise la psychiatre. Il y a peut vous nous accusiez d’avoir tué Jean-Pierre Milton par intérêt. Aujourd’hui, vous supposez sans doute que nous l’avons tué par plaisir. Peut-être l’avons-nous fouetté, torturé ?

- J’ai l’impression qu’il y a trois hommes dans votre bateau, mesdames et trois femmes !

- diable ! Et qui donc, inspecteur ?
- Le défunt Jean-Pierre Milton, son fils, dont l’absence reste étrange, et un certain Georges Dupont, dont la crise nerveuse puis l’opération sont survenues bien à propos…
- Je suis médecin, vous savez, proteste Lysias, et en tant que telle, je suis amenée à prendre des décisions parfois difficiles !
- Vous étiez là toutes les trois pendant cette soirée du deux juin, et bizarrement vous êtes amis et vous servez mutuellement d’alibi.
- Vous nous accusez d’avoir tué Jean-Pierre, d’avoir fait disparaitre son fils et d’avoir opéré Georges Dupont sans raison ?
- C’est ce que je pense, effectivement.
- Vous croyez que le jeu en aurait vraiment valu la chandelle ?
- Peut-être que oui, peut-être que non. En tout cas c’est pour ça que je parle de sadisme !
- Est-ce que tu m’as trouvé sadique, interroge Pénélope, quand tu m’as proposé tes menottes pour t’attacher ?
- Euh…Fait Marc en rougissant. Ce n’est pas pareil !
- Vous aimez être attaché, inspecteur ? Questionne ironiquement la psychiatre. Tous les goûts son dans la nature !
- Ose répondre que non ! Proteste Pénélope de façon véhémente. Tu m’as juré que tu étais bien ! Et heureux !
- peut-être, mais…
- Par conséquent, reprend le médecin, vous admettez qu’un homme puisse librement avoir envie et accepter de se soumettre à une femme ?
- Oui, mais…
- Claude ! Jette Mylène. Viens-voir un peu ici !

A la porte de la cuisine apparaît un Claude timide, les yeux baissés, vêtu de sa blouse grise contrastant terriblement avec les toilettes luxueuse des femmes présentes.

-Présente –toi ! Lui ordonna son "épouse". Complètement.
- Je m’appelle Claude Milton et je suis l’esclave de Madame D'armousse et de mademoiselle Dunan. Je suis leur esclave volontaire et je suis heureux de ma condition.
- Fichtre ! Et quelles contraintes ont-elles exercées sur vous ?
- Aucune, monsieur. C’est moi qui ai demandé cela comme une faveur.
- Ne serait-ce pas plutôt le docteur Karana, continue le policier, qui vous aurait mis en rapport avec ces deux femmes ?
- Certainement pas. C’est suite à un accident de la circulation que j’ai rencontré Madame D'armousse.
- Pourtant, vous suiviez un traitement au pavillon Sadoc ?
- C’est exacte, monsieur.
- Pourquoi ?
- Parce que mon père voulait que j’abandonne mes idées masochistes.
- le docteur Karana a-t-elle essayé de vous guérir ou, au contraire, a-t-elle tenté de vous faire admettre ce masochisme ?
- Elle a essayé de me faire changer d’avis. Mais entre-temps j’ai eu la chance de rencontré Mylène D'armousse et de découvrir chez elle le caractère que je cherchais depuis si longtemps, j’ai choisie librement, monsieur l’inspecteur. En quoi ai-je fait quelque chose de mal ?
- En rien. C’est surtout la mort de votre père qui m’en donne. Étant vous-même présent ce soir du deux juin dernier, avez-vous remarqué une attitude insolite de la part des trois femmes ici présente ?
- Certainement pas.
- Claude, ordonne à nouveau Mylène, explique à ce monsieur ce que tu pense des femmes !
- Elles nous sont supérieur. D’abord parce qu’elles provoquent en nous un perpétuel désir qui nous force à leur obéir…
- C’est bien ce qui test arrivé, interrompt Mylène, hier soir ? N’est-ce pas, mon chéri ?
- Mylène, de quel coté es-tu ?
- Continue, Claude ! Coupe leur hôtesse.
- … Et ensuite parce qu’elles n’ont pas besoin de nous pour atteindre le plaisir.
- Pas toutes, heureusement !
- Si inspecteur, toutes ! Seules celles qui ne savent rien de l’homosexualité féminine considèrent les hommes comme leurs égaux. Et encore pas toutes !
- Que penses-tu de cette philosophie, chéri ? demande la secrétaire.
- Elle est absurde !
- Tu veux bien m’aimer, mais ne pas m’adorer ? demande la secrétaire. Tu veux bien respecter mes désirs, mais ne pas m’obéir ? Tu veux bien être à moi mais ne pas m’appartenir ? Tu es en pleine contradiction !
- Ce qui veut dire, Pénélope, que pour avoir le droit de t’aimer, il faut remplir certaines conditions ? Entre autres celle de devenir ton esclave comme monsieur D'armousse ?
- Non, chéri. Mais reconnaître certaines évidences. Si tu as accepté d’être attaché pour avoir le droit de me toucher, pourquoi n’accepterais-tu pas de me servir pour avoir le droit de vivre avec moi ?
- La façon de vivre de ta patronne te donne des idées ?
- J’avoue que oui. Pas à toi ?
- Non, Pénélope.
- Inspecteur, intervient Lysias, ou plutôt mon cher Marc car nous, nous connaissons depuis bien longtemps, si vous êtes si sûr de vous quand à vos réactions en face de la domination et de l’homosexualité féminines, pourquoi n’accepteriez-vous pas de jouer avec nous à un petit jeu innocent ?
- Qu’avez-vous derrière la tête, Lysias ? Quel petit jeu ?
- Vous acceptez pour une soirée, pour une seule et unique soirée, de vous soumettre à nous, comme Claude. Vous faites l’expérience d’une obéissance totale à plusieurs jolies femmes, en majorité lesbiennes, et je vous parie solennellement et sur l’honneur que, si vous n’êtes pas réellement satisfait par cet essai, je vous dirais toute la vérité sur la mort de Jean-Pierre Milton.
- Comment vous croire, Lysias. Jusque-là vous, vous êtes montrée particulièrement hypocrite.
- Je ne le suis pas. Je vous dirais tout. Vraiment. Mais, attention, si vous perdez votre pari, vous nous promettez à votre tour de ne plus nous agacer avec cette histoire et de clore votre sacré dossier !
- Vous croyez qu’en une soirée vous pouvez me transformer en masochiste du genre de ce monsieur D'armousse ? Vous êtes folles !
- Tenez-vous le pari, inspecteur ? Demande Nathalie. Auriez-vous peur ?
- accepte, chéri, le supplie Pénélope en le cajolant tendrement. Tu n’as rien à craindre. Je serai là ! Et c’est peut-être le seul moyen qui te reste pour apprendre la vérité !
- Tu as peut-être raison… d’une part je n’ai aucune preuve pour faire inculper ces trois ogresses et, d’autre part, je doute très fort qu’elles puissent me faire changer d’avis à ce sujet ! Je ne suis pas encore prêt à éprouver du plaisir à être battu ou traité en domestique !
- Alors c’est oui ? Demanda Mylène. Vous êtes prêts à vous soumettre à nous ? Jusqu’à l’aube ?
- Pourquoi pas ?
- Formidable, mon chéri ! S’écrie la secrétaire. Qu’est-ce qu’on va s’amuser !
- Attention ! Il vous faudra obéir à tous nos ordres, Marc, prévient le docteur Karana. A tous nos ordres, quels qu’ils soient, et jusqu’à l’aube ! Et à l’aube ou vous serez devenu un adepte de la Domination Féminine, ou vous connaîtrez l’entière vérité, je vous le jure !
- C’est d’accord. J’attends vos ordres…

Fin du Chapitre 07



TROISIÈME PARTIE
CHAPITRE 6



Le grand jour fatal arrive pour le patient Georges Dupont Lo…Lob…
Aussi L’inspecteur Marc Garner a son réveil s’aperçois que les trois criminels se sont jouer de lui.




Quand le soleil se lève frileusement sur se petit matin du cinq novembre, il est huit heures et Nathalie, prenant la relève du garde de nuit, laisse partir celui-ci une heure avant l’heure habituelle. Rapidement, elle se rend au chevet de son ancien collègue, Georges Dupont. L’ex infirmier a les yeux grands ouverts et la contemple d’un air hébété.

-Combien…Balbutie le malade, combien de jour…Ici…
- N’e t’en fais pas, Georges ! Ton supplice va bientôt s’achever. On va te réveiller… Après !
- Après…Quoi ?

Leur discussion est interrompue par l’arrivée Lysias Karana, vêtu d’une blouse de chirurgien et le masque opératoire pendu à son cou.

-Le neurochirurgien nous attend au bloc. Je vais l’assister pour être certaine qu’il sectionnera bien toutes les fibres cervicales qui nous intéressent. Tien, Nathalie, voici son anesthésique.

Elle tend à l’infirmière une petite fiole pleine d’un liquide incolore. Nathalie retire l’enveloppe stérile d’une seringue pique celle-ci dans le capuchon caoutchouté du flacon et aspire tout le liquide.

-Injecte lui tout, ordonne le médecin. Nous serons plus sûres !
- Que ? Que… Faites-vous ? bredouille le malade. Je ne veux…
- On va t’opérer mon petit Georges ! lui explique l’infirmière avec un grand sourire. Quand tu sortiras tu bloc tu ne te demanderas plus quel jour on est ni depuis combien de temps tu es là ! Avoue que nous sommes gentilles de t’éviter le supplice de savoir que tu ne sortiras jamais d’ici !
- Lo…Lob…
- Mais oui, Georges confirme Lysias, tu va subir une lobotomie ! Et, ne t’inquiète pas, je serai là pour m’assurer que tu ne pourras jamais plus avoir la moindre volonté, ni même un soupçon de mémoire !
- Je ne…Je ne veux pas…
- Remarque bien qu’on ne te demande pas ton avis ! Ajoute le docteur. Ton dossier médical est complet et, selon nous, ce serait une faute grave professionnelle que de ne pas t’opérer. Tu comprends ma position ? Je dois faire mon métier quoi qu’il m’en coûte !
- Je vous promets…De ne…Rien dire !
- Pour ça je te crois, Georges ! reprend-elle. Tu ne diras rien. Tu ne diras même plus jamais rien !
- Si tu avais su te taire quand il le, fallait, explique Nathalie, tu n’en serais pas là. Tu pourrais être derrière ton bureau à remplir tes fiches. Mais, au lieu de ça, tu as préféré te mettre en travers du chemin de ta collègue préférée et de ta patronne. Dommage, mon petit Georges ! Maintenant, dis-moi au-revoir, car, quand tu te réveilleras, tu ne me reconnaîtras même plus!
- Non !... Non ! Pitié…
- Avant que tu ne t’envoles définitivement vers l’inconscient, dit Nathalie en nettoyant à l’alcool le bout de peau recouvrant la veine qu’elle a choisie, je veux que ta dernière pensée soit pour nous. Pour Mylène et moi. Sache que nous sommes heureuses, que nous, nous aimons, que nous sommes riches !
- Sache aussi que personne ne te regrettera ! Ajoute le médecin méchamment. Depuis la mort de ta mère, nous étions les seules à nous occuper encore de toi. Et maintenant il n’y aura plus personne ! Vas-y, Nathalie On nous attend au Bloc.
- Au-revoir, Georges, fait l’infirmière. Adieu, plutôt !
- Non ! Non…

Mais, sans se soucier plus des supplications du pauvre homme, Nathalie enfonce la seringue et injecte l’anesthésique. Le malade murmure encore deux ou trois "Non" puis s’endort en plongeant dans l’inconscience définitivement.

Nathalie va chercher un brancard dans le couloir et délie les sangles du lit Aidée par Lysias, elles basculent le corps inerte sur la litière roulante, le couvre d’une couverture et pousse le tout hors de la chambre.

A l’extérieur attend une ambulance du C.D.S. Dont le chauffeur aide les deux femmes à pousser le brancard. Puis il referme la porte arrière de l’ambulance jaune pendant que le docteur Karana s’installe à ses côtés. Enfin, ils partent vers la salle d’opération de neurochirurgie.

De l’entrée du pavillon Sadoc, Nathalie regarde l’ambulance s’éloigner avec un sourire satisfait. Puis rentre commencer la tournée des malades.


Au moment précis où Georges Dupont part pour le monde de l’inconscience et du néant, Marc Garner, lui reprend connaissance.

Il se rend vite compte que ses bras son immobiliser le long du lit. Il découvre les menottes et, a ses cotés, Pénélope Kummer qui sommeille encore. Un Mal de tête effroyable lui vrille le cerveau. Il ne se souvient plus très bien de la fin de sa soirée. Il se souvient d’avoir bu, danser et rebu. Il se souvient d’une autre bouteille ouverte dans le studio de la jeune-fille. Il se souvient de l’avoir embrassée, caressée mais rien d’autre. Il se demande pourquoi est-il attacher ainsi ?

A-t-elle décidé de le kidnapper ? Non, ce serait absurde ! De le tuer, Peut-être, pour aider sa patronne ! Cela paraît également complètement aberrant. Cependant, il ne peut empêcher une peur irraisonnée de le pénétrer. Doucement, il tente de réveiller la jolie secrétaire en l’appelant par son prénom. Mais elle dort profondément et il lui faut hausser la voie.

En fait, elle s’est réveillée en même temps que lui mais, n’ayant aucune idée de l’heure et rendu confiante par le ton caressant de l’inspecteur, elle décide de gagner du temps. Ne pouvant faire semblant d’ignorer les appelles sonores, Pénélope fait mine de sortir lentement du sommeil, baille s’étire langoureusement et simule la surprise en découvrant l’homme allongé près d’elle.

-Bon sang ! Marc ! Quelle heure est-il ?
- Détache-moi, chérie ! Pourquoi suis-je attaché ?
- Oui, tout de suite dit-elle en se levant vivement. Tu ne te souviens vraiment pas ?

Elle va vite vérifier l’heure, découvre qu’il est neuf heures passée et soupire de soulagement en constatant qu’elle a gagné la partie et qu’elle peut maintenant libérer le policier sans danger pour ses amies. Toutefois, elle décide de lui fournir une fausse explication à son ligotage et, après tout, de continuer son jeu.

Elle se recouche prêt de lui, le regarde tendrement dans les yeux, lui caresse le visage en souriant tendrement et demande :

-Tu ne te souviens vraiment pas, Marc ? Tu as été si merveilleux !
- Quoi? Non, je ne me souviens pas. Qu’a-t-on fait ? Détache-moi !
- Chérie… Tu as été si gentil, tout a l’heure ! Restons encore un peut comme ça…
- Raconte-moi, Pénélope. Que s’est-il passé ?
- C’est vrai qu’on a bu plus que la dose… Surtout toi Mais tout de même, ne plus se souvenir… Je n’ai rien oublié, moi !

Troublé par les caresses de la jeune-fille, attendri par sa voix suave et mélodieuse et secrètement flatté par ses allusions voilées qu’il ne comprend pas, Marc Garner lui dit tendrement :

-C’est vrai, j’ai trop bu. Je ne me souviens pas. J’ai une migraine affreuse. Pardonne-moi et, soit gentille, rencontre-moi.
- Bon. Si tu es sincère… J’ai eu peur, hier soir, Marc. Tu comprends, enfin hier tu avais compris… Cela faisait si longtemps qu’un homme ne m’avait pas touchée. Tu as promis de ne pas me toucher, du moins avec tes mains.

-J’ai l’impression que j’ai tenu parole!
- Oui, chérie. Tu as même sorti tes menottes et tu m’as demandé de t’attacher les mains dans le dos. Comme j’en avais une paire, j’ai préféré que tu sois plus à l’aise, bien étendu sur le dos, les bras le long du corps, face à moi.

- Face à toi ? Tu…
- Oui, reconnu Pénélope en s’efforçant de rougir ou tout au moins en faisant semblant d’avoir honte. Mais tu a été formidable chéri !

-Et si me détachais, maintenant ?
- Attends…

Et elle s’allonge sur lui, frottant sa cuisse contre son sexe, lui caressant sa poitrine avec ses seins, effleurant son visage de ses lèvres.

- Et, malgré ça, j’ai pu m’endormir ?
- Oui hélas ! Espèce d’ivrogne !
- Je crois… Je crois que je t’aime Pénélope.
- Chéri… Es-tu sincère ? Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas entendu ces mots-là…
- Je te le jure !
- Ne jure pas !
- Je t’aime ! Mais… Maintenant, détache-moi, ma chérie.
- Tu veux t-en aller ? Méchant !
- Je suis surtout ankylosé ! Mais c’est vrai, il faut que je parte. Je dois aller m’occuper de ta patronne.
- C’est vrai, tu me l’as dit. J’espère que je ne vais pas me retrouver au chômage…
- J’espère que non. Mais je te jure bien que, désormais, tu ne seras jamais plus seule, Pénélope !
- Chéri…
- Détache-moi, Pénélope.
- Oui, Marc. Mais comment ça s’ouvre ces menottes là ?
- La clé… Dans ma poche !

La secrétaire délivre enfin son prisonnier qui se redresse, s’étire et se masse les poignets. Gentille elle prépare un café et lui tend une tasse. Il l’embrasse. Elle le repousse en riant :
-doucement, chéri. Tu sais qu’il faut s’y prendre doucement avec moi !
- Ne t’inquiète pas. Je e te forcerai jamais.

Elle l’aide à passer sa veste et lui tend son pistolet.
-Reprend tes outils, dit-elle.
- Merci, Pénélope. On se revoit ce soir !
- Peut-être je te téléphonerai. Comme Hier !
- Promis ?
- Juré !
- Ne jure pas ! fait-il en l’imitant et en éclatant de rire.

Puis il s’en va enfin, envoyant un dernier baiser du bout des doigts à sa nouvelle conquête. Heureux et le cœur en fête, malgré son mal de tête, il récupère sa voiture et mes le cap en direction du bureau du procureur.

Muni de sa commission rogatoire, l’inspecteur Marc Garner arrive vers onze heures au pavillon Sadoc. Là il trouve la jolie Nathalie qui, les larmes aux yeux, lui annonce que le pauvre Georges Dupont, son ancien et cher collègue, a, dû être opéré de toute urgence et se trouve actuellement à l’hôpital, en salle de réveil.

Décontenancé et prévoyant le pire, il décide d’aller interroger le chirurgien. Ce dernier lui apprend que le nommé Georges Dupont a été opéré d’urgence sur les instances du docteur Karana.

Le policier comprend qu’il a été pris de vitesse et que les trois criminelles se sont jouer de lui. Déçu, il se voit dans l’obligation de remettre à plus-tard l’interrogatoire de Lysias.

Mais, ce matin, il lui reste quand même une consolation appréciable : Pénélope Kummer.







TROISIÈME PARTIE
CHAPITRE 8

La soumission de Marc début les filles vont il gagner leur pari?


-Voulez-vous prendre part au jeu, Pénélope ? Demande Lysias avec un sourire charmeur. Est-ce que l’expérience vous tente ?
- Non ! Coupe l’inspecteur. Laissez-la en dehors de vos manigances et de vos absurdités !
- Dites-lui de se taire, Pénélope, continue la psychiatre. Il me fatigue !
- Tais-toi, esclave !
- Mais, chérie…
- Silence ! Tu as promis… Oui, Lysias, ça m’intéresse. Mais croyez-vous que je puisse le dresser tout seule ?
- Nous somme là, intervient Mylène. Mais vous pouvez commencer la partie ! Pourquoi pas un remake de ce que vous avez fait hier soir, tout les deux ?
- Bonne idée ! S’exclame la secrétaire. Mais j’ai envie de modifier certains détails. Déshabille-toi Marc !
- Mais…
- On se tait ! Coupe le médecin. On se tait on obéit comme promis ! A poil esclave ! Tiens tes promesses si tu veux que je tienne les miennes.

Se sentant provisoirement dans l’obligation d’obéir. Marc enlève sa veste, sa cravate puis sa chemise.
-Le pantalon ! Ordonne Pénélope. Tiens, donne-le moi.

En fouillant dans une des poches, elle trouve la paire de menottes qu’elle cherchait.
-A genoux, maintenant ! Continue-t-elle. Mylène, puis-je me servir de votre piano ?
- Bien-sûr ! Pour quoi faire ?
- Il ne risque pas de partir avec !

Et, en disant ces mots, la jeune fille passe la chaîne des menottes autour de la poignée de bronze du piano puis referme les bracelets sur les avant-bras du policier qu’il a tendus derrière son dos. La poignée du piano étant très basse, il ne peut que rester agenouillé devant les quatre femmes, le rouge aux joues.
-Maintenant, je veux que tu bandes ! Dit Pénélope en agaçant le sexe de l’homme de la pointe de ses souliers vernis. Je veux que tu me désires et que tu me le montres. Allez !
- Il trouve peut-être que le spectacle manque d’érotisme, suggère l’infirmière. Si on lui faisait un strip-tease ?
- Excellente idée ! Jette Mylène D'armousse. Je me mets au piano. Qui commence le spectacle ?
- Moi, naturellement ! Accepte la secrétaire. J’ouvre le bal !

Et, pendant que les premières notes du Groupe The "Soho Girl The Stripper" se font entendre mélodieusement, Pénélope, devant son amoureux enchaîné, entame un danse langoureuse et suggestive. Elle retire d’abord la veste de son tailleur bleu, puis sa petite cravate masculine dont elle fouette légèrement le visage de Marc. Celui-ci voit onduler devant ses yeux le ventre et les hanches de celle qui hier encore, se prélassait sur lui comme une chatte amoureuse. Ses jambes gainées de nylon et le bas de sa jupe le frôlent de temps en temps. Elle dégrafe un à un les boutons de son chemisier blanc.
-Voila, ça y est constate Mylène. Enfin, il bande !
- C’est bon, chéri, de désirer une femme et d’être en son pouvoir ? Dit aimerais-tu que j’appuie ma semelle sur ton petit sexe ? Si tu me le demandes gentiment… Non ?
- Alors regarde-moi et imagine ce que tu perds !

Elle jette son chemisier parfumé sur la tête du policier. Puis c’est le tour de sa jupe qui glisse au sol. Pénélope est maintenant en soutien-gorge et porte jarretelle noirs. Elle joue toujours avec sa petite cravate de cuir et en gifle en mesure le corps musclé prostré devant elle. Elle retire un bas, puis l’autre, en caressant marc l’entement.

Derrière elle l’inspecteur voit la blonde infirmière qui, impudiquement a, retroussé sa robe, enlevé son slip et se masturbe voluptueusement en contemplant la scène. A ses coté, Lysias Karana le regarde un sourire ironique aux lèvres. Pénélope arrache maintenant son soutien-gorge et ses seins arrogants se balance au gré de la musique. Il se sent devenir fou de désir. D’une voix étouffée, il demande enfin :
-Oui, chérie, s’il-te-plait, fait-moi jouir…

Mais à ces mots, Mylène D'armousse plaque un dernier accord et la mélodie s’arrête. En riant, elle explique :
-Trop-tard, esclave ! C’est l’heure de mon gâteau d’anniversaire. Le reste attendra ! Il fallait te décidé plutôt.
- Claude ! Crie Nathalie. Le gâteau !

Comme s’il n’avait attendu que cette ordre, le mari de la pianiste ouvre la porte de la cuisine, éteint les lumières du salon et fait une entré théâtrale en portant un immense gâteau illuminé par vingt une bougie. Aussitôt trois-jeune femmes entonne un amical "C’EST A TON TOUR DE TE LAISSER PARLER D’AMOUR" (1) BONNE FËTE A TOI" Pendant que la quatrième souffle sur ses bougies et les éteint d’un seul souffle. Mylène est applaudie et embrassé par ses amies.

Enfin, elles s’assoient autour de la table et dévorent la pâtisserie avec appétit.
-On en donne aux esclaves ? demande Pénélope.
- Donne-s-en au tien, si tu veux ! Accepte la maîtresse des lieux. Après tout c’est notre invité. Quand au mien, il se contentera des bougis. Esclave, avale ça ! Ajoute-elle en jetant les petite chandelles encore fumantes sur le sol. Et à quatre pattes, comme un chien !
- Tiens, mon esclave à moi, mange-moi dans la main, dit la secrétaire en tendant une part de gâteau à Marc qu’il avale docilement comme elle lui demande. C’est bien !
- Tu auras peut-être le droit de sucer autre chose, tout à l’heure…

Effectivement, quelques instants plus tard, la jeune lesbienne frisée revient se camper devant lui et lui ordonne :
-Enlève mon slip avec tes dents. Et ne me fais pas mal ! (1)

Le policier exécute docilement l’ordre donné. L’odeur intime de celle qu’il prend encore pour son amie vient bouleverser ses sens. Une nouvelle érection, plus puissante encore que la précédente, se manifeste très visiblement, mettant en joie les quatre spectatrices.
-Tu voudrais me sucer, hein, esclave ? Alors vas-y tire la langue !
- L’homme ne peut résister à la tentation et, servilement, tire une langue démesurée vers le sexe de Pénélope. A cet instant, un éclair l’éblouit et il voit avec surprise le docteur Karana qui prend la scène en photo.
- Que faite-vous ?
- Des souvenirs ! Si tu voyais comme tu es beau, comme ça ! Fouettez-le, Pénélope. Je voudrais vois ça immortalisé : Un inspecteur de police fouettez par sa Maîtresse !

Alors commence la séance de photo la plus terrible à laquelle Marc eût jamais participé. Il est battu fouetté, chevauché aussi bien par le couple de lesbiennes que par la secrétaire se prenant au jeu et riant de façon quasiment hystérique.

Enfin les jeunes femmes le détachent mais, totalement privé de force, il ne peut qu’avancer en rampant à leurs pieds. Mylène, tenant Nathalie par la taille, pose la semelle de sa botte sur la nuque de l’homme, appuie et le plaque au sol. Pénélope, complètement nue, se met à califourchon sur son dos, agrippe ses cheveux et lui ordonne :
-Allez, cavale ! Porte-moi jusqu’à la chambre si tu veux je te laisse poser tes sales pattes sur moi.

Péniblement, il se redresse sur les coudes et les genoux puis se met à trottiner vers la porte indiquée en portant sa jolie Maîtresse. Dans la chambre, elle fait agenouiller à nouveau au pied du lit et l’y immobilise encore avec la paire de menottes.
-Venez les filles ! crie-t-elle. Il est prêt !

Les trois autres filles les rejoignent. Nathalie et Mylène s’allongent sur des coussins qui jonchent le sol et se mettent à s’embrasser et s’étreindre amoureusement. Elles se déshabillent avec lenteur, mutuellement. Pénélope, elle, s’est approchée de Lysias et s’est glissée dans ses bras. Elle déshabille à son tour la psychiatre amoureusement. Marc découvre que le corps du médecin n’a rien à envier en beauté et en sex-appeal à ceux de ses amies. Près de lui, sur le lit aux pieds duquel il est attaché, s’allonge la secrétaire qui entraine sa partenaire.

Il voit leurs baisers et leurs caresses. Il sent l’odeur de leurs corps et de leurs sueurs. De temps en temps leurs pieds ou leurs jambes viennent le toucher ou l’exciter. Pour la première fois de sa vie Il entend quatre femmes qui atteignent l’orgasme en même temps. Rendu fou de désir par tout ce qui se déroule sous ses yeux et, malgré tout terriblement excité par les humiliations érotiques subies, il se met à supplier :
-Pénélope, par pitié, libérez-moi… Laissez-moi au moins m’approcher… Vous toucher…
- Si tu es d’accord pour rester mon esclave, répond-elle, je veux bien. Es-tu d’accord ?
- oui… Je t’obéirai. Mais laisse-moi te toucher, par pitié !
- Une minute ! Coupe Lysias. Que dit-vous, Marc ? Vous appréciez votre situation ? Vous acceptez d’être soumis à des lesbiennes ?
- Oui ! Oui ! Tout ce vous voudrez ! Mais relâchez-moi, je vous en supplie !
- Vous vous souvenez de notre accord, Marc ? Vous m’avez promis d’abandonner votre enquête si vous étiez satisfait de notre Domination. Vous vous souvenez ?
- Oui je suis d’accord. Vous avez gagné. Laissez-moi m’approcher de vous, s’il vous plaît…
- Tu me touches, accepte Pénélope, Mais seulement avec la langue ? D’accord, Marc ?
- Oui. C’est juré.
- Vous êtes bien réellement devenu un adepte de la Domination féminine ? Insiste la psychiatre. Désormais, vous accepterez toujours notre autorité ?
- Oui ! Oui ! Je vous le jure, Lysias !
- Bien. Détache-le, Pénélope.
- Te voila libre, esclave, dit celle-ci en libérant le policier. Tu peux nous lécher les pieds, si tu veux, pendant que nous faisons l’amour. Mais pas plus haut, hein ?
- Oui, Pénélope.
- Maîtresse ! Appelle-moi Maîtresse, désormais ! Tu peux te masturber, aussi, si ça peut te soulager…
- Merci, Maîtresse…

(1) milou la vraiment fait enlever les bas de nylon avec sa bouche et la culote d’une jolie soumise ordre de son Maîtresse pour que milou puisse lécher et masser ses jolie pieds…
FIN DU CHAPITRE 08







TROISIÈME PARTIE
CHAPITRE 9

QUE VA IL SE PASSER AVEC MARC VA IL TENIR PAROLE MAIS LA PSYCHIATRE LYSIAS KARANA LUI OFFRE UNE SUPRISE QUI RÉJOUIE LES FILLES…












L’inspecteur met à profit l’autorisation obtenue et se masturbe sans vergogne devant les deux couples saphiques qui font l’amour devant lui. Au moment précis où il va éjaculer, la psychiatre repousse doucement sa belle partenaire et vient se planter, magnifiquement nue, devant le mâle déjà haletant.
-Arrête immédiatement ! Lui ordonne-t-elle.

Malgré l’affolement sensuel qu’il éprouve et déjà passablement conditionné, il obéit à Lysias et retire ses mains de son sexe tendu et gonflé.
-Assieds-toi, continue-t-elle en lui désignant une chaise.

Une fois assis, elle s’assied à son tour sur le bord du lit où les trois lesbiennes, ayant cessé leurs ébats se sont assises, serrées les une contre les autres. La psychiatre s’empare de son sac-à-main et en sort un petit tube bleu dont elle extrait une pilule de la même couleur. Elle le tend vers la bouche de l’homme qui la regarde fasciné et lui demande d’ouvrir la bouche. Il commence par protester vaguement :
-Qu’est-ce-que…
- Pas de question esclave, Tu as promis ! Mais ne t’inquiète pas, il s’agit simplement d’augmenter ton plaisir.

Rassuré par cette réponse ou simplement d’ores et déjà dompté par la voix de Lysias Karana, il tend sa langue vers elle puis avale la pilule qu’elle y dépose. Alors elle attend quelques secondes dans un silence total, en le fixant intensément droit dans les yeux, et, d’une voie douce, contrastant avec la sècheresse du ton employé précédemment pour donner ses ordres, elle lui demande :
-As-tu remarqué le pendentif que je porte ?

Le regard du mâle se porte vers le bijou suspendu à une chaînette en or qui brille à la naissance des seins somptueux de Lysias. Il bredouille :
-Oui, Madame
- Que représente-t-il ? Le sais-tu ?
- Je… Je crois… C’est le signe de Vénus, le symbole féminin. Ou plutôt deux signes de Vénus entrelacés, l’emblème des lesbiennes.
- Bien. Fixe-le bien et ne quitte pas des yeux.

Disant ces mots, elle passe ses mains derrière sa nuque et détache la chaînette d’or qu’elle tient entre ses doigts devant les yeux de Marc Garner. Entre ses doigts, le double signe de Vénus se met à osciller doucement.
-Regarde ce symbole lesbien, Marc. Ne le quitte pas du regard.
L’inspecteur de police a les yeux fixés sur le bijou. Il est totalement immobile et paraît fasciné par ce qu’il voit. Pendant plus d’un quart d’heure, on n’entend plus que sa respiration haletante et la voix suave de la psychiatre qui s’adresse à lui :

-Détends-toi, Marc. Tu es bien… calme… reposé… Tu regardes le signe lesbien et tu es bien. Je vais compter jusqu’à trois et tu va t’endormir… La voix que tu entends est celle d’une lesbienne. Tu es bien… Tu sais qu’entre les mains de lesbiennes, tu es à ta place, tu peux avoir confiance et t’abandonner totalement. Un… abandonne-toi… Deux… Maintenant ferme les yeux. Bien… Tu n’entends plus que ma voix… trois… Cette voix est devenue ta volonté… Tu dors… Tu es bien… La seule expression de ta volonté est ma voix… Cette vérité entre en toi… Tu sais que tu es mon esclave… Lève le bras droit pour me confirmer que tu le sais…

Les trois filles, pelotonnées sur le lit et passionnées par le spectacle donné par la psychiatre et son patient, voient le mâle lever son bras droit. Pénélope Kummer ne peut s’empêcher de pouffer. Mylène lui gifle gentiment la cuisse pour la faire taire. Lysias Karana reprend son monologue :

-Baisse ton bras, Marc. Pénètre-toi de ma voix et de ma volonté… tu es maintenant notre esclave… L’esclave de toutes les lesbiennes… Ta Maîtresse est Pénélope Kummer… Répète ce nom après moi… Pénélope Kummer…
- Pénélope Kummer… Répond la voix de l’inspecteur. Pénélope Kummer…
- Bien, esclave. Ta Maîtresse, Pénélope Kummer va désormais…
- Pénélope Kummer…
- Oui tu as bien compris esclave. Tais-toi, maintenant et pénètre-toi de ma voix qui est l’expression de ta volonté. Pénélope Kummer est ta Maîtresse. Elle va désormais gérer ta vie. Tu devras exécuter tous ses ordres, tous ses désirs… Rien ne pourra t’empêcher jamais de lui obéir, sauf ma voix… Tant que tu n’entendras pas ma voix contredire ta Maîtresse, Pénélope Kummer, tu devras lui obéir en tous points… Tu lui appartiens… Pénélope Kummer est ta Maîtresse… Répète après moi :
- Pénélope Kummer est ma Maîtresse… Pénélope Kummer est ma Maîtresse… Pénélope…
- Bien. Pénètre-toi de cette vérité. Tu es mon esclave… Tu es l’esclave de toutes les lesbiennes… Tu es l’esclave de Pénélope Kummer… Maintenant, tu peux ouvrir les yeux et regarder tes Maîtresse. Ouvre les yeux, esclave, et va baiser les pieds de tes Maîtresse…

Marc Garner ouvre ses yeux et promène son regard autour de lui. Il se lève doucement de sa chaise puis s’agenouille devant Lysias et lui baise les pieds. Puis il se redresse, regarde les trois filles enlacées sur le lui et se penche pour leur baiser leur deux pieds, successivement, à toutes les trois. Pénélope, encore une fois, pouffe de rire et de plaisir. Puis il retourne a sa chaise, s’y assied et fixe son regard sur le bijou lesbien que lui tend à nouveau la psychiatre qui reprend sa litanie.

-Bien, esclave. Tu peux refermer les yeux et te pénétrer des nouvelles règles de vie que je vais te donner. As-tu bien compris, esclave ? Lève le bras droit pour me dire que tu respecteras ces règles. Bien. Baisse ton bras maintenant… Bien… Ta première règle est d’obéir à Pénélope Kummer, ta Maîtresse. Tu lui obéiras en tout. Tu la suivras partout et tu la serviras… Pénélope Kummer est ta Maîtresse… Ta deuxième règle de vie est la chasteté… Tu ne feras plus jamais l’amour à une femme… Tu désireras seulement ta Maîtresse, Pénélope Kummer, tout en sachant que tu ne pénètreras jamais… Le plaisir sexuel n’est pas pour toi… Seulement pour ta Maîtresse lesbienne… Tu ne te toucheras jamais sans permission de ta Maîtresse… Ton seul plaisir est de savoir que ta Maîtresse en obtient avec une autre femme… Ta troisième règle de vie est de considérer les amies de ta Maîtresse comme toutes-puissantes et parfaites… Aucune lesbienne n’est capable de mauvaise pensée ou de crime… Pénélope Kummer, Mylène D'armousse, Nathalie Dunan, Lysias Karana, toutes ces femmes sont innocentes et incarne la perfection… Telles sont tes trois règles de vie… Répète-moi tes règles de vie, esclave…

Pendant que le mâle répète docilement les mots que la psychiatre ancrait définitivement dans son inconscient, Mylène et Nathalie reprennent leurs ébats saphiques. Pénélope, très excitée, s’est rapprochée de Lysias et la caresse tendrement comme pour la remercier du cadeau qu’elle est en train de lui faire. Elles échangent un long baiser. Marc Garner continue inlassablement la récitation de ses trois "règles de vie" jusqu’à ce que Lysias après une dernière caresse qui n’est qu’une sensuelle promesse, repousse doucement son amie pour se retourner vers lui.

-Tais-toi, Maintenant, esclave. Tu sais Maintenant comment tu dois vivre et à qui tu dois obéir. Tu va te réveiller et entrer dans ta nouvelle vie… Je vais compter à l’envers de trois à un… Quand j’aurai dit "Un", tu te réveilleras et tu vivras ta nouvelle vie d’esclave… Trois…Tu ne te souviendras d’aucune de mes paroles mais tu appliqueras tes nouvelles règles de vie quoiqu’il arrive… Deux… Tu as tout oublié mais tu obéis à tes nouvelles règles de vie… Un… Tu es maintenant réveillé, esclave…

Marc ouvre Les yeux et regarde la psychiatre remettre son pendatif autour du cou. Pénélope Kummer, sa Maîtresse, a la tête posée sur les genoux de la psychiatre et lui sourit. Les deux femmes s’embrassent tendrement. Le pénis du mâle retrouve son érection qui avait sérieusement diminuée pendant la séance d’ypnose, mais ses mains restent sagement sur ses cuisses. Il ne pense même pas à se toucher. Cela lui est interdit. Il regarde les deux femme s’embrasser et se caresser et en éprouve un profond plaisir. Il se sent bien.
Une heure plaus tard, quand les deux couples se sont rassasiés de sexe d’orgasmes, Les quatre lesbiennes retrouvent l’inspecteur assis sur sa chaise, immobile, le sexe dressé et les yeux fixés sur elles. Après avoir pouffé de rire, Pénélope demande à sa partenaire :

-Et que dois-je faire, maintenant ?
- Rien, répond Lysias. Il est a toi. Il t’obéira. Fais en ce que tu veux.
- Marc, ordonne alors Pénélope à son esclave mâle, habille-toi et va m’attendre dans ta voiture. Tu vas nous ramener chez moi ou je vais décider de ton sort.
- Bien, Maîtresse.

Mylène appelle son esclave pour qu’il serve une dernière bouteille de champagne et, une fois Lysias et Pénélope rhabillées, elle remercie chaudement ses deux invitées pour leur présence et leur aide. Enfin les quatre amiesse séparent, leurs corps comblés de plaisir et leurs têtes pleines de projets.











QUATRIÈME PARTIE
LA FIN DE L’HISTOIRE


LE DIVORCE


Pénélope Kummer épousa Marc Garner qui prit le nom de son épouse. Il quita la police pour devenir vigile aux magasins "M-KISS", sa paye étant versée directement sur le compte de son épouse. Il lui servit de serviteur et homme a tout faire sa vie durant et ne la toucha jamais, sa seule récompense ayant été, parfois, de la regarder s’ébattre avec une autre femme.

Mylène D'armousse divorça le vingt neuf janvier deux milles dix par demande conjointe. Elle était donc restée moins d’un an. Le juge accepta de lui laisser la totalité des bien du ménage puisqu’elle ne demandait aucune pension alimentaire. Claude D'armousse obtint l’autorisation de conserver le nom patronymique de son épouse.

La directrice de la société "M-KISS" Organisa un concour d’émulation pour ses vendeuses, maintenant au nombre de neuf. Il s’agissait de récompenser la meilleur vendeuse de l’année. Solennellement, au cours d’un repas réunissant toutes les employées, Mylène remit son prix à la gagnante. Le prix avait pour nom Claude D'armousse et serait remis en jeu l’année suivante.

L’homme se mit donc aux services d’une jeune et jolie blonde, nommée Caroline Murray, qui l’envoya dès le lendemain travailler comme agent d’entretien dans une usine de confection qui fournissait les magasins "M-KISS". Sa paye fut directement virée sur le compte bancaire de la jeune-femme. Elle le conserva pendant trois ans mais du le céder à une consoeur plus douée.

Claude D'armousse passa sa vie à balayer et entretenir un atelier, un bureau et des toilettes que, trente femmes salissaient quotidiennement. Ses jours de congé, ses vacances et sa retraite se passèrent enfermer entre les quatre murs du domicile d’une femme, qui changeait parfois, mais se montra toujours exigeante et sévère. Il mourrut d’une crise cardiaque, à l’âge de cinquante et un ans, pendant qu’il cirait une paire de bottines.

Mylène et Nathalie allèrent se marièrent en Suède et coulèrent des jours heureux en profitant pleinement des plaisirs de l’amour et des avantages de la richesse.

FIN

Dernière modification le : 31/12/2009 @ 21:04
Catégorie : les anges de l’enfer

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